‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme]Chapitre 170 sur 269 · Ms · texte numérisé non relu

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sans doute, leur offrir aussi ce secours, pour les aider à faire saintement l’action la plus auguste de la religion. «€ DIEU le Père, disait-il, ne peut prendre plaisir à rien sur » la terre, s’il n’y voit quelque chose de son Fils ; les Juifs » n’ont rien fait qui n’ait été une figure de Jésus-Cunmsr : Omnia in figura contingebant illis. Pourquoi aurions- » nous pour lui moins de religion ? Et comme partout, » même dans leurs œuvres les plus communes et les plus » grossières, par exemple, dans la nourriture de la manne, » ils devaient voir Notre-Seigneur et l’adorer par la foi : » nous qui avons l’avantage d’avoir reçu son Esprit pour » en remplir nos œuvres, devons-nous bien plus consi- » dérer dans nos actions ordinaires Notre-Seigneur, et le » respecter intérieurement en tout ce qui peut nous le re-

Ca

@) Journée » présenter (2). » Tel a été le but que M. Olier s’est pro-

chrétienne, part.

posé en composant son Explication des cérémonies de ln grand’ Messe de paroisse : il a voulu offrir, aux ministres des autels, des considérations pour aider leur esprit et pour occuper leurs cœurs, en s’acquittant de leurs fonctions diverses, sans vouloir exclure les autres explications dont on pourrait se nourrir avec un égal fruit. La manne du désert variait à l’infini, selon les dispositions et les désirs des Israélites. Il est vrai que des lecteurs peu versés dans la connaissance des auteurs de l’antiquité, trouveraient peut-être, dans cet ouvrage, des explications qui leur paraïtraient forcées et arbitraires. Mais on sait combien d’allusions semblables on rencontre dans Les écrits des anciens Pères ; ils n’ont pas cru s'éloigner des vue: du Saint-Esprit en faisant un usage presque continuel du sens allégorique ; et avec leurs lumières et leur esprit, nous serions plus modérés dans notre critique, lorsque nous lisons les auteurs modernes qui ont jmité leur langage, surtout dans l’explication des cérémonies, où il est

certain que autre avan leurs trèsdu sujet, nies, en € petite qu'e rites, que 1 la liaison sensible la dans lesqu qu'il aurai ecclésiastiq présente lé victime au tions de l’I Outre l” nies, les s service de et assistai chaque mc roissiale. C plusieurs nuisit au p qu'on y re sa propre s'en rappc la commu moins le Liancourt, connu le originale Monsieur, che, et no des ecclés devait les

ASSISTANCE AUX SAINTS UFFIUES. 313 LÉ à ses «rtain que presque tout est allégorique et mystérieux. Un it bien, autreavantage qu'offre cetouvrage, dont la doctrine est d’ails aider à leurs très-sublime, et répond parfaitement à la grandeur religion. du sujet, c’est de procurer l'intégrité parfaite des cérémorien sur nies, en empêchant qu’on n’en omette aucune, quelque les Juifs yetite qu’elle soit, à cause des significations des moindres -Cunisr : rites, que M. Olier a eu l’attention de nous donner, et de aurions- la liaison de ces significations entre elles. Pour rendre Partout, sensible la grandeur du saint Sacrifice, et les dispositions les plus dans lesquelles on doit l’offrir, il fit peindre un tableau L manne, qu'il aurait multiplié par la gravure et répandu parmi les , r la foi : eclésiastiques, s’il n’eût été prévenu par la mort (1). [lre- Que a Ce prit pour présente le prêtre, au moment de l'élévation, offrant cette & Brélonvit : ls Consi- victime auguste au Père éternel, dans toutes les inten- “7% "151-288 ur, et le tions de l'Eglise du ciel, de la terre et du purgatoire. us lere. | Outre l’assistance aux exercices ordinaires des cérémo- XXI. est pro- | nies, les séminaristes étaient employés, tour à tour, au Agnes . ies de lu service de l’autel, tous les dimanches et fôtes de l’année, prêtres à l'adninistres et assistaient encore aux saluts le premier jeudi de An nl esprit et chaque mois, ainsi qu'à tous les Offices, dans l’église pa- et les clercsaux rs fonc- roissiale. Comme ces offices étaient longs et multipliés, A ue lications plusieurs directeurs craignirent que cette assiduité ne à manne auisitau progrès dans les études, et témoignèrent le désir Is et les qu'on y renoncät. M. Olier aurait cédé à leur avis, contre peu ver- sa propre persuasion, mais l’on résolut apparemment de té, trou- sen rapporter à celui de M. Bourdoise, pour qui toute ions qui la communauté professait une singulière vénération. Du dii com- moins le serviteur de Dieu alla lui-même le trouver à es Gcrils Liancourt, le 22 août 1647 ; et dès que M. Bourdoïse eut es vues connu le sujet de sa visite, il lui dit avec cette manière nuel du originale et sentencieuse qui le caractérisait en tout : * esprit, Monsieur, monsieur, il faut travailler dans la hérarlorsque chie, et non pas à côté(2), voulant dire que, pour former (2) Vie de M. eur Jan- des ecclésiastiques destinés au service des paroisses, il ot ü id est devait les appliquer aux fonctions et aux emplois d'une

paroisse. C'était, en effet, ce qu’on avait pratiqué jusqu’alors au séminaire. Lorsque quelqu'un avait reçu le sacerdoce, il passait à la communauté, et servait de clerc aux prêtres qui administraient les sacrements dans l'église et chez les malades ; et, après qu’il avait fait cette fonction pendant quelque temps, le supérieur l’employait à administrer les sacrements à son tour, et lui servait de clere lui-même, afin de mieux le reprendre de ses fautes, et de à Fu ni l’instruire de ce qu’il pouvait encore ignorer(1). M. Olier p. 489. avait d’ailleurs un autre motif pour maintenir cet usage : c'était la sanctification de ses paroissiens. Étant encore à Vaugirard, lui et les siens s'étaient dévoués, comme on l’a vu, au salut de ce peuple; et il desirait que le séminaire y contribuât de son côté, non-seulement en instruisant la jeunesse par les catéchismes, mais en assistant aux Offices divins, « pour rendre visible, disait-il, l'esprit du » séminaire, qui autrement demeurerait caché sans don- » ner exemple à l’Église, et sans mettre en pratique, pour » l'édification des Fidèles, les vertus et les grâces qu’on y » aurait reçues. » Il assurait que cela lui avait été dit plusieurs fois, dans son oraison, par Notre-Seigneur, contre ns l'opinion de quelques-uns qui eussent été d’avis d’abolir p. 282. cet usage (2).

EE Entr’autres exemples d’édification, que la piété des marquables de Séminaristes offrait aux paroissiens, on remarqua surtout ne l'humilité d'un ancien magistrat, que M. Olier employa au prince de pendant longtemps à remplir les fonctions d’acolyte.

Conti. >Atai y : lé à :

(à Répisire ds C'était Jean de Sève, seigneur de Mérobert(3), oncle

sépultures de maternel de M. Tronson, et qui, étant “evenu veuf à l’âge séminaire de ; : . + RE l Saint-Sulpice,18 d'environ soixante ans, quitta sa place de Président aux

janvier 4874. PA FN Essai œur enquêtes du Parlement de Paris(k), et vint s'offrir à

dar etc. M, Olier, pour embrasser l’état ecclésiastique. Le servi-

teur de Dreu l’accueillit avec bonté; maïs jugeant nécessaire d’éprouver sa vocation, il lui faisait exercer, tous les dimanches, les moindres fonctions à la Messe de

paroisse. Li que Sa VOCa rat, dever plus hono pus les tit fois (4) L'étude mait une F alors dans de chant, q L'importan déricale, fi principale d lité du lon remarquab Conti, alor Saint-Sulpi luence ord la distinetic placé par h cette rencol » faites-mo » donc au :

Le prince, demande, insista un » le sémin » l’église.

» monsieu » de le me C'était mait, dan: religion vi Le trait :

montre né

jusqu'ale sacerlerc aux église et fonction à admide clerc ès, et de M. Olier ; Usage :

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iété des

surtout employa acolyte.

), oncle

ent aux offrir à > Servi-

ASSISTANCE AUX SAINTS OFFICES. 315 paroisse. La manière dont il s’en acquittait, montrait bien que sa vocation venait d'en haut; car cet ancien magistat, devenu petit enfant pour Jésus-Cunisr, s'estimait plus honoré de sa qualité de simple acolyte, que de bus les titres d'honneur dont il avait été revêtu autre- : Gr e . fois (1) Liv, p. 54.

L'étude des cérémonies et du chant ecclésiastique formait une partie essentielle de l'instruction qu’on recevait alors dans le séminaire; et l'usage était d’avoir un maitre de chant, qui venait tous les jours y faire plusieurs leçons.

L'importance qu’on attachait à cette partie de l’éducation

déricale, fit croire à plusieurs personnes que c'était la fin principale du séminaire, et elles ne concevaient pas luti-

lité du long séjour qu’on y faisait (2). Voici un exemple lé es remarquable de ce préjugé : Un jour que le prince de 4, p. 588. Conti, alors jeune ecclésiastique, était venu à l'Office à Saint-Sulpice, où, sans d. ‘te la petitesse du lieu et l’af-

luence ordinaire n’avai . a; permis de le recevoir avec

h distinction due à une personne de son rang, il se trouva

placé par hasard à côté d’un séminariste ; et, profitant de

ette rencontre, il lui fit cette question : « Monsieur l'abbé,

» faites-moi le plaisir de me dire ce que l’on vous apprend

» done au séminaire? » Le séminariste ne répondit point.

Le prince, qui croyait n’avoir pas été entendu, réitéra sa demande, sans recevoir non plus de réponse. Enfin, il

insista une troisième fois. « Monseigneur , répondit alors

» le séminariste, on nous apprend à garder le silence à

» l'église. — Je vous suis très-reconnaissant de cet avis,

» monsieur l'abbé, reprit le prince de Conti, et je tâcherai

» de le mettre désormais en pratique. »

C'était surtout par ses exemples que M. Olier impri- XX mait, dans les cœurs de ses disciples, ces sentiments de Ronde MO. religion vive et profonde, dont il était lui-même pénétré. lier.

Le trait suivant, tout minutieux qu'il pourra paraitre, montre néanmoins avec quel soin il s’efforçait de leur in-

(1) Attestations uutographes touchant M, Olier, v. 231,

(2; Catalugue d'entrée des Mes-

séminaire, p.27, (3) Collet, lix.

culquer la nécessité de cette vertu. Il est rapporté par M. Robert, directeur de la petite communauté de Saint-Su]. pice, qui porta depuis son nom. « Etant allé, en 1744,

aux Camaldules, près Paris, avec la communauté, pendant les vacances, nous y trouvâmes, dit-il, M. de Méliand +, ancien évèque d’Alet. Il s’informa, d’un de nos Messieurs, de quelle communauté nous étions; et ayant appris que c’était de Saint-Sulpice, il s’offrit fort obligeamment pour nous faire parcourir la maison. Son grand âge, et le respect que nous avions pour sa diguité, nous empèchèrent d’abord d’y consentir. Mais dès qu’il nous eut dit qu’il rajeunissait en nous voyant, et que nous lui rappelions le plaisir qu’il avait eu d’être au séminaire, sous la conduite de M. Olier, nous cessämes de nous excuser de l'offre de charité qu’il voulait nous rendre, et fûmes ravis de converser avec un témoin des vertus de notre saint fondateur. Il nous dit, entr’autres choses, qu’il se souvenait toujours d’une correction qu’il lui avait faite, et qui marquait bien sa profonde religion ; c’est, qu'ayant ordinairement le bonheur de lui servir la sainte Messe à l’autel de la tribune, et ayant mis un jour, sans réflexion, sa calotte sur l'autel, pendant qu’il remettait en ordre ce qui avait servi au saint Sacrifice, M. Olier, regardant cette action comme une espèce de profanation de l'autel, où s’immole réellement l’Agneau sans tache, lui en fit une réprimande sévère ; et, pour pénitence, le priva de l'honneur de lui servir la sainte Messe pendant huit jours (1). »

+ Victor Méiiand, du diocèse de Paris, et proche parent de M. Olier,

était sous-diacre et abb’ de Saint-Étienne de Bossac, lorsqu'il entra au sieurs du grand séminaire de Saint-Sulpice (2). Il est cité parmi les évêques qui prirent le plus de part aux procédures faites pour là cauonisation de

su,tou,p. 413, Saint Vincent de Paul (3.

Un moy séminaire ; pète du S des fêtes pa diocèses on

Fête des sai on fait l'O

lévites de 1 tous les je

des disposit parer all mi remplis de sorte qu’il fuüre avancé qux vœux M.Olier ne dples; au inquiet que et nous Traf qui lui don à cet égard.

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+ IL parait les commenc posé la Messe brer cette s0 le 20 du mois

orté par int-Sul.

n 1714, até, penñ de Men de nos ons; et ffrit fort son. Son T sa diir. Mais Voyant, eu d’être ous cesnil Vouavec un Lous dit, ss d'une bien sa ment le el de la , Sa Caprdre ce >ardant l'autel, i en fit e priva nt huil

M. Olier, entra au qui priation de

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