LA MÈRE AGNÈS PRIE POUR M. OLIER
» venez-vous de ce que vous êtes, et non pas de ce que
» je suis. Prenezmoi, gardez-moi , consumez-moi dans vous,et puis je suis tout content ; “évorez-moi, Eh ! feu
. : . ‘ ° : : (1 Leures cudu ciel, je ne puis vivre si vous ne m'animez, ma vie pes de
graphes de M, » est une 1vort sans vous (1). » ue
L'ardeur avec laquelie M, Olier s’excitait à l'amour di-
F PR ” ‘ pe A quel degré vin, 1 sa générosité à embrasser les pratiques les plus 4 + 4 Dieu héroïques de la vie parfaite, n'étaient point, comme on "LL M. Icr,
pourrait se l'imaginer, l'impulsion aveugle d'une ferveur incise; Cie où Fexces d’une imagination dérégiée. Pour juger de là sagesse de cette conduite extraordinaire , il est nécessaire de considérer les desseins que là Providence (2) Gouteciion avait formés sur lui, et auxquels ces actes de vertu devaient %s Procés-ver— j à baux,etc,t. VI, servir de préparation. Pièces justif. de a x 1750, no vi Dieu ne le destinait pas seulem: nt à devenir, selon D. 339. à (3) Œuvres de . es: s S Bossuet : Mystici ct la gloire insigne du elerge de France (2), à l'em- in nuo, part. à, us , ; , no. 99 ,t. vit, baumer encore après sa mort de l'odeur de sa sainteté, sit. 1743. comme le témoignait l'illustre évêque de Meaux (3), er T- xxix- édit, 4 De . . de Versailles,
pour nous servi des paroles d'un judicieux historien de p.141.
A 4) > ni EEE , P. } : te ; DO D ,. (4) ie des.
saint Vincent de Paul, à attacher à son nom l'idée dun inicnetle Doit des plus saints prétres qui aient jamais été dans l'E:
parCollet,in-4#0, glise (h). H avait encore daigné le choisir comme l’un des
l'expression de l'Assemblée du clerge de 1730, lornement
liv. nt, p. 189.
(5) iLstoire c'es
l is A vf we Ordres monnst.
ommes apostoliques, suscités alors pour réformer le 5 4 vu.
clergé (5),par l'établissement des séminaires en France (6), Su à 151,
‘ . Ÿ 4 — die du pére
el pour communiquer cette trop tardive , mais si heureuse de Condren, Ms.
‘ + ï US * , ‘ | de Clorsauit,t. 1
impulsion, qui nultiplia bientôt ces établissements dus tout p.255.
6) Stnnariton
| | SRE À super introduce.
lui, dans le séminaire principal qu'il fonda, une source de causæ,ete,no 44, , . . . ,, test, XV,
gräces pour tout le clergé, ainsi que s’en exprime Fe- (7) Ouvres de
nélon (7), et comme une citadelle pour la religion, une Flo. Gurres-
: , pond. LV, let.
école de toutes les vertus (8) ; donner enfin à VE- 44.à M.Leschas-
‘ . ° £ 1 A Lo Pan SiCP
glise de France une compagnie uniquement vouée à la for- 5 {osent du
mation de ses ministres, et qui continuàt après lui cette Cléry de France
de 1750, déjà œuvre Si importante et si désirée, citée, p. 540.
le royaume.l! devait, selon les conseils divins,laisser apres
Cette vocation exigeait la perfection la plus éminente et
comme une nouvelle conversion dans M. Olier. Elle sup-
XIE
La mère Agnès reçoit ordre de prier pour la parfaite sanctification de M. Olier.
(1) Vie de la mère Agnès Jésus , in-12, 1808 , p. 449.
(2) Vie Ms. de MT. Olier, par M.
de Bretonvilliers, L.1,p. 152.
(5) Vie admirable de la sœur Agnès de Jesus , tn liv. vi, Che — L'Annive Do minicaine ele. — Remarques historiques, LOUE, p. 456.
(4)VieMs.de.
Olier, par M. de Bretonvilliers. t.
Lopag. 452. —
Vie de la mère
Aynès , in-40, 43665. nie part.
eh, XI, p. 505.
posait, du côté de Dreu, des secours extraordinaires ; etces
grâces excellentes qui forment à la perfection des vertus
sacerdotales , les hommes à la sanctification desquels le
salut d’un grand nombre d'àames est comme attaché. En
considérant l'étendue et les suites d’une telle vocation , on
ue doit pas être surpris que Dieu ait commandé à l’une
de ses plus zélées servantes, d'offrir, pour la parfaite
sanctification de M. Olier *, les prières les plus ardentes
et toutes les austérités que pouvait lui inspirer la gé-
nérosité de son amour. Nous parlons de là mère Agnès de Jésus, prieure du couvent de sainte-Catherine de Langeac, ordre de Saint Dominique , en singulière vénération dans toute l'Auvergne , le Velay et les provinces voisines, et dont la vie, toute extraordinaire qu'elle a été, ne doit rien avoir de suspeet depuis que le saint-siège apostoiique, après une longue et sérieuse discussion, à déclaré, par un décret solennel, que cette sainte fille a pratiqué toutes les vertus chrétiennes dans un degré héroïque (1). Elle ne cessait de prier pour la sanctification du clergé, et pour la conversion des pauvres habitants des campagnes, privés dans ces quartiers de presque tous les secours ae la religion. Un jour qu'elle demandait avec larmes de sortir promptement de ce monde pour aller se réunir à son céleste époux , notre Seigneur lui &it: Tu m'es encore necessaire pour la sanctification d'une âme qui doit servir à ma gloire (2) : et, peu de temps après, la trèssainte Vierge, pour qui la mère Agnès éprouvait un amour et une dévotion qui trouvent peu d'exemples, même dans l'histoire des Saints , lui apparut toute revêtue de gloire (3) et lui fit entendre ces paroles , qui furent le développement des précé lentes : Prie mon Fils pour l'abbé de Pébrac (k)*. C'était l'abbaye de M. Olier, à deux lieues de
Langeac. La mère Agnès ne le connaissait point alors,
inente et Elle supes ; CLCCS les vertus ‘squels le aché. En sation , On dé à l’une a parfaite s ardentes er la géère Agnès ie de Lanvénération s voisines, é, ne doit e apostoiia déclaré, a pratiqué roïique (1). du clergé, les campales secours larmes de se réunir à ves encore re qui doit ès, la très- {un amour même dans e gloire (3) développe- , l'abbé de ix lieues de
oint alors,