‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme]Chapitre 182 sur 269 · bellion, d’enflure et d’apostasie · texte numérisé non relu

bellion, d’enflure et d’apostasie

ue ‘Tel fut l'Evèque de Pamiers, durant les vingt premières déploreble de années de son épiscopat, Mais de si beaux commencements M. de Foix. furent bien otscarcis par la suite, Car cet abbé de Foix, jusqu'alors un modèle de toutes les vertus ecclésiastiques, et qui avait montre tant d'opposition pour les nouvelles erreurs, devint, quelques années après la mort de M. Olier et celle de saint Vincent de Paul, l’un des plus opiniâtres défenseurs du Jansénisme, et fut ce trop fameux François- ; Étienne de Caulet, l’un des quatre Evèques opposés au Fornulaire d'Alexandre VIE, qui pensèrent bouleverser l'E- W) Mémoires glise (9). En considérant la chute malheureuse de cet un ge. Evèque, on ne peut s'empêcher de reconnaître, dans sa sorgni, 1665. tie de Saint-Sulpice, une marque visible de la protection de Dreu sur cette société, Que serait-elle devenue, si ami dès que celui-ci eut quitté le séminaire de Saint-Sulpice : « De là

(10) Vie des qua-

tre Evéques,t, u, ” S8t VENUE, dit-il, l'espèce d’indifférence avec laquelle il a toujours p.125. » regardé depuis l'abbé Caulrt (10). » .

CHANGE M. de Fo en eût ét trois ecel rard, en étant plu de son ex ileùt sa comme d'occupel dence va compagn

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À CHANGEMENT DE M. DE FOIX ET LE M. DU FERRIER. 901 la plus sin. M 1 de Foix, qui ne mourut que vingt ans après M. Olier, ëminaire de en eût été membre le reste de sa vie? Ayant été J’un des maison (2), trois ecclésiastiques qui avaient formé la société à Vaugile montra rad, en ayant lui-même élevé les premiers prètres, et étant plus en état qu'aucun autre de la conduire, à cause de son expérience et de son grand ascendant sur les esprits, ileùt sans doute été choisi pour succéder au fondateur,

et vénérail wmme le plus digne et le plus capable, sans contredit,

On conçoit d'occuper sa place : et l’on peut bien penser que la Provi-

devait être dence voulut empècher ce malheur en le retirant de la

s. Aussile Æ compagnie”.

Le Paul (6), La sortie de M. de Foix fut bientôt suivie de celle de ncerter les M.du Ferrier, qui était aussi un des trois solitaires de Vau- ads @d ts qui s’en girard. Quoiqu'il ne nous ait pas fait connaître en détail pagnie de Saintire que, si les motifs de sa retraite du séminaire, on voit assez qu’il Sulpice. uirait pas, MN ue prit point ce parti de son propre mouvement, qu'il en lets de ré- D futau contraire très-affligé, et ne s’y résolut que parce

qu'on lui déclara que Div l’appelait à des travaux d’un

premières autre genre. « Lorsqu'on m'’eut fait connaitre, dit-il, que, encements » après avoir pris soin des ecclésiastiques, j'étais appelé à jé de Foix, » exercer les fonctions de grand-vicaire , je me trouvai insiastiques, » vité par M. d'Hardivilliers, archevèque de Bourges, M. de uvelles er- » Montchal, archevèque de Toulouse, et par M. de Lude, e M. Olier »évèque d'Albi. Ne voulant pas me conduire moi-même opiniâtres » dans le choix, j’eus recours à M. Vincent, qui me déter- Francois- » mina à préférer Albi, parce que, depuis cent ans, on n’aés au For- » vait point travaillé dans ce diocèse. Je partis immédiateerser l'E- » ment avant le siége de Paris, et avec une aussi grande se de cet » douleur et une aussi vive affliction d’esprit, que si l’on

ins Sa SOr- » m'eût conduit au supplice. Mais je tâchai de m’abandon-

protection » ner à Dieu, et de me confier en lui(1). » À Albi, M. du (4) Mémoires de venue, si Ferrier commença l'établissement d’un séminaire, et intro- . nu . dé duisit l’usage des conférences diocésaines ; puis, durant

trente-sept ans qu’il vécut encore, il exerça la charge de grand-vicaire dans divers diocèses où il fut successivement

appelé.

ice : « De là 1 a toujours

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(1) Lettres de M. Tronson. Mélanges,t. 1, p. 64.

(2 Memoire de M. du Ferrier,

(3) Lettres diverses de M.

Tronson, t.1, 27 mars 4678, p.72.

* NOTE 2, p.

Mais tout porte à croire qu’il ne se tint point assez en garde contre les nouvelles doctrines, et peut-être sa sortie forcée du séminaire eut-elle pour motifs ses liaisons avec les hommes du parti. Du moins M. Tronson écrivait en 1077 : « Il y a des jansénistes de doctrine, il yen à » d’autres de parti; et, entre ceux-ci, les plus dangereux » sont ceux qui déclarent ne prendre aucun parti, mais » qui estiment les personnes qui sont de celui-là, ou qui » conseillent, ou qui ne désapprouvent pas assez la lecture » de leurs livres. Je crains que la personne dont vous » m'écrivez (M. du Ferrier) ne soit de ces derniers. Et » quand il n’y aurait que l’opposition qu’il peut avoir aux » religieux, l'étrange sentiment qu’il a des anciens casuis- » tes, l'approbation authentique qu’il donne à quelque » nouveau que je ne crois pas sûr, je me donnerais bien » de garde de m’engager bien avant pour soutenir ses in- » térêts, et pour entreprendre sa défense (1). »

‘ Quoi qu’il en soit des vrais motifs qui obligèrent M. du Ferrier à quitter le séminaire de Saint-Sulpice, on peut dire que, depuis sa sortie de cette maison, il vérifia, comme à la lettre, le jugement que M. Bourdoise avait porté de lui, lorsqu'un jour, les ecclésiastiques de Saint-Sulpice lui demandant ce qu’il pensait de chacun d’eux, il dit à M. du Ferrier : Que, semblable au zéro, il faisait valoir les autres, et que seul il ne valait rien (2). Il paraît même qu’il ne conserva plus aucun rapport avec le séminaire de Saint-Sulpice. Nous lisons néanmoins qu’en 1678, il s’adressa à un ecclésiastique de cette maison, pour le consulter sur un point relatif à l’Evêque de Pamiers, mais il n’en reçut aucune réponse; et M. Tronson nous donne assez à entendre la cause de cette réserve : Z{s ont leurs casuistes, écrit-il; les nôtres leur seraient trop suspects(3). Il s'agissait vraisemblablement de l’affaire de la Régale, à laquelle M. du Ferrier prit tant de part, que la cour le relégua d’abord à Tonnerre, en 1680, et quatre ans après le fit transférer à la Bastille, où il mourut au bout de deux ans”,

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