PIÉTÉ DU SÉMINAIRE ENVERS LA TRÈS-SAINTE VIERGE
NOTE 8, p. 258. — La confiance la plus filiale et la dévotion la plus tendre envers Marie, étaient comme le caractère distinctif de la piété du séminaire de Saint-Sulpice. On peut voir, dans les Mémoiressur la Vie de M. de Bretonvilliers, par M. Bourbon, quelques-unes des pratiques qui y étaient alors en usage. «L'on ne saurait dire, remarque cet auteur, le grand pro- » grès que M. de Bretonvilliers fit dans cette dévotion, sous un » si excellent maître que M. Olier, très-grand et très-fidèle ser- » viteur de Marie, ni le nombre et la diversité des devoirs qu’il » rendait à cette divine Mère : il en avait même pour l’honorer » à chaque heure, et presque à chaque moment. Il ne manquait » jamais, à son réveil, de se donner à elle pour répondre fidèle- » ment durant toute la journée aux desseins que DIEU avait sur » lui. Entre autres pratiques, il avait un grand soin, tous les » samedis, de mettre entre les mains de la très-sainte Vierge ce » qu’il avait fait durant la semaine, la priant très-instamment de » vouloir suppléer à ce qui y manquait, pour rendre ses œuvres » de bonne odeur devant Dieu, pratique à laquelle il était encore » fidèle le dernier jour de chaque mois et de chaque année (2). » La plupart de ces dévotions étaient communes à tous les disciples de M. Olier. M. Maillard, l’un d’eux, dit de M. Hurtevent : « I] » n'entreprenait rien sans consulter auparavant la très-sainte » Vierge, et lui mettre entre les mains l’adorable Sacrifice de » l'autel. Dans les affaires de moindre conséquence, ou qui ne » permettaient pas une longue délibération, il se contentait d’é- » lever son esprit et son cœur vers son reluge ordinaire, mais. » avec une telle fidélité, qu’il n'aurait pas parlé à un homme,
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