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M. Olier soutientlasuffisance de l'attrition dans le sacrement de Pénitence,
@ an,
Declarat.
1700, tit. 4.
» voulez périr. Il y a de l’abus dans l’indulgence et la fa- » cilité de plusieurs ministres, et il y a de l’excès dans la » rigueur des autres. Le malin fait semblant de voulir » bannir l’abus de quelques particuliers, et il veut ou abo- » lir les sacrements dans l’Eglise, ou les porter à des ex- (A) Fragment imité si : à l + ra D trémités excessives, contraires à l'esprit de Jésusde M. Olier. » CHRIST (Â). »
XL. Ce discours irrita violemment les Jansénistes, et leur Remontrance lieu d , dé ‘ : Ts sonv!
du Père des Ma- donna lieu de se répandre en invectives contre le serviteur res à M. Olier. de Dreu. Le docteur de Sainte-Beuve en envoya une Idée de cet é-, pus : :
crit. étrange relation à Rome, à Louis de Saint-Amour, son £ (2) Journal de ami (2); et Arnauld, dans un emportement de colère, acaint- Amour, 6° : : POTE A à x part. ch. u, p. Cusa M. Olier d’avoir déchiré, en pleine chaire, le livre de 407, 48. $ . , Û ! . !
la Fréquente communion, et d’avoir osé faire des déclamations contre la pénitence, au mépris de la doctrine des (3) Œuvres Saints docteurs (3). Mais personne ne montra moins de mod’Arnauld tom. 41,04: à r xx, 2e Leitre, p. dération que le Père des Mares, dans un ouvrage anonyme 878. qu’il fit imprimer en cachette, sous le titre de Remontrance Œ Cette Rc- chrétienne et charitable à M. l’abbé Olier (4), et dont il
Mmontrance,d’en-
Es 30 pages inonda tout Paris. Nous n’entreprendrons pas de réponan-ho, est datée Ÿ der ce . 4 :
du 18 février dre à ses récriminations, ni à celles qu’on lit dans d’au-
4653. — Conti- à A ns : LA REC EeS à nuation de Fleu- tres ouvrages de même espece. On Y Va Jusqu à imputer à
ry, Ms. aut. du N, Olier d’avoir dit que le saint concile de Trente con- Père Fabre, liv.
cexxu, n. 16. — damne comme une hérésie la nécessité de la contrition (5).
Hermant, His- s toire. Ms 1. un, Le Père des Mares prononce, dans ce factum, qu’un sean-
ch. xvu, — Du- . ‘ TER R < ; pin, Hisioire ec- dale si public méritait une remonirance publique, et s’enrte t gage à montrer, par six maximes de la morale chrétienne, 1V, D. 654. — 4r- | es x
ticles des plus que M. Olier à péché mortellement et mème très-mortel-
rands hor . , ‘ ‘ à de lOratoire, Ms lement, pour avoir condamné en chaire la doctrine de saint
in-4e, p.535,par le : ’ A 1 Ô Q
Pie rh, Augustin sur la grâce (6), et celle des saints Pères sur la
1 Ÿ Royaume. pénitence ; pour avoir offensé la vérité qui est DiEu même,
ë) Remontran- ‘ % Ë ,
ce,p. 3. — Lettre et ses serviteurs (les Jansénistes) qui la défendent ; comme
aux Alac is ‘ + . , à
tes, in12, 1782, aUSSi pour avoir diffamé ceux qui ne sont pas de son opi-
LE ne He nion, les faisant persécuter et éloigner des charges, tant | ecclésiastiques que séculières ; excitant ainsi une persé-
F «tion, dont Enfin, il l’a universelle , verses, de s’èt Luthérianism et de sacrilé autel (4).
Le Père de et charitable , fait remarque:
glément certal par une énfi sainteté des p » conjure don » tés, ne souh.
» prendre con » sur ces mati » DIEU, qui D »les plus sa » bres ; enün, » veur et per:
» le voile épai » et qu’il fas » croyance tro » que le Saint » sors de sa s paroles la ha les vrais enf:
+ Nous ne co:
mais il est vrais nombre, ayant [ précepteur des ei peut bien présu occasion, par ce tion pour sa per:
myme trance dont il répons d’aujJuter à e €onon (5) | sCant s’enienne, nortelà saint sur la même, omIme in Opis, tant persé-
REMONTRANCE DU PÈRE DES MARES, 205 œtion, dont il est, non le martyr, mais le tyran +. Enfin, il l’accuse d’avoir usurpé l'autorité de l'Eglise universelle, pour s'être établi, dit-il, juge des controverses, de s’ètre même rendu coupable de Calvinisme et de uthérianisme ; et il va jusqu’à le taxer de profanation ons
et de sacrilége, toutes les fois qu’il monte au saint ce chrétienne et charitable, p. 96. -
autel (1). 27.
Le Père des Mares termine sa Æemontrance chrétienne XIV. et charitable, par un avis important à ses lecteurs. IL y pue tes fit remarquer combien il est dangereux de suivre aveu- faisaient de M. glément certains docteurs, parce qu’on les croit éclairés Olier. par une infusion particulière de grâce; comme si la sainteté des personnes était la règle de notre foi. «Je vous » conjure donc, conelut-il, d'ouvrir les yeux sur ces véri- » tés, ne souhaitant qu'elles vous portent à autre chose qu’à » prendre compassion touchant la conduite de M. Olier » sur ces matières ; qu’à vous humilier et à trembler devant » Du, qui permet quelquefois que ceux que l’on croit les plus saints, tombent dans de très-épaisses téné-
» bres ; enïin, qu’à demander à Notre-Seigneur, avec fer- » veur et persévérance, qu’il dissipe, par sa miséricorde, » le voile épais que M. Olier a sur les yeux de son cœur, net qu’il fasse connaitre aux personnes qui ont une » croyance trop aveugle à tout ce qu'ils lui entendent dire, » que le Saint-Esprit n’a pas renfermé en lui tous les tré- » sors de sa sagesse (2). » Rien ne montre mieux que ces oi Ibid, pag:
paroles la haute estime dont jouissait M. Olier parmi les vrais enfants de l’Eglise; les préventions injustes
+ Nous ne connaissons pas en détail ces martyrs du Jansénisme ; mais il est vraisemblable que ie Père des Mares se met lui-mème du nombre, ayant perdu, pour son attachement à ce parti, la place de précepteur des enfants du comte de Brienne, ministre d’État (3). On (3) Histoire de peut bien présumer, en effet, que M. Olier fut consulté, dans cette P£glise duXVII occasion, par cet illustre paroissien, si pénétré d'estime et de vénéra- #° is tion pour sa personne, bis Dre
4) Mémrnires de M. suudrand, p. 76.
(2) Journaux de des Lions, p.
M. Olier ne repond au Père des Mares que par son silence.
* NOTE !, p.
(3) Letties aut.
de M. Oler, p.
dont les hérétiques ne cessèrent de le poursuivre jusqu’à la fin ne font pas moins d'honneur à sa mémoire, Peu de temps après le sermon dont on à parlé, M. Olier étant tombé dans la paralysie (1), qui le conduisit lentement au tombeau, quelques Jansénistes en vinrent même jusqu'à regarder cette infirmité comme un châtiment visible de la justice divine. « J’ai appris de M. de Sainte- » Beuve, dit le Janséniste des Lions, que tous ceux qui » ont choqué la vérité, ont perdu l’esprit, le bon sens et » l'honneur; sont morts imbéciles, sans réputation , et » dans l’opprobre : témoin... M. l’abbé Olier, qui fut » quatre ans paralytique et maléficié depuis ce fameux » sermon contre Port-Royal (2). »
Le serviteur de Dieu laissa répandre toutes ces calomnies, sans y opposer d’autres armes que son silence et sa douceur; il ne fit non plus aucune reponse à la Æemontrance du Père des Mares, aimant mieux laisser à Dieu le soin de sa défense, et donner en mème temps à ses disciples un rare exemple de confiance et d’humilité *, Il souffrit même avec joie les affronts dont on le chargeait, sachant qu'ils avaient pour motif principal son attachement à la doctrine et aux sentiments du Père de Condren, son ancien maitre. Cette /Æemontrance, écrivait-il à l’un » de ses amis, est un eflet de la haine qu'ils ont conçue » contre moi, comme héritier des sentiments de ce saint » personnage, dont la mémoire est odieuse aux Arnaul- » distes, parce qu'il a été le grand adversaire de leur » patriarche, M. l’abbé de Saint-Cyran (3). » Mais les catholiques, que cette Æemontrance remplit d’indignation, ne gardèrent pas tous la même réserve; et comme elle était la matiere de la plupart des conversations dans la paroisse, plusieurs crurent devoir prendre hautement la défense de M. Olier. L'un des gentilshommes qu’il formait aux vertus chrétiennes, lui écrivait dans ces circonstances : « Hier, à l’occasion de cette Remontrance si charita-
CONFÉ » ble et si chre » heure avec M » jet, sur l’est » M. de Liancc » que je parla » qui m’aura » procurera, à !
» montrance ch L'hôtel de L pour tous les é lait volontiers, des Mares, et t Amable de Bou des quarante «€ parti après Arn Liancourt avai que M. Olier mant à la plac pour sa femme, le Jansénisme n’osa plus jam le scandale qu’ roisse, M. Olie soumission, pa piété. Mais, cd soumettre des e la dispute, il 1 cette controver de Saint-Josep par plusieurs « volontiers la p rait lieu en pré avaient déjà m que (6), n’étai dicateur de ce