‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 92 sur 489 · OPINION OISE ETES NIET VERRE PE FR · texte numérisé non relu

OPINION OISE ETES NIET VERRE PE FR

M. OLIER FAIT VOEU DE SERVITUDE A LA Sl@ VIERGE. 65

l'auguste sacrifice de l'autel, et, selon toutes les apparences

sé ee : Fe ; * NOTE 12.

dans l'église des Carmélites de Notre-Dame-des-Champs, (1) Remarques aujourd'hui rue d'Enfer, où il précha ce jour 1à même *, le #s0"iques, t. 1,

À , ; Se à p. 170 ;t. nt discours d'entrée en religion de mademoiselle de Bussy (A). p.457. ! |

Sn ‘ . . 2) Mém. aut.

On le vit faire cette action,qu'il regarda toujours comme la pi) Ont, 1.

plus importante de sa vie, avec une religion égale à l'opi- P: Rte uion qu'on avait de sa piété (2). En immolant la victime par M. Leschassainte , il s’immola lui-même avec elle. Jusque-là il avait de OÙ ne à. rendu de fréquentes visites à sa cousine pour l'affermir

dans son généreux dessein; dès qu'il l'eut offerte à Dreu par la profession religieuse , il cessa tout-à-fait de la voir, sans cesser pourtani de prier pour elle. Ses prières ne furent pas moins efficaces qu'auraient pu l'être ses discours, car la sœur Madeleine de Saint-Jean-Baptiste, c’est ainsi qu'elle fut nommée en religion, durant près de quarante ans qu'elie vécut encore , offrit d’abord à Paris, puis à Linoges où elle mourut, un modèle accompli de toutes les vertus religieuses. Ilest d'autant plus naturel de penser que les prières de M. Olier l'aidèrent beaucoup à s'élever à cette haute perfection, qu'elle participa d'une manière peu commune à la grâce et à l'esprit du serviteur de Dieu, surtout à sa profonde religion envers la très-sainte Eu-

(3) Vie Ms. de AL. Olier, par M.

de Bretonvilliers.

charistie , et à son tendre amer pour l'auguste mère de t: 1: p- 79. 86.

Dieu (3) *. ane ca nr : XXII.

La dévotion envers Marie sembla prendre encore de

M. Olier fait vœu de servitude à la trèssainte Vierge.

Ses pratiques enveis elle.

nouveaux accroissements dans le cœur de M. Olier depuis sa promotion au sacerdoce, Convaincu qu'il devait après Div, à cette auguste reine, tout ce qu'il était dans l’ordre

de la grâce, ilne voulut plus user qu'en son nom de tout ce

(4) Mém. aut.

de M. Oler, t.

is p.151. 242,

qu'il possédait. FE lui voua, dans ce dessein,une perpétuelle

servitude (4); et, en signe de cei :srlavage, qui au reste ne

le retenait cupüif auprès de la reive du ciel,que pour micux

dlater son cœur et l'embraser du pur amour, il porta dès-

lurs une petite chaîne d'argent attachée à son cou , selon

la pieuse pratique autorisée depuis par l'Eglise, et qui L. 5

66 PARTIE He LENS I, — 1655.

‘xoTet4 a été interdite dans ces derniers temps”. Depuis qu'il eut » fait ce vou ,ilne refusa rien à ceux qui lui demandaient » | quelque chose au nom de Marie «Je souffre une grande » (

| » peine, dit-il, quand je ne puis rien donner à un pauvre » 9 » qui nomme la sainte Vierge, où quien parle en me de- »] , mandant l'aumône. Si je n'ai point d'argent, je donne 7. » pour l'ordinaire quelque autre chose, comme un mou- » ( » choir , uu livre, une médaille ; car pour pouvoir les re- »] if » fuser , il faut absolument que je n'aie rien , que je ne » » puisse rien emprunter, ni les conduire à la maison : enfin ] » ce nom n'est si auguste et en si grande vénéralion, que sa » tout en moi cède à cela. Je ne sais comment on peut re- eee » fuser quelque chose à cette sainte maîtresse. Les per- | cel » sonnes qui font profession de l'honorer, ou qui lui appar- | nal

| » tiennent , ont un si grand pouvoir sur moi, que je n'ai les Î PAS (is jamais osé penser de leur rien refuser. Elles sont à la k Lu pe 128. » grande maîtresse , c’est assez (1).» ap: Cet esprit d'amoureuse servitude envers Marie le por- ! pos tait à avoir toujours, autant qu'il lui était possible, quel- ten qu'une de ses images devant lui. Seul ou en compagnie , il Lot ne manquait jamais de saluer respectueusement toutes cha | | celles qu'il rencontrait, ce qu'il a pratiqué jusqu'à la mort. pui ! (2) DAS El passait même de préférence par les rues où il s'en trou- Da PAPE vait un plus grand nombre +, afin d'avoir l'occasion de lui lis

rendre plus souvent ses devoirs (2). « Je me sentais porté,

» dit-il, à lever la tête par les rues pour découvrir toujours

» quelques nouvelles images de Notre-Dame ; je sais

» presque Je nombre qu'il y en a dans la plupart des

» rues de Paris. Si je rencontre ces images , je les salue

» encore, quoique je ne les regarde pas, à cause de la mo-

» destie qui ne le souffre pointe. Je sais pour l'ordinaire où

+ Ce fut par opposition à l'hérésie calvinienne que les Parisiens pla-

1, fist do ta . Fa ville de Paris, cèrent autrefois tant de statues de saints, principalement de la sainte garFélibiensetes | | | ten, nu. pion. Vierge, sur les façades de leurs maisons et aux coins des rues (1.

uis qu'il eut demandaient

une grande ca un pauvre le en me deht, je donne me un mouuvoir les ren, que je ne naison : enfin hération, que it On peut rese. Les perqui lui appari, que je n'ai Iles sont à la

Marie le porssible, quel- ‘ompagnie , il sement toutes squ'à la mort.

uil s’en trouccasion de lui sentais porté, uvrir toujours une ; je Sais \ plupart des , je les salue use de la mo-

l'ordinaire ott

les Parisiens planent de la sainte

s des rues (1.

eee rar a

ÉTABLISSEMENT DES CONFÉRENCES DE S. LAZARE, 67 » elles sont, sar1s qu'il soit nécessaire d'y jeter les yeux ; je » les découvre dans les endroits les plus cachés , une sorte » d'instinctm'en avertit. J'en ai découvert beaucoup à mes » amis qui les respectent maintenant. Je me souviens , à » propos de cela, que l’un d'eux disait dernièrement d’une » certaine rue de Paris : Voici la rue de l'abbé Olier ; c'est » que je passais plutôt par celle-là, pour aller à Notre- » Dame, à cause de la quantité de figures de la très-sainte » Vierge qui y sont exposées (1).»

Les amis dont parle M. Olier, et à qui il communiquait sa vive et tendre dévotion pour Marie, étaient quelques

ecclésiastiques de qualité, dirigés conime lui par saint Vin-

cent de Paul. Désirant conserver les fruits de leur ordinatiou, is; Crent leur saint directeur de leur indiquer les moyens de mencr une vie vraiement sacerdotale (2). L'un d'eux, que l’on ne nomme point, et que saint Vincent apuclle le pronoteur de cette bonne œuvre, vint lui proposer de les réunir une fois chaque semaine pour s'entretenir ensemble des vertus de leur état. Saint Vincent got ce projet, et, le LE juin 1653, étant allé trouver chacun de ces ecclésiastiques en particalier , il leur en fit pas ies invita à ventren coniérer avec lui à Saint-Lazare. Daus cette première réunion, il teur déclara que, pour saüisfaire jusqu’à la fin de leur vie aux devoirs de leur vocation, ils n'étaient pas obligés de quitter la maison de leurs parents, mais qu'il leur suffirait. pour se prémunir contre là corruption du siècle , d'observer fidèlement un réglement de vie qu'ils se traceraient; et chacun applaudit avec joie à cette proposition. S'étant réunis le 9 juillet suivant, ils déterminèrent le mardi de chaque semaine pour le jour de leur assemblee (3), et l'archevêque de Paris approuva un si utile dessein. Telle fut l'occasion de la conference des mardi ou de Saint-Lazare, peu nombreuse au commencement, et qui s'accrut et se multiplia avec tant de bénédictions, dans la suite. M. Olier , que les historiens de saint

(1) Hem. aut, de M, Olier.t. x.

. XXHIL.

Établissement des conférences de saint Lazare.

(2) Vie du vén.

Vincent de Paul, per abelly, LA.

chap. XXVIHE

(S)Abelly. Ibid.

iv. u, ch.nr,

.. COR ec 2 PS UD Tr Ne

QD

(1) Viedesaint Vincent de Paul nomment le premier (4) de ceux qui y == po » D, : Î < a ‘ ou 3 vs entrèrent d’abord , contribua encore à son progrès en y t. 1 p. 189. — attirant de nouveaux membres , et surtout en formant

Vie de saint Vin- Fee cent de Paul, in- d’autres réunions sur ce modèle, comme nous le dirons en Fr AT 1787, son lieu. Il nous apprend lui-même qu’on n’admettait aucun | religieux. à ces conférences. « C’est une assemblée d’ecclé- PLU ras » siastiques , dit-il, qui d’un même esprit cherchent à hose » norer le sacerdoce du Fiis de Dieu, sans se partager it ‘ NOTE 15. , dans d’autres voies (2). * \ Ga de] til du aval bâti

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