‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 87 sur 489 · Vie · texte numérisé non relu

Vie

, : RS ; R A ) ctavant d'avoir visité la chapelle souterraine, où la mère Ê . de M.Olier,

de Dieu était alors spécialement henorée, il se trouva enticrement délivré de toutes ses peines (1).

Après avoir consacré quelques jours à la reconnaissance , en prolongeant devant là v'nérable image de

par M. de Bretonvilliers. tx, p. 47. 54.

Le mépris

que M. Olier

Marie les tendres eflusions de son cœur , ilrevint à Paris, fait de lui-mè-

me. Son amour

plus affevi que jamais dans la résolution de vivre d’une pour Dieu.

manière toute apostolique. Déjà il se refusait tout, pour répandre son bien en aumônes, et vivait éloigné de toute compagnie , afin de vaquer plus librement à l'oraison. Son lit était une simple paillasse ; mortification qu'il cachait si bien, que son valet de chambre l'ignora long-temps et fur le seul qui s'en aperçut au bout de quelques années.

(2) Mémoire Ms.

de M. Leschas-

Pour lui en dérober la connaissance, M. Olier avait soin de sir, ibid. p.207.

retirer le soir ses matelas , et de les remettrele matin dans

—Vie Ms.de M.

Olier , par A.

le même état où ce domestique les avait laissés (2), Aussi feschassier,p4.

avide d'austérités, que les hommes sensuels et voluptueux le sont des douceurs et des commodités de la vie , il trailait son corps avec toute la dureté d’un maître qui dompte son esclave; et il suffisait qu'une action füt agréable à Dreu, pour qu'il s’y portàt avec courage , quelque pénible qu’elle fût. Enfin , ilétait déjà tout possédé du saint amour, et pour l'allumer de plus en plus dans son cœur , il saisis- 1,

sait toutes les occasions de converser avec les personnes » qui aspiraient à la vie parfaite. Dans un voyage qu'il fit » celte année à son abbaye de Pébrac , il eut l'avantage de » visiter plusieurs fois une sainte religieuse , Ia mère Des- » granges, supérieure des Filles de Notre-Dame de Brioude, » dont l’âge et les vertus éminentes lui inspirèrent une vénération profonde et une confiance filiale bien méritée. Dans vi ses entretiens avec elle , il croyait entendre la très-sainte hé] Vierge , et illui semblait que les paroles de cette sainte | po religieuse fussent pour son àme une sorte de lait spirituel. inc « Pour l'amour de notre sainte mère et de son très-cher | gel » Fils, lui écrivait-il, continuez à nourrir mon àme ; par- | née » lez ouvertement à celui qui n’a de cœur que pour re- ava » cevoir les sentimens du saint amour, (quoique souvent il ser » fasse tout le contraire.) Ma mère , à quoi doivent servir D » notre Corps et notre àme,notre temps, notre vie,et même l'ex] » toute l'éternité, sinon pour aimer Dieu , pour le louer, x et ll » pour l’adorer ? Il veut que sur la terre nous commencions bau » à vivre de la sorte : donc, ma bonne mère , apprenez- | com » moi à aimer votre Tout, votre grand Dieu, auprès du- pou « quel je n'ose m'approcher , en étant par moi-même si sain » indigne. Parlez-lui pour votre enfant , et si vous voulez des } » qu'il vous suive, mandez-lui la manière dont il lui faut glise » parler, Ma très-chére mère, je suis sans voix et sans pa- honn » role, puisque je suis sans amour. Le Saint-Esprit qui clerg (1) Sapent. « est en vous a la science de la voix (1). Quand vous m'au- el pol LE rez obtenu sa présence et sa sainte union, ma bonne impu » mère, je ne vous demanderai pas comment il faudra le roy « parler, Jésus, père d'amour, et vous, Marie, là mère lui, di: « de la belle dilection, avec votre saint époux, saint Jo- grde » seph, obtenez-moi ce saint amour. Amour, qui habites si nélon » hautement et si pleinement dans ces trois personnes, école » donne-toi à leur pauvre petit eselave, mais, hélas ! inti- olise d » dèle et ingrat! Amour, bouche tes yeux ; miséricorde , mation » ouvre {on sein ; n'ayez point égard à mes crimes, Sou- œuvre

)ersORHeS e qu'il fit antage de mère Desce Brioude, une vénértée. Dans très-sainte ‘elte sainte it spirituel.

n très-cher aûme ; purue pour re- 1e souvent il ivent Servir vie,et même ur le louer, ommencions

», apprenez- , auprès dunoi-même Si i vous voulez nt il lui faut et sans pit-Esprit qui d vous m'au-

1, ma bonne nt il faudra rie, la mère ix, saint Joqui habites si S personnes ; , hélas ! intimiséricorde ,

yines. Sou-

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