‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme]Chapitre 126 sur 269 · CONFÉRENCE AVEC LE PÈRE DES MARES · texte numérisé non relu

CONFÉRENCE AVEC LE PÈRE DES MARES

us M x d'hérétique et de pélagien. Le Père de Saint-Joseph, ait M prenant à son tour la parole, voulut montrer que ce système us- wétait point condamné. Son adversaire s’engageait à en- M prouver son assertion par saint Augustin, et la dispute m- | séchauffait, lorsque M. Olier, voyant que le rusé sectaire el À D ne cherchait qu’à s’éloigner du sujet proposé, rompit ce ses À manége et dit: «IL n’est pas question de savoir si pour que M faire le bien il suffit d’avoir la grâce de Molina, ou celle len M ; des Jacobins, ou quelque autre que ce soit; mais si celui (2). M > qui ne fait pas le bien qui lui est commandé, a ou peut lieu M » avoir tout le secours nécessaire pour cela, et si Dieu le int- j luioffre de sa part. »

ent, # Ces paroles, qui coupaient court aux subterfuges du XVII. om- M fire des Mares, furent, s’il faut en croire ce dernier, EE côté M mexcpédient peu sincère pour rompre la conférence, et re des Mares. é du jeu digne d’une personne qui cherche la vérité. 1 dis- . de A ingua encore la grâce suffisante, et proposa de produire offi- 4 des textes de saint Augustin. « J'avoue, dit alors M. Olier, ieuse M » que j'ai peu lu ce saint docteur, d’autant que mes infiraux » mités et mes occupations ne me l’ont pas permis. Mais il Olier » n’est pas ici question de distinguer la grâce suffisante, ressa » comme à fait le Père des Mares ; chercher en quoi conon y » siste la différence de la grâce suffisante et de la grâce eférésie 1 »ficace serait une difficulté dont jamais nous ne sortirâces M » rions : il s’agit de répondre, en général, s’il condamne Ya Ml grâce suffisante ; et s’il refuse de répondre à cette amust, M » question générale, il paraît qu'il y cherche finesse et uvais » qu'il appréhende la censure. » M. Olier continua à le rdant 1 presser longtemps sans avancer davantage. Au lieu de rder, s'expliquer nettement, le Père des Mares protestait touurces jours qu’il était injuste de vouloir l’obliger à répondre sur et, au une question équivoque, le mot de grâce suffisante étant

temes pris en divers sens par les théologiens. Le duc de Lian-

ire de M court, voyant l’extrème embarras du Père des Mares, en-

qu'il reprit cinq ou six fois de le défendre, en témoignant que n, {4

Conclusion de la conférence.

(4) Relation véritable de l'a conférence, p.23.

210 PARTIR Il. LIVRE IX. — PANOIMER, ce Père agissait de bonne foi, qu’il était étrange qu on le pressât ds la sorte ; et la duchesse à son tour se mit à en dire autant. .

Alors M. Olier retranchant de la proposition ce qu’on prétendait y être ambigu, et ne parlant plus de grâce suffisante, demanda si, selon la foi catholique, il fallait reconnaître ou non des grâces qui ne fussent point efficaces ( ). Comme le Père des Mares déclinait encore la question, M. Olier la réduisit à son expression la plus sa Tsuma ainsi tout le système de la nouvelle hérésie : « Signez » que, selon la foi catholique, il n’y à point u ue sufti- » sante qui ne soit efficace, ou renoncez à Janet, dont » néanmoins vous avez soutenu durant tant d'années la » doctrine dans les chaires de Paris. » Cotte dernière proposition acheva de mettre dans tout son jour la mauvaise foi du Père des Mares. Il éluda encore la réponse, # dit que, s’il avait soutenu la doctrine de on : mé tait point dans ses écrits qu'il l'avañ puisée. « Be qui » donc vous en a imbu ? » reprit M. Olier. Le cardinal de Bérulle et M. de Saint-Cyran, répondit le Père des Mares. Au nom de Saint-Cyran, M. Olier braulant doucement la tête, dit à la compagnie : « M. de Saint-Cyran ! ha, je ne » n’en étonne pas !» et comme l'autre prétendait de : cardinal de Bérulle avait témoigné beaucoup d estime pour cet abbé (ce qui n’était point étonnant, le sl étant mort dix ans avant que le livre de June fût ne au jour), « mais, reprit M. Olier, le Père de Condren n’en

» disait pas autant, ayant rompu d'amitié avec lui pour

» une cause que tout le monde sait. » ; .

Tel fut le dénouement de cette conférence, du se c’est tout ce que nous en savons, d'après une relation “us posée par le Pere des Mares, où il aura rer doute bien des traits qui n'étaient point en sa aveur, | e Père de Saint-Joseph nous apprend que son sr refusa plus de trente fois de répondre directement'à

question q vit que les vre de la lui devenai ne pouvaie lerie, il n’€ dans le fou » qu'à remeé » gus{in (2) Trois moi:

en publia ur teclésiastique des pièces q «tte Lettre, tre le Père ares, prètre hquelle le E écrits (3). Ain que celui qu’ cest-à-dire, qu ils ÿ élaient € à Ce Moyen po

+ La conférence actes qui Ctaient Inanquereut pas remporté une vic l'aires ne tardère vinces, le Père dd où il donnait des 4 démarche ne serv Pélsant avec raisd victoire, ne prop!

désarmé et battu.

les colporteurs les

‘le foi du Père des ]

on le à en

qu’on > sufecon- 8 (1).

stion, et ré- Signez sufti- , dont iées la re pro- , Maunse, el ce n’édé, qui linal de Mares.

nent la a, je ne que le d'estime ardinal fût mis en n'en ui pour

moins on c0mné sans eur. Le versaire bnt'à la

CONFÉRENCE AVEC LE PÈRE DES MARES. 211 question que lui proposait M. Olier (1), et que lorsqu'il, (1 Premiere

vit que les armes dont il s'était muni, c’est-à-dire, le li- At vre de la Correction et de la Grâce de saint Augustin, "14 p.8. lui devenaient inutiles, et que toutes ses ruses de guerre ne pouvaient obliger son adversaire à changer de battrie, il n’eut autre chose à faire qu’à remettre son épée dans le fourreau ; « je veux dire, continue ce religieux, » qu'à remettre dans un sac ses traités de saint Au-

| (2) Deuxième » gus{in (2) T D lettre, ivid.

Trois mois après la conférence, le Père de Saint-Joseph en publia une courte relation, sous le titre de Lettre d'un cclésiastique à un évêque. Le docteur Arnauld, muni ds pièces que lui fournit le Père des Mares, opposa à «tte Lettre, la Relation véritable de la conférence enwe le Père dom Pierre de Saint-Joseph et le Père des Mares, prêtre de l’Oratoire, chez M. l'abbé Olier, et à hquelle le Père de Saint-Joseph répondit par divers (3) Œuvres

writs (3). Ainsi cette conférence n’eut point d’autre effet brad cri A

que celui qu'ont ordinairement ces sortes de disputes, Pi Histoire ecee : | clésiustiq. &. 1, c'est-à-dire, que Les partisans de l’erreur en sortirent comme Pos ns , Q ! . etires &i-

ils y étaient entrés (4). M. Olier eut cependant recours verses de M.

\ Ë s Le T' t. !

ice moyen pour ne rien omettre des devoirs qu'impose la 54 si.” ”"

+ La conférence étant ainsi rompue, M. de Liancourt se saisit des actes qui étaient sur la table de M. Olier (5), et les Jansénistes ne (51 Relation ve manquerent pas de publier partout que le Père des Mares y avait riluble de la co" remporté une victoire complète, Comme cependant des bruits con- /#”e"ce, p.15. aires ne turdèrent pas à se répandre dans Paris et dans les provinces, le Père des Mares envoya au Père de Saint-Joseph, un écrit où il donnait des explications sur ce qu’il avait avancé, Une pareille démarche ne servit qu’à contirmer la vérité de sa défaite , chacun pensant avec raison qu'un homme qui. aurait reuporté une pleine victoire, ne proposerait pas des accommodements à un ennemi désarmé et battu. Ces explications firent du reste tant de bruit, que les colporteurs les criaient sur le Pont-Neuf, sous le nom de Confession de foi du Père des Mares.

212 PARTIE I, LIVAH IX, — PAROISSE, charge pastorale ; comme un médecin qui ne laisse pas de donner toujours des remédes à un malade, quoique ave 235, P- bien peu d'espérance de succés ”,

XX. Pour justifier le zéle du serviteur de Div, il ne sera bi. pas inutile de remarquer ici que le Jansénisme ne fut pas, nisme influait comme on se le persuade faussement, une erreur abstraite sur les mœurs, £ ‘ ET :

et métaphysique, I tendait au contraire à autoriser les plus monstrueux déréglements +; et cette conséquence dé. coulait naturellement de la proposition que M. Olie attaqua dans la conférence, et qui faisait alors la matière de presque toutes les conversations. « Ils enseignent, » écrivait-il, parlant de ces nouveaux docteurs, que ja- » mais ils ne font le mal que par le défaut de la grâce, Dire » la retirant sans sujet à «a créature, et la faisant ainsi » trébucher, Hs publient et préchent que, quand nous tom- » bons, ce n’est que par faute de grâce et non par l'abus de » notre liberté, et qu'ainsi les commandements de Disc » nous sont impossibles, Voyez quelle doctrine, et quel » prétexte aux uégligents et aux libertins. Ils sont venus, » disent-ils, pour humilier les hommes, en apprenant que » la grâce est principe de tout; comme si le corps de l'E. » glise ne l’enseignait pas à ses enfants. Voyez quelle est » cette humilité, qui fait que le pécheur ne s’accuse jamais » d’être la cause entiére du mal, mais qu’il en accuse Dr, » comme #'il ne voulait pas que nous fissions le bien, le » bien qu'il nous commande, et pour l’accomplissement » duquel il est mort sur la croix et a versé tout son (4) Lettres aut, » sang (1), » Ce langage impie était devenu si populaire,

de M. Olier, y. , ’ À : ; ass "que plusieurs le portaient dans le saint tribunal en confx-

+ Saint Vincent de Paul nous apprend que les Jansénistes ne pouvaient souffrir d'entendré dire que l'homme résiste à la gräce ; ei lniméme, par horreur pour cette détestable doctrine, répéta longtemps, deux fois, lorsqu'il récitait les Litanies du saint nom de Jésus,

(2) F'ie de saint |. paroles suivantes : A neglectu inspirationum tuarum libera nos.

Vincent, par Col- Ha .P° Domine t?),

IL NOLI saut leurs pi d'une persor:

sacrés, OA ] lui avait ma mème àse r Saint-Amou confesser à 1

Ces doctri rapides à Ja rent bientôt les insérer d qu'à supprir dic de la Fa posa enfin l’e comme le ré que les com Saint-Amour en appelèren!

teurs bien in ture était por des mesures sion (4) ; et

M. Olier rés voyage de Roi il alla consu ce voyage qu’ que le corps

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Parlement,

recours à Ror

séances réglé

la discorde, i

culier, une let

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e sera it pas, straite s plus ce dé- Olier natière gnent, que ja- €, DIEC it ainsi us tomabus de de Diet et quel | Venus, ant que s de l'Eelle est e jamais se DIE, bien, le ssement out son pulaire, 1 confes-

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de Jesus.

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