‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme]Chapitre 100 sur 269 · XI · texte numérisé non relu

XI

M. Olier offre un asile aux pauvres filles de la campagi:0 réfugiées à Paris.

et elle servit d’asile à deux cents pauvres viilageoises,

auxquelles ce généreux pasteur fournit, tant que durèrent

les troubles, la nourriture et le vêtement. S'occupant avec

plus de sollicitude encore de leurs besoins spirituels, il

profita de cette occasion pour leur faire connaître l’obliga- (9) Pie de m, on qu’elles avaient de servir Drev, et de travailler à leur

> ee salut ; il leur procura les exercices d’une mission (1), et ( partie , : : x x ï eh. xvin, p. 88, des ecclésiastiques pleins de zèle pour les instruire et pour

89, 00. RATS (à) Pie Ma, de les confesser, Toutes s’approchèrent plusieurs fois du tri-

M. Olier, par ini / Kvnti tin M de Brno, Pünal de pénitence, avec une dévotion et une modesti

liers,t. n,p.:69, touchantes, et firent ensuite leur communion. Par ce

291, 292, 203, 204, x 5 , — Année Domi- Moyen, il ne conserva pas seulement la vie de l'âme à

nicai ppe that ’ c : nt: D FT tendre” p.436, Celles qui étaient dans l’occasion inévitable de la perdre,

— Remarq. his ÿ] fit trouver encore une piscine salutaire à celles qui toriques, t. 1,p.

M, 478. avaient à gémir sur des fautes passées (2). XIII, Les religieuses des environs, et celles mème de plusieurs M. Olier ou-

. . + 14, (4 : ù niv vre un asile aux Provinces voisines, n'étant pas moins exposées à périr de religieuses ré- faim et à souffrir les derniers outrages, étaient venues se

fugiées dans Pa- ,, . ‘ ‘ :

4 réfugier aussi dans Paris (3). On en voyait un grand nom-

(3) Pie deluvé- Fire dans les rues recourir, pour subsister, à la charité des nérable mère Ca-

therine de Bar, Fidèles ; et plusieurs, ne connaissant personne dans cette in-42, p. 207,208. RE | : ii ville, s'étaient logées sans le savoir dans des maisons où

elles étaient en danger de perdre l’esprit de leur état. Tou-

ché de douleur en voyant ces vierges consacrées à Dir

errer cà et là sur sa paroisse, exposées à mille dangers,

M. Olier résolut de leur offrir aussi un asile; et ayant

() Année Do- trouvé tout à propos une maison commode et spacieuse,

minic. 42 sep.

r- p. cu — accompagnée d’un jardin +, il y réunit toutes celles qui emurg. histo- …,,, ; 7 riques, 1. 1, p. désirèrent vivre (4), autant que les circonstances le per-

ps de à mettaient, selon l'esprit de la vie religieuse. On les y mit M. Olier, par donc en clôture, et quoique elles fussent de sept ou huit cie Br ordres différents, on leur fit pratiquer à toute une règle si PR commune (5), sous une supérieure qui recut du Prieur xvi,0.89. de Saint-Germain tous les pouvoirs nécessaires pour les

+ Située rue Cassette.

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VŒU POUR LA CESSATION DES TROUBLES. 151, régir et les gouverner. Ce fut la supérieure des Ursulines de Montereau, la mère de la Mère de Dev, personne de grand sens et de beaucoup de vertu (1). Elles commencè- (1 4rchivesdu rent par faire toutes ensemble les exercices spirituels de 0/42,

on historique,

la retraite, et une revue de toute leur vie. M. Olier leur L: 426:

diction sprriturt donna des directeurs, des prédicateurs, et un aumônier te de l'urbaye. qui leur disait la sainte Messe ; en un mot, il n'y eut au- éurhilse eun moyen propre à les conserver et à les faire avancer dans la perfection qu'il n’employât avec joie, les considérant comme les épouses'de Jésus-Cunisr qu'il fallait loger, assister et honorer en leurs personnes. Aussi, pendant quatre mois qu’elles demeurèrent dans cette maison, elles y firent paraitre une piété solide et une régularité parfaite*; * nore 1, jusqu’à ce qu’enfin, après la conclusion de la paix, aidées gs A Ms. par des secours que le serviteur de Dreu leur procura, elles re- .de Bretonviltournèrent chacune dans son monastère (2). 4 Au milieu de tant de désastres, la Reine-mère ne ces- XIV. sait de recommander la pacification de l'État aux prières on : de tout ce qu’elle pouvait découvrir de saints personnages. cessation des Elle donna même ordre à M. Picoté, qu’elle avait en ee As grande vénération, de faire vœu, en son nom, de l’œuvre composée par de piété qu'il jugerait la plus propre à fléchir la justice M: Ouen. divine. La pensée qui le toucha davantage, fut celle des profanations qui se faisaient tous les jours des églises, des lieux saints, et surtout de l’adorable Sacrement de nos autels +. IL voua dont, au nom de la Reine, l’établisse- 3, pie detuve ment d’une maison religieuse, consacrée spécialement au "érable mère Cu:

therine de Bur,

culte de la très-sainte Eucharistie, et à la réparation des DR . A . ranae se outrages faits à ce divin Sacrement (3). Net p 427.

Tout porte à croire que la Reine fit à M. Olier une

+ Le 30 décembre 1650, Louis XIV, par l'avis de la Reine régente (4) cs g* : + à nerat ue que sa mère, avait ordonné d'empêcher la profanation des églises, prin- 4, AR d

cipalement dans la Champagne, où, par le maïheur des guerres, ces M. A sde

A . . anusacriléges étaient devenus fort communs. La lettre du Roi sur cette sé 44 na: matière est uné touchante preuve de sa religion (4). p. 569.

(t) Esprit de M. Olier, t. u, p. 278.

semblable demande : au moins rédigea-t-il alors, pour cette princesse, la formule d’un vœu à l’archange saint Michel, protecteur de la France, à qui il désirait qu’on eût surtout recours dans les troubles de l’État (1). Cet acte est un monument trop honorable à la piété de la Reine et au serviteur de Dieu, pour n’en pas donner ici un extrait.

« Vœu et dévotion (d'Anne d'Autriche), très-humble servante de JÉSUS-CHRIST.

» Abîimée dans mon néant et prosternée aux pieds de » votre auguste et sacrée Majesté, honteuse dans la vue » de mes péchés de paraitre devant vous, Ô mon Dev, » je reconnais la juste vengeance de votre sainte colère, » irritée contre moi et contre mon État ; et je me présente » toutefois devant vous, au souvenir des saintes paroles » que vous dites autrefois à un prophète, au sujet d’un > Roi pécheur, mais pénitent : J'aurai pitié de lui, et lui » pardonnerai, à cause que je le vois humilié en ma pré- » sence. En cette confiance, Ô mon Dev, j'ose vous faire » vœu d’ériger un autel à votre gloire, sous le titre de » saint Michel et de tous ‘es Anges; et, sous leur inter- » cession, y faire célébrer solennellement, tous les pre- » miers mardis des mois, le très-saint sacrifice de la » Messe, où je me trouverai, s’il plaît à votre divine » Bonté de m’y souffrir, quand les affaires importantes » du royaume me le pourront permettre, afin d'obtenir » la paix de l'Église et de L'État. »

M. Olier, pour imprimer dans le cœur de la Reine-mère une vive confiance à saint Michel, ajouta à la formule du vœu ces sentiments si dignes de la piété des Rois trèschrétiens :

« Glorieux saint Michel, Prince de la milice du ciel » et général des armées de Dreu, je vous reconnais tout-

» puissant » soumets » famille, :

» me renou » tous mes » comme l » que vous » et à ceu:

» réprimé ] ven y fais » ces même » à DIEU, a »en paix » désirant » par tous » je pourra » les autres » de m’écla Comme connaisson pagner l’ac coté, au no même attri moins il es changer to la capitale me ne tard le cours de et aussi al sil n'y eù triomphant Val-de-Grà Conception lui faire co et, pour l’e

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