IX
Influence de
» mus ; Signaculum in brachio, ut semper operemur (3) ; que » nous nous éloignemons entièrement de l’esprit de nos » pères, si nous abandonmions la sainte pratique signifiée » parces trois mots : Per Christum, cum Christo, in » Chrisa (le,
Après la dévotion à la vie intérieure de Jésus, M. Clier
la très-sainte donna pour second fondement à la piété du séminaire de
Vierge sur l'Eglise. Elle est le
Saint-Sulpice, la dévotion à la vie intérieure de Marie, dont
canal de toutes on y célèbre la fête tous les ans. Elle à principalement pour
les grâces sur
le séminaire.
objet les dispositions intérieures de cette incomparable
ES créature da dont elle a » vivre dans » sa vie à » sainte Me » de l’Egli » Marie est » ses biens » que les » CHRIST (1 » très-saint
» des Apôt
» prenant p » CHRIST, fig » les Apôtre » de lumièr » dragon sot » les Apôtre:
»tres de la » tiennent e » Sance de
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+ La congre norer la vie int » cette solenni » sainte Vierg » ses actions e!
» en JÉSUS-Cur » et en toutes » de Dieu; en » et abaisseme:
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ESPRIT DU SÉMINAIRE DE SAINT-SULPICE, 263 créature dans toutes ses actions, et les trésors de grâces dont elle a été enrichie +. « Jésus-Cnrisr, qui a promis de » vivre dans les saintes âmes, dit M. Olier, n’a communiqué » sa vie à personne avec autant de plénitude qu’à sa très- » sainte Mère. La communication qu’il en a faite au corps » de l'Eglise, est elle-même bien inférieure à celle-là. » Marie est comme un sacrement sous lequel il distribue » ses biens et ses grâces ; et c’est à cette source si féconde, » que les cleres doivent aller puiser la vie de Jésus- » CurisT (1). Saint Jean a vu tout cela : il représente la » très-sainte Vierge comme une femme revèêtue du soleil,
(1) Recueil de
divers écrits de
M, Olier, Ms.in-
» portant sur sa tête nne couronne de douze étoiles, figure “1: #9: 40:
» des Apôtres, et ayant la lune sous ses pieds; nous ap- » prenant par là que, toute remplie et pénétrée de JÉsus- » CurisT, figuré par le soleil, elle remplit à son tour tous » les Apôtres et l'Eglise, et leur donne tout ce qu'ils ont » de lumière et de splendeur. Elle parait encore avec le » dragon sous ses pieds ; et c’est pour marquer que tous » les Apôtres, les disciples, les prêtres et les autres minis- »tres de la hiérarchie de l'Eglise, jusqu'aux exorcistes, » tiennent et recoivent de Jésus-Curisr, en elle, la puis- » sance de fouler aux pieds et d’écraser la tête du ser- » pent (2). Conséquemment à ce dessein, Dreu a voulu que, » quoique sa sainte Mère ne fût point présente à la cène, » ne devant pas être faite visiblement prêtre, selon l’or-
+ La congrégation de l’Oratoire faisait encore profession d'honorer la vie intérieure de Marie, dans la fête de sex grandeurs, « Dans » cette solennité, écrivait le Père de Condren, nous honorons la » sainte Vierge, en elle-même et en tous ses rapports; en toutes » ses actions et tout ce qui s'est passé en elle ; en tout ce qu’elle a été » en Jésus-Curist, dans les Saints au ciel, dans les âmes en la terre, » et en toutes les opérations qu’elle a encore à faire dans l’Église » de Dieu; en toutes ses vertus et qualités, en toutes ses grandeurs » et abaissements (3), »
(2) Panégyriq.
de S, Jean l’Evangéliste, Ms.
aut. de M, Olier.
(3) Lettres du PèredeCondren, in-42, 1808, Lett.
LXXAUT.
(4) Divers é. » dre de Melehisédeeh, elle fût cependant dans le cénacle, crils, elec, — Es- PRET ’ , , prit de M. Olier, » pour y recevoir l'esprit et la grâce apostolique (c'est-ànn co, » dire, l'esprit de zéle pour la gloire de Dieu et pour le sa.
an vi» ut du genre humain); apprenant par là à l'Eglise, que 2,ch, vi, — An, $ ; , , x ss à Dom, — Remur. » jamais elle ne serait renouvelée qu’en la société de Marie,
hist, 1 M, p. : PR F 860, 561, 488, yet qu'en participant à son esprit (1). »
LA + Pour rendre sensible cette seconde dévotion fondamen- Tableau de la A ! ‘ .
descente du tale du séminaire de Saint-Sulpice, M. Olier voulut que le
Saint-Esprit, et tableau prineipal de la chapelle représentât l’auguste Reine autres, qui ren- dati lie de I âce de l'ordre ecclésinatiqne dent sensible du clergé, remplie de la grâce de l’ordre ecclésiastique,
Fe hr Mes et établie comme le canal qui la répand sur tous les mi- 2) L'Europe, A :
cclesiast, 4157, Distres sacrés, Dans cette grande et sublime composi- 3 partie, À 111, ,
vi — Jlurtaut ON (2), l'un des plus beaux ouvrages de Le Brun +, la
A M sainte Vierge, élevée sur un lieu éminent avec les saintes . s D. 3, —
Piyanwl de la femmes séparées des hommes, selon li coutume des Forcr, 1765, 1, ‘4, 6 ‘ re D vu, pag. 354 — Juifs (3), semble recevoir, en effet, la plénitude de l’Es-
Ge ds tn prit-Saint qui #e divise ensuite par portions sur les Apôtres
plu ur et sur le reste de l'assemblée. Le Brun se proposait de uerry, 1788,1, EN Re 1, p. 439. — 41- peindre encore pour la chapelle du séminaire, et d’après manach du voyu-
geur à Para, les idées que M, Olier lui en avait communiquées par
Ro énoresde écrit, dix autres tableaux (4), tous destinés à montrer
Ft Athens, v que Marie est l'instrument universel de toutes les grà- ?
&) Devis des ces dans l'Église (5); mais il n’en exécuta qu'un seul, ouvrages dr pein , es à « ‘ , “Lie ’ us ie celui de Ha Visitation, où, suivant l’expression du seretc. 7 décembre 4654. Actes de A dl Vierge en exercice envers saint Jean et sainte Elisabeth, à Paris. . : |
(5) Mémoires à qui elle porta la connaissance et la grâce du Rédempde M. Baudrand, LR LS p. 40. teur (6) 7,
(6) 1bid. pag.
44. — kKecuel de divers écrits de M. Olier, etc. fo à L8, hCe tableau, le premier que Le Brun exécuta pour le séminaire, lit
la réputation de ce grand artiste,
viteur de Die, il représenta l'apostolat de la très-sainte
++ Ce tableau représente sainte Elisabeth, qui honore l'enfant Jesus, vivant en #a sainte Mère, et lui adresse la prière : O JEsu, virens in Maria,