ORIGINE DES SÉMINAIRES DE LYON, D'ANGERS, DE BOURGES ET DE TOULOUSE
NOTE 141, p. 446. — Parmi les séminaires à Pétablissement desquels M. Olier eut quelque part, nous ne devons pas oublier celni de Saint-Irénée de Lyon. Depuis son enfance, le serviteur de Dieu avait conservé une affection singulière pour cette célèbre église, où il avait comme sucé le lait de la piété chrétienne, et reçu l’habit clérical, Jusqu'à sa mort, il désira de pouvoir y entreprendre l'établissement d’un séminaire; mais, pour ne pas devancer les moments de la divine Providence, il se contenta de
(8) Reyistre des recommander cette œuvre à M. de Bretonvilliers; et ce fut pour actes de le fon- ce motif, que ce dernier y donna en effet les mains, deux ans
dation du sémi-
naire de Lyon.
après la mort de M. Olier, en 1659 (5). Te L'année 1650, les Jésuites de la Flèche, en Anjou, envoyèrenti M. Olierun jeune gentilhomme, Ignace Le Royer de la Panver:
sière (1), al ecclésiastid de cette ca etayant éte il y travail presbytère commence!
était encor Vaux, que s estime, et < les prêtres « siastiques di enfin comm tribuer de ci n’eussent siastiques d trente ans d qui eut lieu évêque d’An ment ménag n'avait jama plus visiblen Depuis qu sous la prote de ce nom, :
saint Pontife là dépravatio M. d'Hardivil hit archevêq réforme, et e dant la forma sait pour M. ( pagnie de Sai de lui envoye dans les vues établissement et M. du Ferr el enfin entià:
divilliers, qui lière , archevi donna la con pice (9).
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sière (1), atin qu'après avoir été formé à la discipline et aux vertus (4) Catalogue, ecclésiastiques, il en communiquât lui-même l’amour aux prètres etc. p. 46. de cette contrée. Il fit en effet de grands progrès dans la piété, etayant été nommé curé de Barouges, dans le diocèse d'Angers, il y travailla depuis en homme apostolique, et établit dans son presbytère une association de bons prêtres (2), qui fut comme un :
st g ; (2) Vies Ms. de commencement de séminaire dans ce pays (3). La ville d’Angersen G,oudet,t. 1, p. était encore dépourvue. Pour y suppléer, M. Gui Lanier, abbé de 208; t. iv, p. 43. Vaux, que saint Vincent de Paul et M. Olier honoraient de leur Are A estime, et qui était regardé avec raison comme le père de tous in-4o,p. 614, 637. les prêtres de l’Anjou, fit durant trente ans des conférences ecclésiastiques dans sa maison. Aussi, lorsque cet établissement (4) fut (4) Grandetib enfin commencé par des prêtres du pays, s’empressa-t-il d’y con- +. n, p. 288, 368, tribuer de ses conseils et de ses largesses. Mais, comme si ceux- 873. ci n’eussent voulu lentreprendre que pour le céder aux ecclésiastiques de Saint-Sulpice, ils ne cessèrent pendant plus de trente ans de solliciter son incorporation à leur société : union qui eut lieu en 1694, à la demande de M. Michel Le Peletier, évèque d'Angers. Les circonstances de cet accord furent tellement ménagées par la Providence, que M. Tronson avouait qu’il n'avait jamais vu un ouvrage où la volonté de Dieu lui eût paru plus visiblement (3). PAS Ibid. 1. 1,p.
Depuis que M. Olier eut mis son séminaire et sa communauté
sous la protection de saint Sulpice, en les fixant auprès de l'église de ce nom, il désirait établir un séminaire à Bourges, dont ce saint Pontife avait occupé le siége, et où d’ailleurs l'ignorance et lh dépravation des mœurs avaient fait les plus grands ravages (6). (6) F'ie de M. M. d'Hardivilliers, curé de Saint-Benoît, à Paris, en ayant été Bourdoise. Ms. it archevêque, s’efforça d’y établir quelque commencement de 74°: P- #35, 456, réforme, et eut recours à M. Bourdoise, sans entreprendre cependant la formation d’un séminaire (7). Ce digne Prélat, qui profes- (7) Lbid. p. 436. sait pour M. Olier une haute estime (8), jeta les yeux sur la com- di Hill pagnie de Saint-Sulpice pour ce dessein, et pria, en 1648, M. Olier je Le Hoi, M. de lui envoyer de ses ecclésiastiques. Celui-ci, entrant volontiers de l’Oratoire, n° dans les vues du Prélat, nomma M. du Ferrier supérieur du futur 150: PA8- 45. établissement; mais les troubles de Paris étant survenus alors, et M. du Ferrier s’étant retiré du séminaire, ce projet fut différé, el enfin entièrement abandonné, après la mort de M. d’Hardivilliers, qui arriva l’année suivante. M. Phelippeaux de la Vrillière , archevèque de Bourges, reprit dans la suite ce dessein, et (9), Lettres de donna la conduite de son séminaire aux prètres de Saint-Sul- a CR : p. 247, ete. —Vie pice (9). de M. Bourdoise, M. de Montchal, archevêque de Toulouse, demanda nnssi à 8 10-49 440.
LR ND
k66 NOTES
M. Olier des ecclésiastiques pour établir un séminaire dans son diocèse, où l’Université attirait un très-grand nombre d'étudiants, On a vu qu'en 1642 le Père Bourgoing, par les libéralités du cardinal de Richelieu, avait déjà essayé de réaliser ce dessein, qui cependant ne produisit aucun résultat. M. Olier, invité à le reprendre, écrivit à M. Couderc, alors à Magnac, de se rendre à Toulouse; mais ce voyage n’eut pas lieu, M. du Ferrier, qui était
dans les environs, ayant résolu d'aller satisfaire lui-même le Pré. . Poe "0 (t\ Lettres aut, lat (4). A paraît qu'on rencontra de nouvelles difficultés, qui fu- k vraie I
LA M, Olier, p. rent longtemps insurmontables. Les Oratoriens essayèrent de nou- a : fo) de | veau, sans obtenir plus de succès. Enfin, dans le dernier siècle, a ee ne | les ecclésiastiques de Saint-Sulpice formèrent deux séminaires à 2 ! re s f Toulouse, où ils sont encore établis. es de Louve SUR M. CRESTEY. pe l'on en usa ei son, en faisan comme M, Tro tres spirituel
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qu'il ne vou Sulpice. «L » de Saint-< » naire, para
NOTE 12, p. 447.—M. Olier, avant la fin de l’année 1654, « pendant qu’il était retiré au séminaire de Saint-Sulpice, où le retenaient ses infirmités, reçut la visite de Pierre Crestey, dont la Vie a été donnée au public. Ce vertueux ecclésiastique, d’abord curé de Mesnil-Imbert, près de Barenton, en Normandie, forma une communauté d’ecclésiastiques, deux colléges, trois hôpitaux, et prit part à l'établissement d'une société de maîtresses d'éco-
(2) Æssai sur es (2). « I alla à Paris, dit son historien, pour conférer avec l'influence, t. u, » d'excellents prêtres, qui y vivaient dans une grande réputation pres » de sainteté, tels qu’étaient M:.. Vincent, Olier et Bourdoise, qui
» avaient entrepris la réforne du clergé, par l'établissement de Dpt ei » plusieurs communautés et séminaires, la source et le modèle in-49, p. 6%. * » de ceux qui se sont élablis depuis dans les provinces (3. »