DL LL
LAS ; » comme il les louait tous également , madame leur mère LM
4 » répondit à ce grand prélat : Que Jean Jacques, le plus
» jeune, n'était point sage, mais discole, et tellement déré- » glé en ses déportements qu’il donnait souvent sujet à son » père et à elle-même de pester contre lui. Alors le saint, » pour consoler cette mère dolente, répondit : He, ma- » dame ,un peu de patience, et ne vous affligez pas, » car Dieu prépare en la personne de ce bon enfant, » un grand serviteur en son Eglise : Et, ayan! mis les » mains sur la tête de l'enfant, il lembrassa fort tendre- * ment et lui donna sa bénédiction : qui °e que \ x De QU do À édiction : qui est tout ce que le (1) Atestaiions » soussigné à Vu et oui dans cette heureuse rencontre, où awograph. tou É RE TETE , e N chant M, Olier, » la vérité l'oblige d'en donner et porter témoignage. p. 995, — Hisr, » Ce 11 du mois d'août 1670. Chaillard, curé de Ville- 4 Catéchismes : de Saint-Sulpice, » franche (1). » Biv.r p. 4.5.
Le père Hilarion de Nolay, qui pouvait avoir appris le fait de témoins encore vivants, met dans la bouche de saint François de Sales ces paroles , qui portent comme l'empreinte et le caractère original de son esprit : Madame, il faut pardonner quelque chose à la jeunesse, les hu-
meurs gates ne sont pas les plus malignes : je n'aiqu'à vous dire que j'ai consulté Dieu sur la vocation de votre
(1) La Gloire fils, Soyez console; le ciel l'a choisi pour la gloire et le
du tiers ordre de". * 7e QTE Saint — François bien de son Eglise (1).M. de Bretonvilliers, dans ses Mé-
4694. in ” 40, . A an D : . \ 2% partie, pag. MOires ; le père Giry et d’autres auteurs s'expriment à peu- 264,265. près de la même manière,et s'ils diffèrent quant aux termes, ils s'accordent tous à faire dire à saint François de Sa'es,
NOTE 7. que Dieu lui avait manifeste la vocation de l'enfant *.
IX. Le saint Evêque fit plus encore ; après avoir dit à la Saint-Fran- "ell Es ré érs es cois de Sales Mère qu'elle ne devait plus s'arrêter à ses doutes, et l'avoir veut avoir M. engagée à changer ses craintes en actions de grâces , il la
Olier auprès de * & re lui pour l'éle- pria de lui donner son fils pour qu'il le formät lui-même
ver, . re . . re aux vertus et à la science ecclésiastiques.Son dessein était,
( L'Repibd en quittant Lyon, de remettre à son coadjuteur la conduite 2, L'Esprit de VA x sk | saint François de Au diocèse de Genève , et de se retirer dans une espèce Sales,recueillide ps ciné , AT nes TS ! mate divers écris. d'ermitage situé sur le rivage du lac d’Anneci. Î y avait part. 1v. Chap. déjà fait bâtir cinq ou six cellules (2) , et c'était dans cette VL. . , . , . . ne “
(3) Vie de solitude qu'il se proposait d'avoir le jeune Olier auprès de A. Olier, par sa personne , comme autrefois le grand prêtre Héli eut A, de Bretonvi- ‘ ; È . ; .
liers. tr, p.18. en Sa garde la jeunesse de Samuel. Cette résolution mé- -Grandet. Vies, . , antionliärn (2N Mnnie anc anave tom. 1. pag. 128, lil Une attention particulière (3). Trois ans auparavant , ps Part F4 M. Bourdoise lui témoignant son étonnement de ce qu'il ne M. Olier, par 11. à ‘ peser Baudrand. p. 1. COnsacrait pas ses talents à la formation des ecclésiastiques : — La Vie de M. J’av » Jui avait ré 1 *e saint Evé à Lie Suis Olier, pare père “ J'avoue , lui avait répondu ce saint Evêque , et je suis Giry. part. 1e, très-persuadé qu'il n’y a rien de plus nécessaire dans ch. 11.—Remaïrques historiques, »
t. 1. pag. 501. FR Sr Aie ERA : ES NIV ST .
(4) La Vie de ” dix-sept ans à former seulement trois prèLres, tels que je M. Bourdoise in- , es souhaitais pour m'aider à réformer le clergé de mon 49 p.110.—Væs wa MR: ; , ‘ : ,.
Mss.duméme.in- » diocèse : je n'ai pu en former qu'un et demi ; etje n'ai 40, p. 214. etc. ’ se En \ ; es da pensé aux Filles de la Visitation et à quelques seculiers , méme : des pré- \ “és nt sh Hentai NU DEEE .
Le DS on » que lorsque j'ai L u perdu vai ea r'ance : l'égard ie XXXVIL in-0, » ecclésiastiques (4). » La résolution contraire , que prit
l'Eglise ; mais après avoir travaillé moi-même pendant
— M, Le Camus où F , , | : 4 à rarontcittemime SUN Francois de Sales enfaveur du jeune Olier, lui fut donc
trait bide Vie appareminent inspirée par l'assurance de former en lui un in—40 pag. 215. É |
ecclésiastique digne de ses soins, ou plutôt par la connaissance surnaturelle qu'ilavait dès-lors de sa sainteté future.
Dieu lui donna pour cetenfant toute l'affection et la ten
} dev:
riva ame mon, pr'ése M.0O etde comp cette « rite e slance cour (| proch toutes riva le refusa M. Oli faisaier qu'il y 4 s'était d qui ne I surpris Chambrd vents, € Les inst;
loire et le
s ses Méent à peu-
ux termes,
s de Sa'es, enfant *.
oir dit à la
s, et l'avoir races ; il la
t lui-même essein était, Ja conduite une espèce ci, HE y avait ait dans cette er auprès de tre Héli eut solution méauparavant ; de ce qu'il ne clésiastiques : ue , el je suis cessaire dans ième pendant s, tels que je Jergé de mon mi; etje nai ues seculiers , à l'égard des aire , que prit
r, lui fut dont ymer en Jui un
ar la connais ainteté future.
ction et Ha tell
ENFANCE DE M. OLIER. 15 dresse d'un père , et il inspira à M. Olier pour le saint prélat la confiance la plus filiale et l'amour le plus respectueux. Dès ce moment et jusqu'à sa mort , il ne donna plus à saint François de Sales que le nom de père. « Si je le
» nomme parfois mon père » , dit-il, préchant un jour le
panégyrique de ce saint que la voix des peuples canoni- nn sait déjà , « c'est que j'ai eu le bien d’avoir reçu... sa béné- Ad » diction , et d’avoir porté la sainte soutane par ses saints Fees As » avis et son conseil (1). * » …
Mais déjà le saint Evêque touchait à la fin de sa vie , ilne Ne ù devait plus revoir son église d’Anneci ; et sa mort, qui ar- Pine ie riva peu de jours après , fit succéder les regrets les plus bénit M. Olier amers à ces douces espérances. La seule consolation que un Lu nié monsieur et madame Olier purent goûter, fut de lui présenter encore leur fils qu'il bénit pour la dernière fois.
M. Olier père attendait à Lyon les deux cours de France (2) La Vie de et de Savoie : sachant que saint François de Saies devait ac- l'illrstris. Fran compagner celte dernière ; il fut ravi de lui témoigner, dans D Nés Re cette circonstance , la haute estime qu'il faisait de son mé- Éd rite et de ses vertus, et lui offrit, avec beaucoup d’in- (5) Histoire du stances (2), la moitié de son hôtel situé à la place de Belle- Heu des cour (3) , lequel étant d’une très-vaste étendue (4) et ones proche le monastère de la Visitation présentait d'ailleurs latin. lib. x. p. toutes les commodités désirables (5). Le saint Evèque ar- “Sie du même riva le 29 novembre ; mais, par amour pour la pauvreté , il rs refusa de loger dans la maison de l'Intendant. I répondit à M. Olier et à d'autres personnes de considération qui lui faisaient les mêmes instances , qu'ayant prévu la difficulté qu'il y aurait de se loger (les deux cours étant à Lyon ) , il s'était déjà assuré d’un logement assez commode pour lui,et qui ne pouvait lui manquer. On le crut ; mais on fut bien surpris lorsqu'on apprit qu'il n'avait pour tout logis que la chambre du jardinier de la Visitation , exposée à tous les vents, @t Où demeurait de plus le confesseur du monastère, Les instances recommencérent aussi inutilement; et, comme
on ne cessait de lui représenter qu'il souffrait beaucoup
(1) Histoire du | “+ de ae ,
bienheur. Fran- ans un lieu si incommode : « Je ne suis jamais mie:x , ré-
NN pondit-il avec douceur , que quand je ne suis guère
pages 564.565. bien » (1).Enfin il parut si résolu à n’en point sortir qu’on fut contraint de l’y laisser.
Bientôt il tomba dans une grave apoplexie , et le bruit s’en étant répandu dans Lyon , on fit, le jour même, des p'ières publiques dans toutes les églises de la ville. Ily eut une affluence extraordinaire à la chambre du jardinier. Le duc de Nemours, Henri de Savoie, quoique alité et vivement tourmenté de la goutte, s’y fit conduire en grande
(2) Ibid, pag. hâte , et se prosterna à deux genoux devant le lit du saint
370. 574. 876 Evéque (2). Madame Olier, sans pouvoir cacher son émo-
tion ni ses larmes, y accourut suivie de ses enfants , pour
servir elle-même ce saint malade , qui lui avait procuré
tant de consolations. Mais tous les soins devenaient inu-
tiles. Inconsolable de voir ravir sitôt à sa famille cetange
tutclaire , elle désira de recevoir au moins sa bénédiction ,
et d'entendre de sa bouche une dernière parole. Le saint
Evêque, accablé par le mal, n’en put proférer aucune ; il
leva cependant, quoique avec peine, son bras presque dé-
faillant par suite d’une abondante saignée , et il la bénit,
Madame Olier désira pour ses enfants la même faveur , et
ne pouvant, sans doute à cause de ses sanglots , en expri-
mer la demande au saint Evêque lui-même , elle pria l'un
(o) La Vie de es assistants M. Robert Berthelot , Evêque de Damas, de messire François
de Sales. par M. Ta demander pour eux. Saint François de Sales leva de
ion — A nouveau le bras etles bénit. (3). C'était le jour des saints
p. 462. Fnnocents. Quoique les historiens du saint Evêque de Ge-
pève ne nous aient point transmis les circonstances de cette
"NOTE 9. hirevue *, on est fondé à croire que, dans ce moment,
le cœur si aimant de saint François de Sales répandit sur le
jeune Olier les plus doux sentiments de sa tendresse , et
que ee père mourant prir le Seigneur d'achever dans son ils adoptif l'ouvrage qu'il était contraint de laisser impar-
» o Le]
ser fer:
cess épre le v D à cet plaisi bouill plus « heure fut cor vice, pable ( aussitÔ dre a] » ici, » gràc » Ines un pe ” aveu, ” prend » à conf » dre qu » long-(14
"plus g
aucoup
s guère ir qu'on
fe bruit ème, des
e. Hyeut linier. Le
Lé et VIVe-
en grande
it du saint
s son ÉMOanis , pour ait procuré enaient inttille cetange énédietion ; le. Le saint ay AUCUNE ; il presque dé- {il la bénit.
e faveur , el {s , en exprielle pria l'un e Damas, de sales leva de
Lur des saints
vêque de Geunces de celte $ ce moment, épandit Sur le Lendresse ; €l ever dans S0
jaisser impair
fait : car l’un de ses historiens remarque que lorsque le saint Evêque bénit les enfants de madame Olier , le malne lui avait point ôté la présence d'esprit (4) ; et un autre ajoute que quoiqu'il ne püt les bénir qu'avec peine, il le fit néanmoins avec une façon assez contente et paisible (2). «Je ne doute point, dit M. de Bretonvilliers , que cette » sainte bénédiction n'ait été la source de plusieurs grâces » que M. Olicr a reçues depuis ; et ne lui ait obtenu de très- » grandes faveurs de Notre-Seigneur. » M. Olier en conserva toujours un précieux souvenir, mêlé d'une tendre et ferme confiance aux mérites de ce saint protecteur, I ne cessa de linvoquer , et, dans plusieurs circonstances , il éprouva l'effet de ses puissantes intercessions, comme on le verra dans la suite. *
Déja ilavait atteint sa quatorzième année,et était parvenu à cette époque de la vie où l'amour de la dissipation et du plaisir entraînent la plupart des jeunes-gens. Son naturel bouillantet son tempéramment sanguin devaient l'exposer plus qu'un autre aux surprises de cet âge. Mais son bienheureux père veillait tellement sur tous ses pas , qu'il lui fut comme impossible de contracter jamais l'habitude du vice, [ rapporte lui-même que, dès qu'il s'était rendu coupable de quelque infidélité, un nuage épais obscurcissait aussitôt son esprit, jusqu’à le rendre incapable de la moindre application à ses devoirs d'études, « je remarquerai » ici, dit-il, que je n'ai jamais rien pu apprendre que par » grâce et dans le temps que j'étais en grâce, selon qu’il » me semblait, Etant au collége, dès que j'avais commis » un péché, j'avais l'entendement tout bouché et tout » aveuglé, et me trouvais comme impuissant de rien apprendre et retenir , si bien qu’il me fallait aussitôe aller
à confesse. Je me souviens aussi que voulant entrepren-
dre quelque action publique , il fallait par nécessité que
long-temps auparavant je me tinsse dans 1 grâce. Le » plus grand étonnement que j'eusse en ces temps-là
(1) La Vie de saint l'rançois de Sales. Paris , 1687. In-40., chez Claude Barbin, pag. 368.
(2) La Vie du même par M. de Longue - terre.
Dieu attire M. Olier à la pratique de la vertu, — Ille préserve de la mort.
(1) Mémoires , aut, de .Olier , tLL,p.168 »
(2) Mémoires »
aut. de M.Olier, tn p. 111.— ?
L'Année Dominicaine.— Remarq, historiques, tir. »
pag. 455. 454, -Viede M.Olier, ?
par le père Giry.
part. 4re ch. 11, Ibid, pag. 502. ,
M. Olier a le désir d’embrasser l'état reli- »
gieuxsilrevient de Lyon à Paris, ” où il étudie la philosophie.
était de voir des gens dans le péché, qui néanmoins étaient savants etapprenaient bien leurs lecons. J'admirais comme cela se pouvait faire, m'imaginant que tout le monde füt comme moi (4). »
Par ces chàtiments sensibles, et si propres à faire
impression sur l'esprit d'un écolier , Dreu voulait lui inspirer un grand amour pour là vertu , qui fait le plus bel ornement de la jeunesse ; et, dans une circonstance périlleuse , il daigna récompenser d’une manière éclatante ses généreux efforts. « A l’âge de quinze
ans, un jour que je me baignais, je traversai, dit-il, un bras de rivière à la nage; ce qui me mit hors d'halcine. Au moment d'aborder sur le rivage , j'y aperçus quelques personnes qui me voyaient, et n'osant paraître devant elles dans un état qui eût blessé la pudeur, je voulus repasser à l’autre bord sans prendre haleine ; mais n'étant encore qu’au milieu , et déjà n’en pouvant plus, je commencai à enfoncer , lorsque miraculeusement je rencontrai un pieu caché dans l’eau et enfoncé dans le sable : je m'y appuyai d’un pied , en attendant qu'on me vint secourir ou que je prisse haleine; ce qui me tira du danger +. Je remercie la divine bonté de m'avoir donné souvent la vie , et je la prie qu’elle me la conserve pour son service seulement (2). »
Vers ce temps, il éprouva de vifs désirs d’embrasser fa
vie religieuse. Son attrait le portait à entrer dans l'ordre des Chartreux, et souvent il visitait la chartreuse de Lyon, en grande réputation de ferveur. « J'avais eu ce dessein et
éprouvé ce mouvement, dit-il, dès l'âge de quinze ans ; ce qui m'avait fait souvent solliciter ces bons Pères de me recevoir parmi eux : grâce que je ne pus toutefois obtenir, étant bien vrai que je ne la suilicitais pas si ur-
+ Le trait que rapporte ici M. Olier, a été autrefois représente pas
| uue gravure en taille douce,
» € »p » pi M pour Beno religi posse dans | conch le ra démél Cei du sou fut pro CXCrCa r'amens sité de vie acl phie un Pader, avail ét Parava r'épondi eL,à la fi
Univers
anmoins J'admique tout
s à faire ulait lui ü fait le je circon— ‘une Diade quinze sai, dit-il, ; d'halecine.
>rcus quelnt paraitre pudeur je re haleine ; en pouvant niraculeuseu et enfoncé n attendant Jeine ; ce qui ine bonté de qu'elle me à
‘embrasser fi dans l'ordre euse de Lyon, ce dessein et le quinze ans ; bons Pères de > pus toutefois jtais pas Si
ois représente 1°
af
ÉTUDES DE M. OLIER. 17 » demment comme je l'eusse pu , mes péchés, mes études » et mes voyages interrompant successivement ce dessein » Tous ces obstacles cependant ne m'empéchaient pas
» d'aller toujours visiter ces saints déserts dans toutes les ,,(", ‘oires
» provinces où j'en rencontrais (1). Pendant les premières Tom. r pe 90!
» incertitudes de ma vocation , étant encore jeune, !
» quelque mouvement et inclination pour un us is
» que celui des Chartreux ; (c'était celui de Saint-Fran-
» Cois.) * J’allai quelquefois pour demander qu'on m'y re-
» ÇÜl; mais ce sentiment ne durant pas, j'abandonnai ma
» poursuite, conservant toutefois une grande affection et mo
» pour le fondateur et pour tout l'ordre (2). » Tom. 1. p. 03. M. Olier achevait ses humanités à Lyon lorsqu'il fut
pourvu du prieuré de la Trinité de Clisson , ordre de Saint-
Benoît, au diocèse de Nantes. Quelque temps après, des
religieux de l'abbaye de Saint-Jovin l'ayant troublé M la
possession de ce bénéfice, son père, qui était fort versé
dans la pratique des affaires et dans la science du déoït, (5) Fac conclut avec eux un accommodement, qui fut, comme ts ef . Jin le rapporterons dans la suite, le prétexte d'un grand de a Bb. oi démélé (3). Robe Ce magistrat, bien digne de l'estime et de la confiance
du souverain dont il faisait r tan 1 ds Lil faisait respecter et chérir l'autorité (4) Factumiib.
fut promu en 1625, de la charge d'Intendant de Lyon, qu'il pres pr exerçait depuis huit ans, à celle de Conseiller d'état (4). I Maires des re ramena alors ses enfants à Paris ; et ce fut dans l'Univer- a. sité de cette grande ville, que celui dont nous écrivons la Hé acheva ses études. [eut pour professeur de philsophie un des plus habiles maîtres qui fussent alors, Pierre
let Vie de M.
avait étndié Alain de Solminihac, évêque de Cahors et au- + 1668, Lie paravant abbé de Chancellade (5). Les succès de M. Olier vre 1 chap. nv. répondirent aux espérances qu'il avait données jusqu'alors ; las et,à la fin de son cours, il soutint avec des iipiiaissements universels un acte public, en latin et en grec , sur toute la
), 1 nfac y» é : , # Padet, professeur au collége d'Harcourt, sous lequel ©)
15 PARTIE £ LIV, 1. — 1627, philosophie. Son professeur rendit même ce témoignage à
4) Pie Ms. de Ja capacité de son élève, que dans ses thèses comme dans en ses réponses aux difficultés , il avait réussi aussi bien qu'il CP #0 Gtait possible de le faire (1).
XUL. Après être sorti du collége d'Harcourt, il commença à die la théologie fréquenter les écoles de Sorbonne, où il eut encore les en Sorbonne. Liémes succès. Il se proposait de parcourir la carrière de un de la licence, et, pour s'y disposer, il suivit pendant plusieurs M. de Bretonvil- années de leçons les plus habiles docteurs (2). « La bonté
liers. Ibid.
divine, éerivait-il dans la suite, m'a donné pour maîtres
des personnages des plus capables qu'il y eût dans l'u-
(5) Mém. aut. » niversité; feu mon père n'ayant jamais rien épargné de M, Oliert. 1. or fa : x p. 171. » pour mon avancement dans les études (3). » Son père
(4) Mém. au. Tui donna même pour précepteur particulier un docteur de de M, Olier. L.
(3) Vie Ms. de sa science, et qui fut professeur de théologie dans cette M. Olier, par M. , * ke nine ASS £ TAN Leschassier.p.s. école (4). IE parait que c'était Nicotas Lemaistre (5) nommé
Sorbonne, également recommandable pour sa piété et pour
(6)Galliaclri ensuite à l'évêché de Lombez, par Louis XIV, dont il était tiana.t.xun. col.
327. devenu prédicateur (6). M. Olier retira de ces études de
(7)Gallia chris- (Fos tiana t. mn. col. grands avantages : La langue grecque, dans laquelle ilétait ARR 1; sv /e CT PR TU % . CT 168. — Lingus for versé (7) , lui facilita beaucoup l'intelligence des divilatinam et græ— ; Sie 9 cam apprine cal nes Ecritures , eten particulier celle des Pères grecs qu'il lebat. — Mé- , ., + ss à :
moire de M, Bau- Sat dans leur langue originale ; et l'étude de la théologie drand , p. 1. — Vie de M. Olier, par le père Giry. ment la connaissance du dogme , mais aussi une certaine p.9.— L'huce, 7} : . . :
Dominicaine 1re IMtelligente des mystères de Jésus-Curisr. H pensail que
scholastique lui fut très-utile, pour acquérir non seule-
ÉA « 4 | PEL la scholastique,étudiée dans des vues pures et simples, était une excellente préparation à cette haute et sublime théoloaie. « d'estime lascholastique,disait-il,comme elle le mérite,
etj'avoue quejelui suis beaucoup redevable pour l'intelligence et l'appui des mystères. ILy vrai que seule elle » he saurait les éclaircir eLen donner les véritables ouver- Lures , à cause que ces mystères étant cachés par l'ordre exprès de Dieu, si lui-même ne les révèle, on ne les
peut connaitre, Mais on ne doit pas s'en prendre à fa
averses
pri de & saie siécl de | taien profe qui p tion € à la € tantôt
faire 1
les per
Cune 0
pour lu brac, d
au dioc
schtem
de Chan
triéme :
M. Olie chlicren
par les
SOUMIL
Matières
QUITTCPATTIT
el regar
l'ouvrage
nage it ne dans en qu'il
nenca à wore les rrière de plusieurs La bonté uw maitres dans l'u- 1 épargné » Son père docteur de iéLe Et pour dans celle (3) nomme dont il était 1 études de quelle il était ce des divis grecs qu'il la théologie nou seulene certaine pensait que simples, Étui lime théolo- Ile le mérite, » pour l'intelne seule elle tables ouvelris par l'ordre e, on ne les
prendre à la
» théologie , qui, tirant par la raison ses conclusions des
» principes de la foi, ne prétend pas découvrir par là ce (1, Mém. ant.
»qui ne saurait être ouvert que par une clarté divine (4),» ps rit ” Les succès qu'il obtint dans ses études, d'autant plus M LA és
latteurs pour ses parents qu'ils étaient plus justement ac- pourvu de l'ab-
quis, leur inspirèrent bientôt le désir de le produire dans ue de
le monde. Naissance , talents , réputation: qualités de l’es- Dazainville,
prit et du eœur, tout en lui concourail à en faire un sujet
de grande espérance ; etla haute considération dont jouis-
saient ses proches, semblait, selon les fausses maximes du
siècle, lui permettre de prétendre aux premières dignités
de l'Église ou de l'État. C'était la perspective qu’ils lui met-
aient souvent devantles yeux , et la piété dont ils faisaient
profession n'était point assez pure pour écarter tout ce
qui pouvait jeter dans son cœur des sentiments d’ambi-
tion et de vaine gloire. On lui parlait tantôt de se produire
à la cour , et de se mettre sur les rangs pour parvenir ; ne
tantôt des démarches qu'on faisait, et de celles qu'il devait mers o0 AE
de Bretonvilliers.
| p. 27 et 28. —
les personnes puissantes. Son père , qui ne négligeait au- Vie du même,
; . | par le Père Giry.
cune occasion de lui donner de Péelat (2), avait obtenu chap. mt p.10. pour lui, dès l'année 1635, l'abbaye de Notre-Dame de Pé-
faire lui-même, ,cur seconder les vues qu'avaient sur lui
brac, de l'ordre des Chanoiïines réguliers de saint Augustin, au diocèse de Saint-Flour , et qui lui fut résignée du consentement de Louis XII, par Jacques d’Apchon seigneur (3) Ms. de la de Chanteloupe, prêtre de l'Oratoire, qui en était le qua- Pib. du Roi, intrième abbé commendataire (3). Siles voies dont se servit 7 D” de M. Olier pour procurer ce bénéfice à son fils n'étaient pas entièrement canoniques, il paraît qu'il fut induit en erreur par les casuistes qu'il consulta, et à Pavis desquels il se soumit comme à des docteurs plus experts que lui dans ces matières délicates. Son fils, quien prit connaissance dans la suite,ainsi que nous le dirons, jugea l'affaire tout autrement, et regarda le traité par lequel il obtint cette abbaye comme l'ouvrage de la vanité, de l’avarice et du sacrilége. Ce fut en
D eng 2 2 nt
1626 qu'il en prit possession ; un accident qui lui survint tout-ù-coup dans ce moment, et qui mit sa vie en péril, lui parut être, dès qu'il eut connu la nature de ce contrat , un chätiment du ciel, qui voulait avertir par là le fils d'expier la faute du père. « Je pensai mourir sur le champ, dit-il, »sans maladie ni incommodité précédente. Tout le temps » que j'ai gardé ce bénéfice, il a été pour moi une source » continuelle de peines et de traverses , sans savoir ce que » devenaient l'argent ni les revenus , et j'y ai souffert des » persécations étranges de la part de gentilshommes
() Men. au, , , ; à ; de M. Olier, tv, » armés contre moi pour avoir mon bien.» (1) On verr:
PU ans la suite comment fut réparée cette faute qu'il ne cessait de s'imputer.
[n'avait que dix-huit ans lorsqu'il prit possession de l'abbaye de Pébrac ; le onze octobre de la même année 1626 , il fut élu chanoine-comte honoraire de lillustre chapitre de Saint-Julien de Brioude, titre d'honneur que RE partageaient les évêques de Mende et du Puy , etles abbés par Hugues du de Saint-Robert de la Chaise-Dieu , et de Notre-Dame de
Temps. À. 14 p.
230 Pebrac. (2) Enfin ses parents obtinrent pour lui, outre
le prieuré de Clisson, celui de Bazainville, au diocèse de >Ÿ Chartres.
XV. ° M. Olier se Voulant le pousser aux honneurs , ils désirèrent qu'il livre au minis- | ses SACS , ñ tère de la pré CXerCàt déjà son talent pour là prédication, D'après la cour dication et fré- tume, sa qualité d'abbé lui permettait alors de remplir ce quente le mon 7 (ne de. Ministere, quoiqu'il ne füi point encore prêtre, ni même dans les saints ordres; eLil fut tellement goûté dans ces premiers essais, qu'on voulut bientôt l'entendre dans les meilleures chaires de la capitale. Sa mère n'avait jamais eu pour lui une tendresse comparable à celle qu'elle portait à ses autres enfants ; elle était néanmoins ravie des éloges qu'on donnait de toutes parts à son fils, et fondait sur lui ses plus flatteuises espérances. « Elle n'aimiait beaucoup, dit-il, tandis qu'elle me voyait marcher dans la gran- ».deur et lapplaudissement du monde, comme, par exem-
Disu ét:
fréc men Eux | tre a aisé avec | SON l'i ot ais dont j eleve ( recher lation rent les
leur va
Sa nm
lit, po
elle l'ép
eUne ci
Version
ce temp
ollraien qui fut | li connt
lement
Germais
blée des
des com
Pour fai
survinit éril, lui At, UN d'expier D, dit-il, le temps 1e source ir ce que uffert des lshommes On verra nil ne ces-
session de même ahde l'illustre nneur que et les abbés ‘e-PDame de
lui, outre
diocèse de
Lorent qu'il près lai cout » remplir ce e, ui même té dans ces dre dans les it jamais eu le portail à » des éloges ndait sur lui t beaucoup ; ns La gran Ya par exelt-
»ple, quand j'avais du train, que je prêchais avec gen- » tillesse , que je composais ces beaux ser ons à la » mode, tout pleins de vanité, de pointes d'éloquence et » de curiosité; et que je ne disais rien contre les mœurs (1) éme ar. » du monde, à savoir l'avarice et la superbe. (D) » “a M + 1 Ce fut, en effet, vers ce temps que M. Olier commenca à fréquenter les grands, et à s'engager dans les divertissements du monde. Ses parents, pour lui fraver un chemin aux honneurs , lui prodiguérent tous les moyens de paraitre avec éclat, Favait un grand train, deux carrosses , une à oo , Van (2) Mém, sur maison nombreuse, et gotitait les agréments de la SOCIété 77) uier, par M. avec toute la liberté que prenaient les gentilshommes de Mere e son rang. La vivacité de son esprit, ses maniéres nobles Olier, par le pète | cl . . és: à re Giry. p, 2. — et aisées , les agréments de sa personne , la considération Luce Domini= dont jouissait sa famille,alliée à tout ce qu'il y avait de plus tte ete iemarques hist. À élevé dans la magistrature (2) ; tous ces avantages le firent nr. p.452. 454 rechercher dans les sociétés du monde, dont la fréquention faillit lui devenir funeste. Enfin ses parents ouvrirent les yeux, et se repentirent d’avoir voulu le sacrifier à leur vanité en le jetant au milieu de tant de périls. XL. Sa mère surtout,qui avait une grande horreur du péché, Marie Rous- | | à + \ seau prie pour Hit, pour la conversion de son fils , des prières ferventes : 1° conversion elle répandaitchaque jour beaucoup de larmes devant Dieu, DER ON. et ne cessa de gémir et de prier jusqu'à son entière con- (5) Mém. an. version (3). Plusieurs saintes âmes à qui Dreu inspira, vers ee ÿ ce temps, ies mêmes sentiments de zèle et de dévouement, ofraient pour lui les plus araentes prières. L'une d'elles, qui fut l'instrument de sa conversion, quoique alors il ne la connût point, priait continuellement pour le renouvellement du clergé et spécialement pour le faubourg Saint- Germain qu'elle habitait. C’était une àme de grâce, comblee des dons du cielles plus extraordinaires, et favorisée des communications les plus intimes avec la mère de Dreu. Pour faire éclater davantage les richesses de sa bonté,
Dieu était allé la choisir dans la classe la plus obscure ,
ÿ C4 # D % Vo e 2 K x PAR
O4 7 | 4 Y »" OME es
Ÿ VS e «€ Y es