‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 91 sur 489 · S, VINCENT DE PAUL DIRIGE M, OLIER · texte numérisé non relu

S, VINCENT DE PAUL DIRIGE M, OLIER

réserve des exercices des ordinands * (4). Happlaudit au ile de M.Olier, et le dirigea dans ce nouveau genre de ministère, dont il avait acques lui-même une si grande expérence, voulut encore associer à ses missionnaires pour qu'iltravaillt sous eux duus leurs missions (2) , sans être cependant de leur corps ; et Abelly à remarqué que \, Olier fut même l'un des premiers qui commencèrent à lire ainsi des missions conjointement avec les prêtres de cette compagnie (3). LL fit plus encore : ilse livra presque sans relehe à ce pénible ministère ; et comme, durant plusieurs années , il n'entreprit ses missions que de l'avis de «int Vincent de Paul, illui écrivait dans la suite : « Fai, » par votre grâce, assez vu de pays pour apprentre les » peines et les maux qu'endurent les curés de campagne » cloignés de la capitale (4) »

M. Olier ne sortit du collége des Bons-Enfants, que pour aller faire comme un premier essai de tout ce qu'il devait cutreprendre dans la suite ; et, s'étant associé plusieurs z6lés coopérateurs , ilessaya d'évangéliser avec eux les peuples des champs , exercice qui occupa presque tout entier

jusqu'à sa promotion au sacerdoce. FE n'aidait pas seule-

ment de ses biens les ouvriers de ces missions , quoiqu'il ue fût encore que sous-diacre , il travaillait sous leur conduite, faisait assidüment le catéchisme, et annonçait avec un le infatigable la parole de Dieu (5). « Je conunençaialors » dans les missions et ailleurs , dit-il, à m'abandonner au » Saint-Esprit , pour prècher en sa vertu (6). » Tout épuisé qu'il était , et, après avoir passé les jours entiers à prêcher où à faire d'autres bonnes œuvres , s'il rencontrait un pauvre , il s'arrètait pour l'instruire et lui parler de Dieu , eLil continua cette pratique, jusqu'au temps où la paralysie ne lui permettant plus de catéchiser, il fut contraint de se lire suppléer par quelqu'un de ses prêtres. Quand il voyaqeail dans la campagne , il se détournait de son chemin pour aborder les laboureurs et leur adresser quelques pa-

(4) Bulle dl'é rection de la Mission, Archives du royaume ; ibid, fol. 11, Wémoires de M,du Fer rier, p, 50,

(2) fbrégé du O6 cahier des Me moir, deM,Olicr, Remarques historiques, Le 4, p.

(9) Pie du ven, Vincent de Paul, par tbelly, iv chap, tr — La sue MS, NY, 1, chap. 52.

(4)Lettres aut, de. Olier,p.Ai.

(5) boue Do= MUNICH C EC, — lemarques his- Loriques , LOUE, pe 407.

6) Mém, ant.

de JE, Olier, LE, p. 165.

(4) Esprit de #1. Olier ,t. 1, p. 299.- Vie Ms.

de M. Olicr, par M. Leschassier , p. 6. — Vie du méme,par le père Giry. Are partie, Ch, IV. — :fnnce Dominicaine etc.

Remarques historiques. t. LE.

p. 457. — Aitestations autogra-— phes, p. 207.

M. Olier reçoit le sacerdoce,

historiqu®s, LE,

roles de salut, quoique cet exercice de charité le retardit

beaucoup, et lui fit quelquefois souffrir des incommodité. considérables. Dans plusieurs de ces occasions, il fut surpris par la nuit et contraint de s'arrêter en chemin ; il se vit même réduit à manquer presque de touie nourriture, et à n'avoir d'autre lieu de resos qu'usie écurie. S'il trouva: de: mendiants dans les vuies, 1 ne rougisse pas de les conduire avec Mi dans la maison où il logcnit , et, après leur avoir fait l'aumône , il s'occupait de leurs besoins spirituels, leur parlait de confession générale, et les y disposait avec une patience el une douceur à toute épreuve. Souvent ils étaient eux-mêmes confus d’une charité si tendre et si compatissante. Un jour qu'il en pressait un de monter sur son cheval pour lui épargner la fatigue du chemin , ce pauvre refusa constamment un tel service, dont i se sentait trop humilié. Enfin, depuis sa retraite au collége des Bons- Enfants jusqu'à sa promotion à la prêtrise , il se voua avec tant de zèle au salut des panivres de la campagne, qu'il procura,à se, dépens , des missions et des retraites non seulement dan; les terres où il possédait du bien ecclésiastique, comme à Bazainville , à Clisson , et du bien patrimoniat, comme à Verneuil, mais encore dans plusieurs paroisses des environs de Paris. Il fut secondé dans ces dernières missions par l'abbé de Coulanges, l'un de ses amis (1), C'est ce même ecclésiastique que Madame de Sevigné , sa nicce , ap pelle dans ses lettres le bon abbé ; il fut comme M. Olier l’un des disciples de saint Vineent de Paul, e! ils contribuërent l'un et lautre à Pétablissement des conférences des mardis, connues depuis sous le nom de Conférences de Saint-Lazare , ei dont nous parlerons bientôt.

Après environ un an consacré tout entier à ce ministère apostolique , M. Olier se retira chez les prêtres de là Mission , pour se préparer prochainement à recevoir

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M. OLIER RECOIT LE SACERDOCE 63 qu'il eroyait toujours voir entre ce qu'il était et ce que doit être un ministre des saints autels, furent pour saint Vincent de Paul, qui lui tenait la place de Dieu, le rayon de lumière le plus propre à l'éclairer lui-même, et à le diriger sur ce qu'il devait prescrire à son pénitent. L'homme vraiment humble redoute et fuit les honneurs, autant que le présomptueux les recherche : mais il est obéissant , et dès qu'il a entendu : 4 voix de Drew, à l'exemple de celle qui fut la plus élevée, mais aussi la plus soumise de toutes les créatures , il n'a plus de langage que pour dire : Qu'ilme soit fait selon la parole du Seigneur. Dre eut à peine fait connaître à M. Olicr, par la bovche de saint Vincent de Paul (D) ", qu'il l'appelait au sacerdoce , el celui-ci ne lui eut pas plus tôt déclaré qu’il ne devait pas différer davantage de s'y présenter, que montant toute la docilité d’un enfant, il ne pensa plus qu'à exécuter les ordres du Ciel. Aux frayeurs qui avaient agité long-temps son esprit, succéda un calme parfait, et un désir ardent de recevoir, avec l'onction sacerdotale , un sacrement dont il espérait que la vertu achéverait de former en lui un vrai ministre et une hostie de Jésus- Christ (2).

Ce fut le 21 mars de l'année 1633 qu'il recut la prétrise, dans la chapelle de Parchevèché de Paris, des muins de M. Etienne Puget, évêque de Dardanie. Ils'y était disposé par une retraite (3) : mais ne croyant pas cette préparation suflisante pour célébrer les saints mystères aussitôt après son ordination , il voulut, selon la coutume des plus saints prêtres de ce siècle, employer encore un temps considérable à orner le sanctuaire intérieur où il devait, pour la première fois, offrir l'agneau sans tache. Il consacra trois mois entiers aux exercices spirituels, et suspendit loutes ses autres œuvres, pour ne s'occuper que du grand ouvrage de sa sanctification. La fête du saint Précurseur , qui n'avait commencé le ministère de la prédication qu'a-

(1, Vie Ms. de M. Olier , par

M. de Bretonvil-

tiers, t. 1, p. 7

(2) Ibid.p.T6.

(5) 1bid.p.7

(1) Vie Ms. de près avoir vécu caché dans les déserts l'espace de trente HAS ans, fut le jour qu'il choisit pour célébrer sa première & ST Messe (1). C'était aussi le jour où mademoiselle de Bussy, du premier mo- Sa cousine , entrée deux ans auparavant chez les Carmc- NE lites , devait être admise à la proïession (2). Comme elle

était redevable de son bonheur à M. Olier , elle désira d'unir le sacrifice d'elle-même à celui de fagneau sans tache qu'il se préparait à offrir pour la première fois, et d’être consacrée irrévocablement au service de Dieu pui le ministère de celui qui l'avait arrachée au monde. Par un sentiment de sa profonde religion, M. Oiier avait désire de célébrer sa première Messe avec l'ornemenrt le plus

Cliasuble que MOlier fitfaire ce dessein, il avait chargé un ouvrier étranger, fort Labile pour sa premiè- : DRE ; | re Messe. dans sop art, el qui se trouvait à Paris, de lui broder une

chasuble. Elle coùta plus de douze cenis écus , somme alors très-considérable pour un ouvrage de ce genre, et répondit à l'attente de M. Olier.On rapporte, en eflet, qu'il n'y avait point à Paris ni à la Cour d'ornement blanc eoni-

riche et le plus précieux qu'il pourrait se procurer. Dans

parable pour la beauté et la finesse du travail ; et ce qui peut donner une juste idée de sa richesse , c’est que Louis XiV en ayant attendu parler, désira, en 1679, qu'elle servit pour la cérémonie uw: mariage de la reine d'Espagne Marie-Louise, avec Charles IE, et , “ans ce dessein , il la

fit transporter à Fontainebleau (3) *. Mais cette chasuble

(3) Mém. sur A. Olicr, par M. put servir à M. Olier le jour de sa première Messe. « Quel- Baudr'and, p.52.

qui contribua si à propos à la pompe dont nous parions, ne

» que diligence que missent les personnes qui me l'appor-

» (aient, dit-il, je ne la pus avoir à temps pour m'en servir. XXE. , ss NT Tee M Olier ec ” Jenela mis quele lendemain, à Notre-Dame, qui était un lèbre sa pre- » jour où je devais dire la sainte Messe en l'honneur de la mivre Messe. è ee À no j .

(4) Pièce deta- » Sainte Vierge, par l'ordre de l’évêque, eomme si cette divichée des Mémoi- A A ; F : ; es de IL Olier, ” Ne Maîtresse eùl voulu s'en réserver le premier usage(4).»

— Copie des Mé- Le 21 juin 1633, jour de la Nativité de saint Jeanmoir.deM.Olier, ) ; . dr sa fre t. 1 Baptiste , M. Olier offrit done pour la première fois

l'au, dan:

aujo dise On plus nion saint rend dans la pr sans rent car À qu'el ans moge

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La nouve St pr Dieu, de la qu'il p SerV it le rete dlatet lors tu la pie

ace de trente r sa preinière selle de Bussy, ez les Carmé- ). Comme elle r, elle désira igneau Sans tanière fois, et de Dieu pui le nonde. Par un er avait désiré iement le plus procurer. Dans ser, fort Labile lui broder une ÉCUS ; SOMME le ce genre, el te, en effet, qu'il ent blanc contwavail ; et ce hesse , c'est que eu 1679, qu'elle ‘eine d'Espagne e dessein , il la celte chasuble ous parions, ne Messe. « Quelqui mie lapporur m'en servir.

me, qui était un l'honneur de là ime si cette divinier usage(A).

de saint Jean-

première fois

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