‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme]Chapitre 144 sur 269 · IV. On poussa le bâtiment avec tant de diligence, qu'il fut · texte numérisé non relu

IV. On poussa le bâtiment avec tant de diligence, qu'il fut

Solidité et ou | | be “implicité du achevé à l’Assomption de la même année, excepté la toi-

Lâtiment du sé- ture qui manquait encore en plusieurs endroits (6) ; et toute. ininaire. : : rer P ù Re

(6) did. pag. fois la promptitude de l’exécution n’en fit point négliger k 82. — Mémoires solidité, Comme ce bâtiment devait être consacré à Dir, deM,Baudrand, on 5 | é v. #7. Remar- on porta si loin les précautions dans le choix de tous les ma-

jan, omis

UONST Wriaux, qu’ sans défaut, entière, pou construction à Le Mercie Mais pour y les bâtiment sentir que c« en exhaussât superflus, Bi

denticules da et qu'on avai rue : dès qui ouvrage, aim gularité, quel le moindre or gificence ou de Le Mercier colonnes, et ionique (2). € et par la nobli ment carré, « «L'architectu toire de Pas parties , tant » ment sont « » d'une seule | » nôtres du « » celles du ded » pli (5) *. »

qu'on la bénit mier usage qu moigner, dans

Ate inomis à auspressecontrie notre et une us fidè- 1issions par sa par son Le, et on l'octave pendant poussés sait alors ouvriers e, et fuce grand on pour quiète et u $e porjue nous uvoir, en u pain à quelque jent paru

applau-

qu'il fut té la toi- ; ettoute égliger é à DIE, as les ma-

CONSTHUUTION DU SÉMINAIRÉ DE SAINT-SULPICE, 2h5

wriaux, qu’on n’y en employa aucun, qui n’eût été trouvé ques Motoriques.

[A 0] sans défaut, et mème qu’on acheta à grand prix une forêt r A Vies entière, pour avoir un bois neuf et sain à employer aux “tr: 197:

constructions (1). Dans ce mème dessein M. Olier permit PA Pace . Q . 11! . LL à Le Mercier de construire l'édifice en pierre de taille. w, s.

Mais pour y conserver la simplicité qui doit paraitre dans les bâtiments des communautés, il ne voulut jamais consentir que cet architecte le couvrit en ardoise, m qu'il en exhaussât les pavillons, ou qu’il le décorât d’ornements superflus. Bien plus, comme l’on avait fait à son insu des denticules dans l’entablement qui couronnait la maison, (2 meémoir. de

d qu'on avait commencé à les tailler aussi du côté de la gg" P

rue : dès qu’il en fut instruit, il fit cesser sur-le-champ cet Ar ges ouvrage, aimant mieux laisser subsister une pareille irré- Germain Brice.

gularité, quelque choquante qu’elle fût, que de souffrir HE :

(4) Puris anle moindre ornement, qui eût tant soit peu ressenti la ma- ,, + ponveun,

guificence ou le faste. Enfin, il s’opposa encore au dessein 6, ” 7. de Le Mercier qui voulait décorer l’entrée en y mettant des 479, 180. —Gar-

«lonnes, et il n’y souffrit que deux pilastres d’ordre te, ro imique (2). Cet édifice, remarquable par sa solidité (3) *%, yrsoire et

et par la noblesse de son ordonnance, était un grand bâti- recherches des ñ R ‘ À ee antiquités de Pament carré, qui laissait au milieu une belle cour (4). ris, in-te, 472,

| . Lot, pe 485, — «L'architecture en est simple, dit Sauval, dans son AÆis- LPO 0 de M.

»toire de Paris, mais très-bien entendue en toutes ses gi all) | . ’ 0 » parties , tant dedans que dehors ; les pierres de ce bâti- 277.

» ment sont si bien assises et cimentées, qu’il semble on » d'une seule pierre. Il est des mieux percés, et si les fe- a Mrenquration » nêtres du côté du jardin étaient en correspondance à 4 AE » celles du dedans de la cour, ce serait un édifice accom- les clefs du séli (5 minaire à Norpi( de tre - Dame de Par Frs de religion, M. Olier désira que la chapelle ae coma reine ft achevée avant aucune autre partie du bâtiment, et de cet établis-

qu'on la bénit au plus tôt, afin de sanctifier par là le pre- OP ee mier usage qu’on ferait du nouvel édifice (6). Pour té- Ofier, par M. de

. A ji Bretonvilliers,t.

moigner, dans cette occasion, son respect envers le Saint- à, p. 82.

: 1 Ar na Siége apostolique, il voulut que le Nonce du Pape hénit , .— Let- , k ve tres aut. de M. la chapelle, ou qu’au moins il y célébrât le premier (1),

Olier, . 4. , . . . . 1!

(2) PAR TRE Le Prieur de Saint-Germain, vicaire-général de l’abhé,

bal de cette céré- : F . .

monie, grehne, Permit, en effet, que ce prélat y officiât pontificalement, «e

du Royaume, réservant à lui-même énédiction : » céré es ane ème la bénédiction : il fit cette cérémo-

Reyistre de la nie, le 18 (2) ou le 19 (3) novembre 1650, assisté de

Juridiction, fol. | es ie 146.— Hist. & M. Olier et d'un grand nombre d’ecclésiastiques, et il

l'abbaye S -Ger- Yi; : PS D dl Di bénit encore le caveau situé sous la chapelle, et destin à

, fol, Late la sépulture des personnes de la maison (4).

hist.1.4,p.46. Lorsque le nouveau bâtiment fut presque entièrement a on achevé, M. Olier, avant qu'on y logeât, eut la dévotion PA 5 d'aller à Chartres, pour en offrir les elefs à la patronne

é “ ue de cette ville, comme à la reine de l'établissement (5), st 1, p. 83.

— Réglement des I célébra la sainte Messe dans cette cathédrale, ayant sur 1

rétres de la pa- . 2/6 à . N . .

Pose Saint Su. lui les clefs du séminaire, et conjura la très-sainte Vierge

Dice, p. 3, not. — : . , ce Étaït © me

Dem ge pau. de Prendre possession d'une maison qui était son ouvrage,

on pee 6 de la bénir à jamais. Ce fut dans cette circonstance, istoire de . . DE , |

l'abbaye Saint. Qu'il lui offrit, comme à l'épouse du Père éternel, une

Germain, ibid.

(5) Remarques TObe précieuse, brodée en or et en soie (6), qu’on conserve

a Ge eNCOre dans le trésor de cette église; et pour perpétuer. tie aut.deM. dans la maison, la dévotion à Notre-Dame de Charires,

ier, L vi, p.. pie . :

53, 584.— Pie de il Voulnt y attacher tout le séminaire par un lien parti-

M. Olier, par M.

deBretonvilliers, NE ml chapitre de la cathédrale (7) *. Enfin, désirant de laisser

ement des pré- . : ; : ee tres dela paroisse AUX siens sa tendre dévotion envers Marie, comme l'he-

Saint-Sulpice, p. : re . note. Pie Le ritage le plus précieux (8), il s’efforçca de rappeler partout,

(6) Vie de M. ne iminai int ni a Ç ’enir de cottu Oler be +8 dans le séminaire de Saint-Sulpice, le souv enir de cet ; (7) Archives du aimable Mère. « J'espère, écrivait-il, que le saint nom de oyaume, section è AR 2 . :

doman, & 7ou, » Marie sera béni à jamais ; dans notre pauvre maison et A. 5,n.2 * NOTE 4,p | 278 » frères. Elle en est la conseillère, la présidente, la trés (8) Lettres de : ù ; ‘ M. Tronson, 1,» Tière, la princesse, la reine, et toutes choses (9). » Dans

au Montréal ce dessein il voulut qu'on placât au fond de la cour, et en

P. 408, 48 avril , | |

1685. . face de la porte d'entrée, une statue de la très-santr (9) Mémoires 7: PSE , aut.de M. Olier, Vierge, qui fût comme le symbole de la royauté et du

culer, et obtint à cet effet. des lettres d’association du À

» tout mon désir, c’est de l’imprimer dans l'esprit de ne À

CONSTRUC pnaine que :

Cette statue, € wésentait la s “NOUX, l'Enfa h tête, et on ero (3). M. 0 Marie comme | quil refusa tou ke lui ayant di » dit-il, que c* » qui l'en a » nus (3), » H f dns le frontor ngramme de À portes, sur les

Mais ce fut s que sa dévoti eat, S'il désir pr sa simplicit el les artistes religieux desse rares curiosités le premier ran tout la peintur plus beaux si par Le Brun, s magnifique co très-sainte Vie:

Du le Père, phante, et proc dans le saint ( plusieurs fois, arts, pour le ] donnerons ici les Mémoires

pe hénit nier (1).

l'abhé, nent, se Cérémoisté de es,etil lestiné à

èrement dévotion patronne nent (5),

yant sur À

à Vierge ouvrage, nslance, nel, une Conserve

rpétuer, !

harires,

on parti- { ation du e laisser À me lhé- À

partout,

de cette |

| nom de iaison el it de no la tréso- }. » Dans

ur, et en %

"eS-saintr

uté el du

CONSTRUCTION DU SÉMINAIRE DE SAINT-SULPICE. 247 dnaine que JÉsus-Cirrist lui donnait sur la maison (1). cette statue, excellemment exécutée par Buistel (2), rewésentait la sainte Vierge assise, tenant, debout sur ses genoux, l'Enfant Jésus qui lui mettait une couronne sur h tête, et on lisait au bas ces paroles : /nterveni pro uero (3). M. Olier avait si fort à cœur de faire honorer Marie comme la reine et la fondatrice de la maison (k), quilrefusa toujours la qualité de fondateur , et quelqu'un k lui ayant donné dans une lettre : « Vous savez, répon- » dit-il, que c'est Jésus en sa divine Mère qui l’est, et » qui l'en à établie fondatrice : Fundavit eam Altissi- » mus (5). » H fit même graver ces paroles sur une tablette, dns le fronton de l’édifice (6), et voulut aussi que le monogramme de Marie parüt partout dans la maison, sur les portes, sur les meubles, le linge, les ferrures, les vitres (7).

Mais ce fut surtout dans la décoration de la chapelle, que sa dévotion pour l’auguste Mère de Dreu parut avec éclat, S'il désira que la maison ne se fit remarquer que pur sa simplicité, il voulut que la chapelle fût magnifique : tes artistes de l’époque secondèrent si parfaitement ses religieux desseins, qu’on la comptait au nombre des plus res curiosités de la capitale, et qu’on lui donnait même le premier rang pour ses tableaux (8). On y admnirait surtout la peinture du plafond, regardée alors comme l’un des plus beaux ouvrages de ce genre (9), et qui fut exécutée par Le Brun, sur {l’idée que lui en fournit M, Olier. Cette magnifique composition représentait le triomphe de la très-sainte Vierge, couronnée dans le ciel de ia main de Du le Père, aux acclamations de toute l’Église triomphante, et proclamée Mère de Dreu par l’Église militante, dans le saint concile d’Ephèse. Ce sujet, qui a été gravé plusieurs fois, est trop célèbre dans l’histoire des beauxarts, pour le passer entièrement sous silence : nous en donnerons ici une courte description, que nous lisons dans les Mémoires de M. Baudrand. « Les Pères du concile d'E-

LU. v. p. 402 — Vie de M Olier, pur M. de Brelonvilliers, t. 1, p.79. — Vie, par le Père Giry, 2e part. chap. vi.

(4) l’ie de M.

Olier, ibrd. pag. 410$. — Grandet, Vies Ms. t. 1, p.

(2) Sauval, ib.

tr p. 435.

(3) Mém de M.

Baudrand. p.32.

— Grandet. ibid

(4) Esprit de M. Olier, tu, p. 237.

(5) Lettresaut.

de M. Olier, p.

#09. — Grandet, ibid.

Beauté de la chapelle du séminaire.

(6) Mémoires de M. Buudrund, p. 32.

(7) lies Ms. de Grandet, t. 1, p.

437. — La vérilable dévotion à la Mère de Dieu, par le Père Chérubin de Sainte- Marie Ruppé , 4691, t. 11, pag.

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