XXXL. Les Évêques avaient paru prendre, la plupart, trop
L'assemblée d'intérêt aux premiers travaux des prêtres du séminaire
des Evèques : : Fe Po é
donne à la com- de Saint-Sulpice, pour dissimuler leurs sentiments dans
pagnie le nom cette occasion. Non contents d'approuver les réglements
. AS # de cette compagnie, ils l’acceptèrent encore pour le ser-
clergé, vice de leur clergé, comme un bien qui leur était propre,
et, en signe de cette acceptation, lui donnèrent le nom de
APP Lompagni l'origine « M. Olier, dans leur » M. Olier » CHRIST » che de p » peuples, » Elle fait » tinction » clergé.
» bénédict » elle tâche » à SON in$ » rèts dan » clergé, q:
» de sujets » prit chré Tel a été naire de $ éabli pour i-dire, non mais encor qu'il donne le royaume lis, qui pres prètres de motif. (AY.
» abbés Oli » l'amitié €
+ Le nom € 162, :'uteu projet d'une sémnaires, pr
re d’are agrérendre ne l’enen votre e et sa me dans hapelle, de monla countime cette père un irriguum le et at- S Mains, té de ses JS Saintes rter dans les sujets s les se- , ils espètoujours US-CHRIST n Eglise, de Drec.
eigneurs, les très-
art, trop séminaire bnts dans glements ar le serit propre, e nom de
APPRÔBATION DE L'INSTITUT DE SAINT-HULIIGE, 495 compagnie des prêtres du clergé de Frunre (1), Cest (4 Projet de te è DA ; ; : l'établissement l'origine du titre de Prétres du Ulergé, que prirent d'un séminaire M. Olier, M. de Lantages, M. Tronson et quelques autres, {19 "7 divcèse,
in-4o, 1651, Ædans leurs ouvrages +. « La compagnie prend ce nom, dit vertiasement FA » M. Olier, parce qu’elle s’est vouée nniqnement en Jéata M. Olier, p 1 » CuusT au service des prètres et des eleres, qu'elic tà- res » che de préparer au culte de Div et à l'édification de ses » peuples, sous Ja conduite de messeigneurs les Prélats.
» Elle fait profession de vivre pour eux, sans aucune dis-
» tinction qui la sépare et la retire de la vie commune du
» clergé. EL parce qu'elle se voit honorée de ce titre de
» bénédiction et de grâce, dont elle se sent très-indigne,
» elle tâchera de le mériter, s’il plaît à Digo, par la fidélité
» à son institut et à sa vocation, ne désirant d’autres inté-
» rèts dans l'Eglise, que celui de la servir en son divin
» clergé, qu’elle voudrait grossir d'un nombre immense
» de sujets propres à magnifier Dieu, et à répandre l’es- Jin AU rs
» prit chrétien dans les cœurs des Fidèles (2), » Tid. Tel a été le dessein de Digu dans la formation du sémi-
naire de Saint-Sulpice. On l’a toujours regardé comme
ttabli pour le service de tous les diocèses de France, c’est-
i-dire, non-seulement pour en recevoir les ecelésiastiques,
mais encore pour aider, par les sujets qu’il forme ou ceux
qu'il donne, à établir et à conduire les séminaires dans
leroyaume. L’archevèque d’Embrun, M, de Brulart de Gen-
lis, qui pressait beaucoup M. Leschassier de lui donner des
prêtres de Saint-Sulpice pour le sien, lui alléguait ce
motif. «Ayant été encore plus étroitement uni avee MM. les
» abbés Olier et de Poussé, par les liens de l'estime et de
» l'amitié que par ceux de la nature, lui éerivait-il, j'ai
+ Le nom de Prêtres du Clergé n'était point nouveau : du moins, en 162», auteur d'un mémoire adressé au clergé de France, sur le (3) Annales Ms. projet d'Lne compagnie d’ecclésiastiques, destinés 4 la direction des de la congréya sémnaires, proposait de les appeler Prétres du elerg4 (3), red del
» lieu d’espérer que, leur succédant dans les emplois » dont ils se sont acquittés si dignement pour le service » de tous les diocèses, vous leur succéderez aussi dans Je » zèle qu’ils auraient eu pour mon église, si j'en avais été (1) Lettre aut, » en possession de leur vivant (1).» Cette considération nu faisait dire à l’illustre Archevèque de Cambrai, qui avait en mai 1703. effet, dans son séminaire , des prêtres de cette compagnie, quoique sans engagement pour eux de s’y fixer : « La maison de Saint-Sulpice est une source de grâces pour tout le (2) Œuvres de Clergé (2). » Enfin l’assemblée générale de 1725 « Ets celle de 1730, dans leurs suppliques à Benoit XIII et à A Pa 4 Clément XI, pour solliciter la canonisation de la mère 44°, 22 mai 4706. Agnès, s'exprimaient à peu près de la mème sorte : «Nous » souhaitons avec d'autant plus d’empressement le culte » de cette pieuse vierge, disaient les Évèques en 1730, » qu’elle a, si l’on peut s’exprimer ainsi, engendré eu No- » tre-Seigneur cet excellent prêtre, la gloire et l’ornement » de notre clergé, et qu’en le portant à une vie plus par- » faite, on ne peut dire quel service elle a rendu à l'E- » glise. Car, sans parler du reste, que de fruits abondants » ne tire-t-on pas tous les jours de la fondation du sémi- (3) Collection » Naire de Saint-Sulpice, qui doit sa naissance à ce trèsvor » pieux prêtre! C’est de ce séminaire, comme d’une sorte blées, t vu. Piè- » de citadelle de la religion, et d’une école de toutes les ces justificatives de l'assemblée de » V°*tus, que sort une multitude innombrable soit de Pré- HR Pi» lats, soit d’ecclésiastiques de tous les rangs, puissants en a Has » paroles et en exemples, fermes dans la foi, fondés et en- Pro Là » racinés dans la charité, et préparés à toutes sortes de p. 895. » bonnes œuvres (3). »
XXXII. Peu de temps après que l’assemblée générale de 1651 Approbation : ji, : 4 : : à Li de lasociétépar LUE approuvé la société de Saint-Sulpice, plusieurs Evele Saint-Siége. ques de royaumes étrangers demandèrent à M. Olier des sujets, pour établir chez eux des séminaires, ou pour } travailler à la réforme de leur clergé. Pensant alors qu'il
était convenable d'obtenir l’approbation du Saint-Siége
A apostoliq il prit la Le 23 bassadeu tout son « uaire de une seml France à.
posait de
+ Nous à gai, qui pa Louis XIV l'ambassade:
+t Voici il expose la |
» La Provi » pice, comp:
» dans un lic » l'étendue d » état d'en fo » la France ; » de chanoind » fait que m » générale, le » leur ont d vtres du Clé » trouvant er » et du désir » espérant e » Sainte assen]
emplois à service dans le avais été idération i avaiten mpagnie, «La maiur tout le 1725 et XIIE et à ; la mère e : &Nous it le culte en 1730, dré ei No- ’ornement plus parndu à l'Eabondants a du sémie à ce très- ’une sorte toutes les soit de Préissants en ndés etensortes de
le de 1651 ieurs Évè- . Olier des | ou pour y alors qu'il Saint-Siége
apostolique, avant de répondre à ces nouvelles invitations, il prit la résolution d'aller lui-même à Rome pour cet effet. Le 23 it 1652, le Roi écrivit à M. de Valencé +, son ambassadeur près le Saint-Siége, lui mandant d'appuyer de tout son crédit la confirmation de l’établissement du séminaire de Saint-Sulpice; et le mème jour il écrivit encore une semblable lettre au cardinal d’Est, protecteur de la tiger hs France à Rome (1) ++. Mais le voyage que M. Olier se pro- doman. & 70k1,
‘ ‘ ‘ «1 4 cahier, fol, 1 posait de faire n’ayant pas eu lieu, sans doute parce qu’il verso, n./47, 48.
+ Nous avons écrit déjà Valencé, On trouve communément Valen- : |
NT : à (2) Wie du Pire çai, qui paraît être la véritable orthographe de ce nom. Néanmoins Bernard, pur te Louis XIV et la reine Anne d'Autriche sa mère, dans leur lettre à Père Lempereur,
l'ambassadeur près le £aint-Siége , écrivent le Bailli de Valencé (2). 3 Lo
++ Voici un projet de lettre de M. Olier lui-même au Pape, et où il expose la nature et les motifs de cette confirmation :
« Très-saint Père,
» La Providence de Dieu ayant établi le séminaire de Saint-Sul- » pice, composé d’un très-grand nombre de prêtres et de clercs, » dans un lieu fort petit, exempt de la juridicuon ordinaire, et dans »l'étendue duquel il n’a pas de quoi employer ses sujets, il est en » état d'en fournir aux Évèques et à leur clergé dans les diocèses de » la France ; et jusqu'à présent il a donné un grand noinbre de curés, » dechanoines, de dignités, et même d'Evèques en ce royaume. Ce qui » fait que messeigneurs les Évèques de France, dans une assemblée » générale, les ont approuvés et reconnus comme utiles àleur corps, et » leur ont donné avec beaucoup d'amour et de joie le nom de Préntres du Clergé, Ces ecclésiastiques s’en sont estimés très-heureux, » trouvant en cette qualité l'expression de leur amour pour le clergé, » et du désir qu'ils ont eu dans l'établissement de leur compagnie ; et » espérant en même temps recevoir, avec la bénédiction de cette » sainte assemblée, la grâce qui leur était nécessaire pour travailler » utilement sur les sujets qui, de toutes les parties de la France, vien-
» nent se former dans ce séminaire, et y puiser l'esprit de leur vo- » cation.
» Cette société, qui jusqu’à maintenant n'avait été appelée qu’au » service du clergé de France, se contentait de paräitre devant mes- » Seigneurs les Prélats de ce royaume, bien qu'avec honte de sa bas-
14) Archives du Royaume, ibid, n. 19.
(2) Lettres aut, 4e M. Olier, p.14,
ne jugea pas à propos d'envoyer des sujets hors du royaume, tandis que dans l'intérieur on en demandait de toutes parts : ce projet d'approbation demeura ainsi suspendu jusqu’après la formation du séminaire de Ville-Marie, dans l'ile de Montréal. Alors, sur la demande de M. de Bretonvilliers, l'établissement du séminaire de Saint-Sulpice fut approuvé et confirmé, le 3 août 166%, par lettres pa. tentes du cardinal Chigi, légat à latere pour la France (1). Les motifs exposés par le légat dans l’acte même de cette approbation sont une preuve authentique des fruits qu'a.
» sesse et de son indignité. Elle n'osait pas se présenter aux pieds » de Votre Sainteté, quoiqu’elle y ait toujours été attachée en es » prit, et qu'elle ait pris soigneusement, dans tous ses progrès, la » bénédiction de monseigneur le Nonce. Il a fit plusieurs fois à Ia » maison le bien de l’honorer de sa présence, soit pour y célibrer » particulièrement dans la bénédiction de la chapelle, soit aussi pour » y bénir toute la maison avant qu’elle fût habitée,
» Toutefois, à présent qu’elle se voit appelée par des Évôques » d’églises étrangères pour aller les servir (quoique fort faiblement » et très-indignement), elle se sent obligée d'avoir recours à Sa Sain. » teté pour recevoir son approbation et sa bénédiction apostolique, » afin d'y trouver la lumière, la ferveur et la force qui lui sont » nécessaires,pour rendre utiles ses petits travaux. Elle n'aurait ost » paraître dévant les yeux de Sa Sainieté, pauvre et chétive qu'elle » est, sil'obligation et la nécessité ne l’y avaient contrainte ; et comme » votre bonté paternelle ne dédaigne pas le moindre et le dernier » de ses enfants, non plus qu’un autre Jacob son Bénoni ct l'enfant » de douleur : ce petit corps, engendré dans les persécutions et les » traverses du siècle (dont monscigneur le Nonce a été le témoin » etcontre lesquelles il a été son protecteur et son défenseur) es- » père que Votre Paternité le recevra au nombre de ses enfants, » Cette société ne respire que le respect, l’anour ct l'ohéissance » envers Votre Sainteté, et ne demande que d’être employée à son » service, offrant incessamment ses vœux au Ciel, pour son honneur »et pour sa gloire, et s'estimant infiniment heureuse, si elle est » tenue pour sa fidèle et obéissante servante.
» La chétive et très-petite compagnie des Prêtres du Clergé de » France (2). »
\vph vait déjà p1 de cette vue écrivait qu toutes les p universelle, parlons, d jours on vo seulement sieurs join trie, se 1No habiles por ministère € la vigne du donne des donc rendre légat déclar » lique, do » il approu » stitution » ce qui s’e » CAnons, 1 » il lui co » violable 4 » fauts de » nonobsta » toliques, » soient * Toutefois pas d’ériger mais de le considéran voulut pas qu'elle ne
+ L'acte o aux Archives
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de Bret-Sulpice èttres pa:
lance (1), à de cette its qu’a-
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apostolique, ui lui sont n'aurait osé tive qu'elle > ; et comme t le dernier [ot l'enfant tions et les & le témoin enseur) esses enfants, l'obéissance ployée à son on honneur , si elle est
| Clergé de
WEPROBATE © DE LE TANT DE <AMINT- OU LEIUE. 389 ait déjà produits Je som .etune sustiflent x complète de cette vue de M. Olier, | squ étant sncore à Vaugirard, il érivait que le séminaire de Suint-Smlpice serait ouvert à toutes les provinces et destiné pour te service de l'Eglise miverselle, Car dans les lettres de confirmation dont nous parlons, données sept ans seulement après la mort de M. Olier, le légat d'Alexandre VIT atteste que tous les jourson voyait accourir, dans le séminaire, des clercs, nonsulement des provinces voisines, mais encore de plusieurs points de l’Europe; et qui, de retour dans leur patrie, se thontraient autant d'ouvriers très-fervents et trèshabiles pour les missions et les autres fonctions du ministère ecclésiastique ; d'où il résulte, ajoute-t-il, que la vigne du SEIGNEUR répand une plus suave odeur, et donne des fruits en plus grande abondance. Voulant done rendre permanente une œuvre si utile à l'Eglise, le légat déclare « qu’en vertu de l'autorité du Siége aposto- » lique, dont il a été suffisamment pourvu pour cet effet, » il approuve et confirme la fondation, l'érection et l'in- » stitution du séminaire de Saint-Sulyice, ainsi que tout » ce qui s’en est suivi, qui n’est point contraire aux saints » canons, ni aux décrets du concile de Trente ; qu'enfin » il lui communique toute la force que peut donner l'in- » violable autorité apostolique, et supplée à tous les dé- » fauts de fait et de droit, s’il y en avait quelqu'un : » nonobstant toutes constitutions et ordonnances apos- »toliques, et toutes autres contraires, quelles qu’elles » soient * +.
Toutefois cette approbation solennelle eut pour fin, non pas d’ériger le séminaire de Saint-Sulpice en congrégation, mais de le conserver tel qu’il avait été établi, Car M. Olier, considérant sa compagnie comme la servante du clergé, ne voulut pas qu’elle fût érigée en congrégation, de peur qu'elle ne sortit de cet esprit de servitude, en cherchant
+ L'acte original des lettres patentes du légat se trouve aujourd’hui aux Archives du royaume, section historique, M. 421.
* NOTE 9, p.
XXXIIL,
La société de Saint-Sulpice n'est pas une congrégation proprement di-
te,
390 PARTIE IT, LIVRE HIT, — SÉMINAIRES, quelque chose pour elle-même dans ses travaux, et en aimant son propre corps avant tout autre. « La maison de » Saint-Sulpice, dit-il, est née seulement pour former des » sujets à messeigneurs les Prélats ; et quelque nom- » breuse qu’elle puisse être, elle fait profession de ne se » point ériger en congrégation, pour n'avoir d'application » et d’amour que pour l'Eglise de Jésus-Cunisr, et surir derits » tout pour son saint clergé (1). Elle ne pense pas, par la Olier,t. 1,p. 87, » grâce de Dieu, être quelque chose d’étranger au clergé, »ou séparé de ce corps. Quoique très-indigne, elle est » mèlée et perdue dans lui, en sorte que si, pour le bien » de l’Église, elle venait à donner tons ses sujets, elle ne » se croirait pas vide ou stérile pour cela (2). » Conséquemment à ce dessein, M. Olier ne voulut d'autre esprit dans la société, que l’esprit même du clergé: Nec aliter vivit, dit-il, nist vità cleri (3), et, pour cela, ne lui donna aucun nom particulier; car ce fut le publie qui la surnomma de Saint-Sulpice, à cause de la paroisse sur
(2) Ibid. p. 54.
(3) Ibid.
laquelle le séminaire était situé. Il avait pensé dans un temps à l’appeler la Société des prêtres du très-saint Sa- (4) Remarques Crement(k), pour montrer l’objet principal de sa religion, et
historiques.
ensuite à lui donner le nom de Compagnie des missionnaires +, que la plupart des sociétés, qui se formaient alors D rue dans les diocèses, prenaient comme à l'envi (5); mais Radors Paul, comprenant qu’elle devait être tout-à-fait fondue dans le (8) Divers écrits clergé, il voulut qu’elle n’eût rien qui la distinguât de ve does as corps ++(6). Ces réflexions indiquent assez que la compagnie de Saint-Sulpice, quoique établie sur le modèle d’une congrégation, dans son gouvernement intérieur, puisque tous
ses membres sont soumis au Supérieur du séminaire de
+ Le nom de Missionnaïres était sans doute pour indiquer que ès sociétés étaient envoyées ou suscitées de Dieu pour la réforme de l'Eglise.
++ On a mène évité, dans cette société, de prendre le nom de Pere,
que plusieurs compagnies séculières , entr’autres celle de l'Oratoire,
donnaient à chacun de leurs membres,
APP saint-Sulp propremer ger que le reste du € ques, que diocèses, 1 agrément, n'a jamais mais sous et cette ap de Paris q Aussi le l'a-t-il dés des prètre:
ou tout Le cette socle diorèses, de Saint-S toujours £ nier établ dans auct donne aux quelquefo avec les st
Telle à la suite, ériger en
» propos
rmer des ue nomde ne se iplication , et sur- 1s, par la Lu clergé, , elle est r le bien s, elle ne
ilut d'auu clergé:
* cela, ne ublie qui oisse sur nsé dans s-saint Sueligion, et issionnailent alors (5); mais e dans le suât de ve ‘ompagnie l'une consque tous ninaire de
uer que ces réforme de
om de Pérr, à l'Oratoire,
gaint-Sulpice (1), n'est point cependant une congrégation un} Le gd
proprement dite. N'ayant d’autres établissements à diri- risprudence, par
ger que les séminaires des ordinands, elle est, comme le y pl es
reste du clergé, dans une dépendance si absolue des Évè- en te Dir à
ques, qu’elle ne peut exercer aucune fonction dans leurs 4016.
diocèses, ni même y subsister comme société, que de leur
agrément, et pour le temps qu’il leur plaît. Au reste, elle
n'a jamais été approuvée sous le titre d’une congrégation,
mais sous celui d’un séminaire voué au service du clergé,
et cette approbation n’a eu pour objet que le seul séminaire
de Paris qui est censé comprendre la société tout entière.
Aussi le cardinal Chigi, dans ses lettres d'approbation,
l'a-t-il désignée sous le titre général : #0 1e la communauté
des prètres séculiers du séminair 'e Saint-Sulpice ;
ou out le séminaire de ce nom (2) 1 ‘les membres de (2) 4rchives
«tte société, quoique dispersés la apart dans divers 4 Jenna
diorñses, ont toujours pris le nom de Prêtres du séminaire
de Saint-Sulpice; et il est esscutiel à l'institut qu’il soit
toujours gouverné par le Supérieur particulier de ce der-
uier établissement (3). Enfin, celui-ci ne prend jamais D pates
dans aucun acte le titre de Supérieur général, qu'on tions et usages
donne aux chefs de congrégation ; et si on le lui attribue %,i compagnie
quelquefois, c’est uniquement pour ne pas le confondre rh te re
avec les supérieurs des séminaires de province. dre part,, ch. 11. Telle a toujours été la forme de cette compagnie. Dans
la suite, plusieurs de ses membres ayant désiré de la faire
ériger en congrégation, M. Tronson s’opposa à leur des-
sein, déclarant qu’il était entièrement contraire aux vues
du fondateur. « Si l’on vous demandait, écrivait-il à M. Les-
» chassier, si nous sommes établis en congrégation, vous
» répondriez négativement; mais que nous nous conten-
» tous de fournir des sujets à messeigneurs les Évôques,
» qui nous en demandent pour la conduite de leurs G) Lettres di-
» séminaires, pour autant de temps qu'ils le jugeront à vers. de M. Tron-
SES . son, t. 11, p. 341, » propos (4). » C'était dans le mème sens que M. Olier 49 août 4692.
écrivait au sujet de ses ecclésiastiques : « Ils seront ainsi
(à) Divers écrits »
spirituels de AL
sans maisons dans les diocèses, et sans prétention de faire des établissements qui soient unis entr’eux, pour prétendre faire un corps. La liaison et l’unité seront dans l'esprit qu’ils porteront partout où ils iront (1).» Ce n’est
Olier,\ pas cependant que M. Olier refusât absolument de faire des établissements de ses prêtres, nous verrons même qu'il en forma plusieurs ; mais ce ne fut que pour obéir aux Évèques qui l'en sollicitaient. Aussi ne prit-il aucun moyen pour s’assurer la conduite de ces maisons, ne voulant les conserver qu'autant que les Évèques l’auraient agréable, et étant toujours prèt à les céder à d'autres ouvriers. (x fut l'esprit qu’il s’efforça d'inspirer à sa compagnie, Un Archevêque ayant, après beaucoup d'instances, obtenu de M. Tronson des prêtres pour établir son séminaire diocésain, quelqu'un représenta à ce dernier qu'il était convenable de demander au Prélat des assurances , afin que cet établissement demeurât dans la suite aux prêtres de Saint-Suipice. Voici la réponse que fit M. Tronson : « Tant
que nous regarderons monseigneur l’Archevèque comme nous tenant la place de Notre-Seigneur, qui renvoie ses ouvriers quand il lui plait, nous serons toujours très-contents, quoi qu'il en ordonne : que ce soit pour y servir durant le temps de sa vie, ou qu'il l’étende à
» ses successeurs , il en est le maître, et notre intention
(2) Projet d’une dettredeM.Tron- »
son & lArchevéque de Bourges. D
n’a point été de le gèner. Quand il nous renverrait dès à présent, nous n’aurions point sujet de nous plaindre, et nous lui serions toujours obligés de nous avoir appelés. Car c’est un honneur qu’il nous a fait, et bien plus grand que nous ne méritons, de s’être servi de nous pour commencer une œuvre aussi utile à la gloire de Du. C’est là notre véritable disposition, et vous savez
» que éaaété toujours la vue de M. Olier et l'esprit de la
maison, qui ne cherche pointàse multiplier, mais à servir messeigneurs les Évêques autant qu’ils le souhaitent (2)»
NOTE 1, que de faire l'Eglise ; et sertions d’un manière for de M. Pavil penser de p Jansénisme rent, de co:
avail été fo sut mériter nairement s sieurs bonn rences qui Mission, et aurait peine traite : on règle dans | ces (5). On Nicolas, cot les entretie faisait aussi on ÿ Conse Alet sous vrage MÊêmM
La grand tretiens à !
Vincent de déclarant q
ront ainsi ention de eux, pour ront dans » Ce n’est t de faire ns même obéir aux an moyen oulant les agréable, vriers, Cu agnie, Un obtenu de naire dioétait con- , afin que prètres de n : QTant ue Comme li renvoie s toujours soit pour l'étende à intention rerrait dès plaindre, avoir ap- , et bien e servi de à la gloire VOUS Savez sprit de la Lis à servir titent (2)