‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 71 sur 489 · WEST MAIN STREET WEBSTER, N.Y · texte numérisé non relu

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et dans l’une des professions les plus avilissantes aux yeux du monde. C'était Marie de Gournay , veuve de David Rousseau, l’un des vingt-cinq marchands de vind e PeAÆ4LLp.07. Paris (1). Nous aurons occasion d’en parler souvent dans celte histoire ; elle doit d'autant plus justement y trouver place, qu'onluiest redevable, après Dieu, de l'établissement du Séminaire et de la compagnie de Saint-Sulpice, comme aussi de presque toutes les œuvres de zèle et de charité auxquelles le serviteur de Dieu se livra jusqu’à la mort. Elle était destinée à obtenir, par ses prières,la première conversion de M. Olier, c'est-à-dire son établissement dans la vie de la grâce , ainsi que celle de plusieurs jeunes abbés de qualité que nous ferons connaître bientôt; et c’est sans doute celte sainte veuve que désigne un historien, en parlant ainsi de ces ecclésiastiques : « Un jour , qu'ils reve -

(1) Remarques historiques. t.nx.

(2) Vies des quatre Evéques engagés dans la cause de Port royal. in-12. 1.

il. p. 116.

(3) Hém. au.

de M. Olier, t.

Hi. p. 306.

naient de la foire Saint-Germain, une pauvre femme les aborda dans la rue , et leur dit : Hélas, Messieurs , que vous me donnez de peine! Il y a long-temps que je prie pour votre conversion. J'espère qu'un jour Dieu m’exaucera (2). » Les prières de Marie Rousseau ne furent pas

inutiles. M. Olier, alors âgé de vingt ans et demi, commença à en ressentir les effets , et éprouva des désirs passagers de rompre entièrement avec le monde, et de mener une vie parfaite , quoique pendant dix-huit mois ces désirs fussent toujours impuissants (3). Durant ce temps, et lorsque cette sainte femme priait de la sorte, « Dieu

permit, dit M. Olier , que nombre d’abbés (nous étions cinq ou six, dont je suis le pire) allâmes à côté de l'église Saint-Sulpice , dans la maison voisine de la sienne , et qui n’en est séparée que par une muraille. Et c’est une chose bien remarquable comme tous ces jeunes messieurs , qui étaient considérables dans le monde, ont depuis tout quitté , pour suivre JÉSUS-CHRIST , et faire profession de ses maximes. Pour moi , je reconnais être redevable de ma première conversion à celte

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