PUBLICATION ANONYME DES OUVRAGES DE M. OLIER
NOTE 13, p. 449.—On pourra peut-être trouver étrange, qu'après avoir exigé que ses ouvrages parussent sous le voile ue anonyme, M. Olier les ait publiés sous le nom d’un Prétre du clerge, titre que les Evèques de France avaient donné déjà aux ecclésiastiques du séminaire de Saint-Sulpice. Il faut néanmoins remarquer que ce titre, quelle qu’ait été l'intention des Evêques en le donnant, n’a jamais été exclusivement propre aux prêtres de cette compagnie, puisque ceux du séminaire de Bordeaux, la société des missionnaires.de Valence, et peut-être encore d'autres communaulés, vouées à l’éducation des ecclésiastiques, le portèrent également; du moins il est certain que le public ne les
DU LIVRE QUATRIÈME. k67
a jamais désignés ni connus sous ce nom. Aussi M. Tronson pu-
blia-t-il ses Æxamens sous le nom d'un prétre du clergé, quvi-
qu'il ne voulût pas permettre qu’ils portassent le nom de Saint-
Sulpice. « L'on ne veut point absolument, écrivait-il, que le nom
» de Saint-Sulpice en général, ni d'aucune personne du sémi-
» naire, paraisse duns l’imprimé,. Si l’on n’eût point mis le nom
» dans le Forma Cleri, peut-être en aurait on plus tôt achevé les
» dernières parties. La grâce de Saint-Sulpice est la viu ca-
» chée (1). » I parle ici de la première édition du Forma Clert, (1) Lettres de qui parut en 4669, en plusieurs volumes petit in-12. Cette pu- tags blication fut faite sans la participation de l’auteur, qui est nommé aril 46e, p. #8. avec éloge dans les approbations, et où il porte, non moins qu'au 48 février 4678. titre de l'ouvrage, et dans le privilége du Roi, la qualité de Pré-
tre du séminaire de Saint-Sulpice. Cependant, après la mort de
M. Olier, on réimprima sous son nom ses divers ouvrages; et
lon en usa encore de la sorte à l’égard de ceux de M. Tron-
1654, et son, en faisant même précéder de son portrait le F'orma Clert,
comme M. Tronson avait mis celui de M. Olier à la tête des Le/-
tres spiriluelles.
S son diants, tés du in, qui le rendre à ui était le Préqui fude nour siècle, naires à
où le rey, dont la , d'abord ie, forma hôpitaux, ses d'écoférer avec réputation doise, qui
6 déjà aux éanmoins
rdeaux, là core d’austiques, Le blic ne les
TRAVAUX DE M. OLIER POUR LA CONVERSION DES INFIDÈLES ET DES HÉRÉTIQUES. FONDATION DE VILLE-MARIE, EN UANADA.
Le Le zèle de M. Olier ne se bornait pas au clergé : s’il not ET PO nourrissait continuellement dans son cœur le désir de for. d'aller en Per- mer de saints prètres (1), c'était pour gagner par eux un "oh Remarques Sand nombre d’âmes à DrEu. « Je me sens comme obligé Le id LE» à prendre un soin particulier de la jeunesse qui s adresse
| » à nous, écrivait-il, et à préparer à Dieu. des sujets qui
» portent son nom dans tout le monde. J’éprouve de vio-
» lents transports pour le faire servir; et, ne pouvant me
» répandre partout, je demande avec instance des sujets
» pour les envoyer dans tout l’univers, afin d’y faire con-
» naître Notre-Seigneur au très-saint Sacrement, et d'o-
» pérer ainsi par eux ce que je voudrais faire par tout moi-
» même. Dans ce désir excessif, je voudrais avoir des
» bras qui pussent embrasser le monde entier, pour le
» porter à Dieu, et le remplir d'amour... O mon Tout!
(3) Mém. aut, » que vous êtes peu connu, que vous êtes peu aimé (2)! » hu Ce zèle apostolique, qui faisait désirer à M. Olier de prendre part à toutes les bonnes œuvres, lui avait inspiré
le dessein de quitter sa paroisse et son séminaire, pour
aller en Perse, travailler à l'avancement de la religion c-
tholique dans ce pays. Depuis que Babylone eut été prise
sur les Perses par les Turcs, le Pape en transféra le nou-
(8) Gall. chris. veau siége à Ispahan, où l’Évèque alla se fixer. Maïs PA “ celui-ci étant venu en France, et ne pouvant retourner à
4034. — Mém. d :
M. du Ferrir, Son siége, à cause de ses infirmités (3), le roi de Perse de-
dr. 70.
M. OLIE mandait in [offrait m procurer la Évêques A:
il désirait « lien, étant :
pague. Poui mer un Fra d'accepter le rendit aisénr part à ses cc y renonça d de lui donne continua jus tir, étant tor répondre qu’ sion. Alors le qui ne fut p dusion fut q
simple coadj
nédictin de 1
du Chemin, (
césarée (3).
Quelque zè
casion, il se
ques années
F «J'avais di » Monseigneur » fait plainte de n ecclésiastique, » ces Messieurs d » résolus, ni d’as » don (c'était le » je me vois ob) »un(é). »
NFIDÈLES RIE, EN
rgé : s’il r de forr eux un ne obligé s'adresse ujets qui re de vioivant me es sujets faire cont, et d'otout moiavoir des
pour le on Tout!
mé (2)!»
Olier de
xer. Mais btourner à Perse de-
M. OLIER S'OFFRE POUR LES MISSIONS DE LA CHINE, #09 mandait instamment au Pape de lui donner un successeur, ILoffrait même de donner toute liberté de conscience, et de procurer la réunion à l'Eglise Romaine de quatre-vingts Évèques Arméniens, qui étaient dans ses Etats, Seulement il désirait qu'on ne lui envoyât ni un Espagnol, ni un Italien, étant alors en guerre avec les rois de Portugal et d'Espague. Pour le satisfaire, le Souverain Pontife désira nommer un Français, et écrivit au Nonce, qui pria M. Olier d'accepter le siége de Babylone. Le serviteur de Paru se rendit aisément à cette proposition : mais lorsqu'il en fit part à ses confrères, ils s’y montrèrent tous opposés ; et il y renonça dès ce moment. Le Nonce néanmoins le pressait de lui donner quelque ecclésiastique de son séminaire ; et il continua jusqu’à ce qu’enfin l’un d’eux, qui était prèt à partir, étant tombé malade (1), M. Olier se vit contraint de (1) Mémoires répondre qu’il n’avait point de sujet propre pour cette mis- #4" sion, Alors le Nonce s’adyessa à saint Vincent de Paul (2), OP + l, qui ne fut pas moins embarrassé lui-même + ; et la condusion fut qu’on ne donna à l’Évèque de Babylone qu’un simple coadjuteur. Le choix tomba sur un religieux Hénédictin de la congrégation de Saint-Maur, Placide-Louis du Chemin, qui fut sacré sous le titre d’Évêque de Néo- (9) Gatt, chris. vésarée (3). 0: 4 vis, col, Quelque zèle que M. Olier eût fait paraître en cette oc- IL, asion, il sembla se surpasser encore, en formant, quel- M: Oller veut
: , , , passer en Chine ques années après, tout infirme qu’il était alors, le dessein pour y précher
la foi,
+ «J'avais disposé M. Ferret pour Babylone, écrivait-il; mais » Monseigneur de Paris, le voulant avoir pour Saint-Nicolas, m'a » fait plainte de ce que je voulais le lui ôter. J'avais pensé à un autre » ecclésiastique, ce qui n’a pas réussi; j'en ai sondé d'autres parini » ces Messieurs de notre conférence; mais je n’en ai trouvé ni d'assez n [ONE d’assez propres. 11 me reste seulement à voir M, Bran- (4) Hacuell den » don (c'était le frère de M. de Bassancourt) ; si celui-ci manque, /etpres de saint
» je me vois obligé de rentrer dans la compagnic, pour en prendre {cent de Paul,
un (4). » . é 79, mars
470 PARTIE MI, LIV, V. — SÉMINAIRES, de suivre le Père Alexandre de Rhodes, pour aller prècher la foi dans la Chine. Ce religieux de la compagnie de Jésus, natif d'Avignon, et le plus célèbre missionnaire de son temps, avait, avec le secours de ses compagnons, converti plus de deux cent mille infidèles dans le Tong-King, Voyant que, dans une moisson si abondante, il n'était pas possible de suffire à tout, seulement avec des ouvriers ve. nus d'Europe, il repassa en Italie, et vint exposer au pape Innocent X la nécessité d'envoyer des Évêques dans ces contrées, pour y avoir, par ce moyen, des prêtres naturels du pays. Cette proposition fut bien reçue du Pape, Il chargea le Père de Rhodes de la mettre lui-même à exécution ; et celui-ci, n’ayant point trouvé dans Rome de sujets propres à remplir ses vues, vint à Paris dans l’espérance d'y ” La être plus heureux (1). Dès que M. Olier eut appris le sujet son, 1025. — de son voyage, il sentit se rallumer dans son cœur |toute og A l’ardeur de son zèle pour la tonversion des infidèles, et,
dis, fre p.— Œu- . 0 . d.
nes d'arnautd, Ne Prenant conseil que de sa charité, il voulut lui-même
k XXXIII, P. . ; s'offrir. « Ce qui me fait soupirer, écrivait-il, c’est la di- ° XXXIV, P. Û . û û :
Z Fusni sur l'in. » Sete d'ouvriers dans la Chine, le Tong-King et la Cochintr À ki, P.» chine. Dans un royaume entier, il n’y en a que neuf pour » trois cent mille personnes; dans un autre, il y a quatre » cent mille âmes, qui n'ont pas un prêtre, ni un Évêque. » On vient chercher en France des ouvriers :... mais je n'ai (9) Lettres spi. » que des larmes de douleur à offrir, craignant que l’infidérituelles de M.O- ., ET lier, p.133, 434, » lité à la grâce ne me rende indigne de ce bonheur (2). » : I. 4 M. Olier, ayant reçu la visite du Père de Rhodes, s’offrit Æ& Père de ’ F Rhodes refuse en effet de grand cœur pour l’accompagner; mais ce qu'il les services de craignait arriva. Ce religieux, ne doutant pas que Dreu n’eût M. Olier. do à À destiné M. Olier à travailler en France au renouvellement de l’ordre sacerdotal, refusa ses services. Le serviteur de Drev lui fit néanmoins de nouvelles instances; et, tout (3) Attestatrons accablé qu’il était d’infirmités, il se jeta à ses genoux (3), autograp. p. 473. : , , : :
et le conjura de l’agréer, par tous les motifs que pouvait
lui inspirer son grand amour pour le salut des âmes. Tout
fut inutile, connaissant missionnair qu'il voulut se reconnai » jours, écri s cœur, tém » apôtre du » lui avoir | » projet, ce » a jugé ind » dans mon » m'a donné » indignité, » m'être re!
» neur. Je v » cevant ave » ces qui se » charité cru »et faire p » JÉsus-Cuni v vantage et » le néant, C » que j'appr » fait la grâc » caché, plu » sement de » pour faire » de l’Evang » zèle caché €
tiques tels q missionnaire
prècher » Jésus, de son onverti g-King, tait pas icrs veau pape ans ces naturels Il charcution ; jets proance d'y : le sujet ur |toute lèles, et, ui-même
a quatre Évèque.
ais je n'ai e l’infidéur (2).»
s, s’offrit
M. OLIER ENVOIE DE SES DISCIPLES EN CUINE. 471 fut inutile, le Père de Rhodes demeura inébranlable, Reconnaissant alors la volonté de Dreu dans le refus de ce missionnaire, et dans la réponse uniforme des personnes qu'il voulut encore consulter (1), il se soumit humblement, (t) À À on pi. se reconnaissant indigne d’une telle grâce, « I y a huit Me de M. Olier, jours, écrivait-il, que je fis paraître la superbe de mon D DA 25 mur » cœur, témoignant le désir que j'avais de suivre ce grand % 9, ler Par » apôtre du Tong-King et de la Cochinchine, Mais après part. ch. vin. s lui avoir parlé à fond de ce dessein, ou plutôt de ce » projet, ce saint homme, ou Notre-Seigneur en lui, m'en » a jugé indigne. Ainsi je me vois obligé de demeurer ici » dans mon néant, attaché à l’emploi que la divine Majesté » m’a donné, où, rempli de la vue de ma misère et de mon » indignité, je gémirai et soupirerai toute ma vie, pour » m'être rendu par mes infidélités si indigne de cet hon- » neur. Je vois qu’il faut nous tenir dans notre néant, re- » cevant avec amour et avec joie les croix et les souffrans ces qui se rencontrent dans le service du Seigneur. La » charité crucifiée est la plus sûre. Il faut gémir en secret, »et faire pénitence en notre cœur, vivant martyr de » Jésus-Cunisr en l'Eglise. Cette vie cachée me tient da- » vantage en mon centre, qui est la petitesse d’esprit et » le néant. Ces autres emplois ont quelque chose d'éclatant » que j'appréhenderais. Mais celui où Notre-Seigneur a » fait la grâce à ce pauvre pécheur de l'appeler, est plus » caché, plus inconnu. Il a plus de rapport à l’anéantis- » sement de notre Maître, qui n'est pas sorti de la Judée, » pour faire tout le bien qu’il aurait pu par la prédication » de l'Evangile; mais, laissant à ses disciples à exercer le » zèle caché et inconnu de son âme pour la gloire de Dreu, SRE » il s’est contenté de travailler dans ce petit pays, et parmi rtuelles de M » le peuple où il avait été envoyé (2). » + Mt a, Le Père de Rhodes trouva à Paris quelques ecclésias- IV. tiques tels qu'il en souhaitait; et sur la demande de ce M: Olier en-
voie de ses dismissionnaire, le Nonce en désigna trois pour être vicaires ciples en Chine.
#72. PARTIE IT. LIV. V. — SÉMINAIRES, re EN Ad apostoliques dans les Indes, M. Pallu, chanoine de Tours, étrangères. M. de Laval-Montmorency de Montigny, et M. Piques, tre docteur de Sorbonne (1). Ne pouvant suivre lui-même le ape TM Père de Rhodes, M. Olier le conjura d'obtenir au moins orientales, par pour lui, et pour les ecclésiastiques de Saint-Sulpice,
ré tel SV, ” la grâce d’être présents en esprit à tous ses travaux, et le supplia encore d’accepter quelques prêtres de son séminaire. Il fut exaucé cette fois, plusieurs partirent pour la Chine, où ils consumèrent leur vie au service de Jésus- PA Var pa a, CæmisT (2). Mais le projet d'envoyer dans les Indes des p. 64. vicaires apostoliques, éprouva de grands obstacles, et ce fut pour M. Olier le sujet d’une continuelle affliction. II était sans cesse en esprit au milieu de ces nations infortunées; et un jour qu’il fut visité par M. Pallu, il ne put s'empêcher de protester qu’il s’estimerait heureux s'il pouvait employer le reste de sa vie à la conversion de ces infidèles. Pour le consoler, Dieu lui donna, ce semble, comme un pressentiment de ce qu’il avait résolu d’opérer en leur faveur. Au sortir de l’oraison, M. Olier écrivait à son directeur : « Dieu, qui m’animait, me faisait dire, » étant hors de moi-même, et voulant répandre la foi par » toutes les créatures, si je pouvais : 0 donc, mon Tout,
» que j'envoie par tout le monde! et il me semble que je
(3) Mémoires » voyais ici un commencement de séminaire pour les na-
aut.de M.Olier
; . S 3 là 54 t.v,p.19.20. » tions étrangères, auquel quelques personnes très-zélées, » qui ont vocation pour ces peuples, pourront contribuer
Vicaires apostoliques é- » beaucoup (3). »
tablis. Ils de- , je k Fe.
RS PR Il plut en effet à Drev de réaliser les espérances de son
prêtres de S.- serviteur. L'année qui suivit sa mort, trois vicaires apostoliques furent institués pour les Indes orientales +: et,
Sulpice pour le séminaire de
Siam.
(4) Gall. christiana, t. vu, col.
1029 , 1033. + M. de La Mothe-Lamberg, sous le titre d’Évêque de Béryte, pour (8) bi. c.4025, la mission de Siam; M. Pallu, pour celle du Tong-King, sous le titre d'Évêque d’Héliopolis (4); et M. Cotolendi, vicaire apostolique de
1026.—Essui sur l'influence, {. 1. ; p. 490. Nankin, en Chine, sous le titre d'Evêque de Métellopolis (5).
ZÈLE D peu après, Saint-Sulp si connu ( aussi un missionn dant pas e vicaires ap seurs de N Ils en écri liers, le cd de la trèsde tant d’ pas leur re tifs si touc désir de orientales ; les vicaires pour le s demande Sulpice ne doute, de des missio:
de M. Olie Néanmoin:
voyer des
+ Ce dévor nations infid le zèle de M.
Un prêtre du teur de Dieu désira porte:
la vue de cet » haite, lui v que vous a » d'une pers
Tours, ’iques, me le moins ulpice, ux, el 1 Sémipour Ja JÉsUsles des s, et ce tion. Il nfortune put eux s’il 1 de ces semble, d'opérer rivait à it dire, foi par n Tout, > que je les na- -zélées, tribuer
de son res apoes 3 €,
"yte, pour is le titre lique de
Z2ËLE DE M. OLIER POUR LES MISSIONS ÉTRANGÈRES. 473 peu après, on fonda à Paris, et sur la paroisse même de Saint-Sulpice, le séminaire des Missions-Étrangères (1), (1) Histoire dr ; ‘ 1.5 : ., da ville de Paris, si connu depuis dans tout le monde chrétien. On établit «. u, 0. 4484. — aussi un séminaire à Siam, pour pouvoir y former des 4/0 a missionnaires du pays; mais cette maison ne répon- rs Le dant pas entièrement au dessein qu’on s’était proposé, les vicaires apostoliques pressèrent longtemps les. successeurs de M. Olier d’en prendre enx-mêmes la conduite. Ils en écrivirent, le # septembre 1673, à M. de Bretonvilliers, le conjurant par le sang de JÉsus-CarisT, au nom de la très-sainte Vierge, de saint Joseph, et par l’intérèt de tant d’âmes qui périssaient faute de ministres, de ne pas leur refuser le secours qu’ils demandaient. A ces motifs si touchants, ils ajoutaient ce qu’on a déjà rapporté du désir de M. Olier, d’aller finir ses jours dans les Indes orientales; et, comme cette agrégation était l’objet que les vicaires apostoliques souhaitaient avec le plus d’ardeur pour le succès de leur mission (2), ils en réitérerent la HD RAIN Se demande fort souvent (3). Mais le séminaire de Saint- 44 Christianis., Sulpice ne crut pas devoir y consentir, par la crainte, sans 4e d'a "4e
doute, de se vc': chargé dans la suite de l'œuvre même ‘?!;19° (3) Lettres de
des missions de la Chine ; ce qui eût été contraire aux vues W.Tronson, tx,
: À \ .r,r Clermont, p.25 de M. Olier, dans l'établissement de sa petite société. 2 février er.
Néanmoins il ne cessa, pendant quarante ans, d’y envoyer des missionnaires +; et l’un d’eux, M. Louis de
+ Ce dévouement du séminaire de Saint-Sulpice pour le salut des nations infidèles, fut sans doute l’effet des impressions profondes que le zèle de M. Olier avait laissées dans les cœurs de ses ecclésiastiques. Un prêtre du séminaire, qui probablement n'avait jamais vu le serviteur de Dieu, ayant été choisi pour :ccompagner l'Évêque d'Héliopolis, désira porter sur soi un portrait en miniature de M. Olier, afin que la vue de cet objet réveillât sans cesse sa ferveur et son zèle. « Je sou- » haite, lui écrivait M. Tronson, que le petit portrait enchâssé d’or, v que vous avez désiré que je vous envoie, en vous rappelant l’idée
» d'une personne pour qui vous avez tant de vénération et tant d'es-
Cicé, d’une ancienne famille de Bretagne, après avoir
évangélisé les sauvages du Canada, fut institué vicaire | ee apostolique de Siam, où il mourut au bout de vingt-six 1028, 1029. ans de travaux et de souffrances (1).
VL. Pour se dédommager du refus que le Père de Rhodes me sie avait fait de ses services personnels, M. Olier résolut d’une mission d'exécuter enfin, malgré l’état d’infirmité où il était ré- HET “ duit, le dessein qu’il méditait depuis longtembs, de tra-
vailler à la conversion des hérétiques du Vivarais et des Cévennes. La préférence qu’il donnait à ces contrées, était fondée non-seulement sur la maxime du Père de Condren, de s’employer à la sanctification des lieux les plus destitués de secours, mais aussi sur l’ordre que, longtemps auparavant, il croyait avoir recu de Dieu, de se consacrer au renouvellement du Velay, du Vivarais et de l’Auvergne, et principalement à la conversion des Protestants. On sait que, de Genève, l’hérésie de Calvin avait pénétré sourdement dans plusieurs cantons de l’Auvergne AU des . et du Velay, et surtout dans les Cévennes (2), dont elle u,p. 47,48. avait fait comme l’un de ses plus forts boulevards. Aussi Louis XIII et le cardinal de Richelieu, après la prise de La Rochelle, avaient-ils cru devoir s’appliquer à soumettre ce pays à la foi, pour porter comme le dernier coup à l’hérésie. Mais il n’est pas au pouvoir des plus puissants princes de subjuguer les esprits ; il fallait, pour triompher de l'erreur, déclarer aux Cévennes une autre sorte de guerre, il fallait employer les armes de la douceur et de la persuasion, et par-dessus tout l'autorité invincible des vertus apostoliques. C’était ce que voulait faire M. Olier; depuis longtemps il avait conçu le projet d’une mission générale pour ces contrées, et, dès qu’il se vit déchargé de
(3) Lettres di- : ‘ : : 3 vers, de M.Tron- ” lime, vous rappelle aussi le souvenir de cette patience et de cette
son, t.1, p. 329. » douceur quilui ont gagné tant de cœurs, qu’il a attirés par cette
mars 1683 ;t. 11 :
p.5, l2mars16ga. ” VOIE à Jésus-Curisr (3). »
sa paroiss rals, pour il s’était c lui-même suivit la ( voyé d’ab passer l’h pour se re gneur ses En pas:
tuteur d’ M. Toniet après le f que les n que Du entreprise du synode posé la mis ment, et 1 leurs disp:
pour sond et, avant d suivante :
» rendre à » pour vo » mes mes » limitrop » ouvrir € » veilleux » pas miet » nes, où » est admi » un cam » remplis » rons avo
avoir icaire zt-six
hodes Ssolut ait réle traet des trées, re de ix les > que, de se et de 'rotesavait rergne t elle Aussi rise de
ettre à l’héssants riom- » sorte eur et ncible Olier; ission rgé de
je cette hr celte
MISSION DANS LES CÉVENNES. k75 sa paroisse ({), il eut la pensée de se rendre dans le Viva- Au re aut. rals, pour essayer de réaliser ce grand dessein. Jusqu’alors 418. FA il s’était contenté d'attendre qu'il plût à Dreu de lui ouvrir lui-même les voies (2); mais, dans la convalescence qui D de suivit la démission de sa cure, les médecins l’ayant en- Zretonvilliers,t. voyé d’abord aux eaux de Bourbon, puis lui conseillant de " P+ #40: 8tpasser l’hiver dans le midi, il profita de cette conjoncture, pour se rendre en ces pays, et y aller offrir à Notre-Seigneur ses services (3). … Cu er
En passant à Lyon il visita M. Crétenet, son ami, insti- VIL
tuteur d’une société d'ouvriers apostoliques, ainsi que Ole ce S M. Toniet(#), le premier membre de cette compagnie, conversion des après le fondateur (5). Rendu à Viviers, il ne put douter ne des que les moments de la Providence ne fussent venus, et (4 pie Ms. de que Dieu n'eût disposé tous les esprits en faveur de cette ": Olier, par M.
deBretonvilliers,
entreprise. Car, étant arrivé dans cette ville l’avant-veille tn, P. ENTREE dres au e du synode que l’Évêque allait y célébrer, à peine eut-il pro- Otier, p. 88.
posé la mission, que tous les curés y applaudirent unanime- PR ras it, ment, et la demandèrent pour leurs paroisses. Assuré de P* °7leurs dispositions, il eut alors la pensée d’aller au Puy pour sonder celles du clergé et de l’Évèque de ce diocèse,
et, avant de partir, il écrivit à M. de Bretonvilliers la lettre suivante : « Le diocèse de Viviers est sur le point de se
» rendre à Notre-Seigneur; je m’én vais demain au Puy,
» pour voir si le feu est prêt à s’v mettre, et prendrai
» mes mesures pour commencer, à l'extrémité de Viviers,
» limitrophe du Puy, la mission que nous y pourrons
» ouvrir cet hiver, de laquelle on attend un succès mer-
» veilleux. Je pense, mon cher enfant, que nous ne pouvons
» pas mieux employer notre bien qu’en ces œuvres divi-
» nes, où il y va de sauver un million d’âmes. Et ce qui
» est admirable, c'est que j'ai trouvé, en passant à Lyon,
» un camp volant d’ecclésiastiques missionnaires, tous
» remplis d'esprit apostolique ; je pense que nous les pour-
» rons avoir pour ces missions. Il y a de quoi employer
» vingt-cinq ouvriers, et cent, si nous les pouvions avoir : » tant est ample cette moisson, dont les gerbes sont prè- » tes à couper : Segetes albæ sunt ad messem. Mon fils, après » avoir vu ce que nous espérons, nous dirons avec Si- » méon : Vunc dimittis. Aimons, servons, prions , souf- » frons : c’est tout ce que nous avons à faire.
» S'il se présente de bons sujets pour cette mission, » prenez-en le plus que vous pourrez, vous ne sauriez faire » un plus grand œuvre par de là; il ne tient qu’à des mois- » Sonneurs pour faire des fruits admirables. J'espère que, » dans ce séjour que la miséricorde de Dreu m'invite à » faire en ces quartiers, il y aura moyen d’ébranler les Cé- » vennes. Allons à Drev de toute l'étendue de notre cœur; » tout est à lui; que tout aussi se consume pour son service, » alans le corps et l'esprit, le temporel et le spirituel. Vous » avez été toujours notre secours dans l’œuvre de Drev, » voici le temps où les facilités s’augmentent et s’accrois- » sent,et où le bien sera utilement employé pour Diet » et pour son Eglise. Mon cher enfant, à présent que les » principales dépenses des pierres mortes sont faites, » il faut songer à l’acquisition des pierres vivantes de Jé- » sus-CuRIsT. Au nom de Jésus, croyez-moi : Primüm quod » animale, deinde quod spirituale; vôus avez travaillé à
» l’un avec générosité, il faut travailler à l’autre avec ma-
» gnificence. Les prêtres sont l’instrument immédiat du » salut des âmes etde la gloire de Jésus. Envoyez-moi tous » ceux qui seront formés, et en état de servir; nous fe-
» rons, avec les moindres sujets, des merveilles pour
» Dieu. Je ne demande que des cœurs vides d’eux-mèmes, » des esprits simples et des âmes vertueuses : nous en » verrons des miracles. Les esprits suffisants et subtils, » qui n’étudient pas leur anéantissement, ou qui n’en » ont pas reçu la grâce par prévention, ne feront jamais » srand’chose, si ce n’est que parfois le zèle dans l'emploi
» et le travail ne les change. Dites à notre frère Chenart
» qu'il se »etlen » qu’il ne » nos cher » dans les » chambre » être sa
» délivrer Au Pu les autre Viviers.
destiné M.
ces (2), cru d'accepter der pour s était assu M. Olier r jamais acte le désir de ce Prélat rant, disai garderait c Quelque cc touchante, qu'il était :
si éminen d'une mar qu'il serai temps (3).
On a vu trefois étal rences sur revoir part à venir ran s'offrirent ;
joir !
prèaprès ù Sisouf-
sion, faire mois- > que, vite à es Cé- Cœur; rvice, , Vous Drec, CroÏse DIEU ue les faites, de Jén quod aillé à bc Maat du pi tous us fepour êmes, us en hbtils, n’en amais n ploi denart
MISSION DANS LES CÉVENNES. #77 » qu’il s’avance vitement, et qu’il nous faudra le dépayser » et le mettre dans le service pour le salut des âmes; et » qu’il ne pense pas que je le laisse là fainéant, ni tous » nos Chers enfants du séminaire. Exhortez-les de ma part » dans les conférences des vendredis. C’est trop aimer la » chambre et son oisiveté que de demeurer à Paris. C’est » être sans charité, que de ne point sortir de là, pour » délivrer de l’abime nos frères qui crient au secours (1)
Au Puy, M. Olier trouva dans l’Évèque, le Chapitre et
(4) Lettres aut.
de M. Olier, p.
les autres ecclésiastiques, les mêmes dispositions qu’à , L'Évèaue du
Viviers. L'Évèque surtout, ne doutant pas que Dieu n’eût destiné M. Olier à renouveler la piété dans ces trois provin-
Puy offre son siége à M. Olier.
Zèle des ecclé-
siastiques du
ces (2), crut sans doute lui en faciliter le moyen en lepriant Puy pour la
d'accepter son siége, et lui déclara qu'il allait le deman-
mission.
(2) 4ttestations
der pour successeur à la Reine, dont le consentement lui aut. touchant.
était assuré. Aussi étonné que confus de cette proposition, M. Olier répondit en homme invariablement décidé à ne jamais accepter l’épiscopat : son refus ne fit qu’augmenter le désir de l’Évêque. M. Olier lui fit la même réponse. Enfin, ce Prélat en vint jusqu’à se jeter à ses pieds, le conjurant, disait-il, de ne pas lui refuser cette faveur, qu'il regarderait comme la plus grande qu’il püt recevoir en sa vie. Quelque confus et ému que fût M. Olier d’une scène si touchante, sa réponse fut toujours la mème. Il protesta qu'il était indigne d'un ministère qui demande des vertus si éminentes et des lumières si étendues, et s’exprima d'une manière si ferme et si résolue, que l’Évèque jugea qu'il serait tout-à-fait inutile de le presser plus longtemps (3).
On a vu qu'avant de quitter le Velay, M. Olier avait autrefois établi, pour les ecclésiastiques du Puy, des conférences sur le modèle de celles de Saint-Lazare. Ravis de le revoir parmi eux, ils l’invitèrent, dans cette circonstance, à venir ranimer leur zèle pou: ces réunions; et plusieurs s'offrirent à lui avec tant de dévouement pour la mission,
Olier, p.176.
Olier. par M. de Bretonvilliers,t, ui, p. 372, 373.
qu'il lui fut aisé de juger que le moment était venu où Dieu » gnifique
allait en effet mettre tout en mouvement dans ces provin- » lier d'a
ces. Cette persuasion fut fortifiée encore par la rencontre » de mon
qu'il fit, au Puy même, d’un des Évêques voisins, proba- » \rep da
blement celui de Saint-Flour, à qui il n’avait point encore » blié ce q
proposé son dessein, « J'ai vu les Évêques des trois provin- » Notre
» ces, tous pleins de feu pour le service de Drev et le salut » empore
» des âmes, écrivait-il à M. de Bretonvilliers ; et comme Ms fie » j'étais en peine de visiter l’un d’eux, qui est assez écarté » Hélas! n » et de difficile accès à un infirme, Dieu a permis par sa » pour no
» providence qu’il soit venu voir Monseigneur du Puy, F'ROUPLES
» pendant que j'étais avec lui, et j’en ai recu toute la sa- » mêler a » tisfaction que je pouvais espérer dans ma visite particu- » salut de » lière. J'ai trouvé une ferveur merveilleuse dans MM. les » elles, po » chanoines du Puy pour les missions. Je me suis engagé que ae » avec eux pour les remettre en train, et recommencer les Bretonvill
(1) Lettres aut. » premiers services qu’ils ont voués à Dieu. Demain nous du seras ne OUer; P: > renouvellerons leurs conférences des mardis (1). pOUAGIE 60 IX. » Vous ne sauriez croire combien ce voyage m’a obtenu | priait de 1 orge » de Dreu de jour et de lumière, pour entreprendre ce nb tonvilliers à » grand ouvrage des Cévennes, pour lequel il nous a si Peru cons de » longtemps laissés gémir et soupirer. O mon très-cher ne ee mission, » frère et enfant! de quelle importance croyez-vous qu'il . Sue » soit de donner le moyen de former des sujets pour leser- 5 | gutre À Un autr beaucoup à
» vice de Jésus, et de fonder des places pour recevoir (au » séminaire) des personnes qui dépendent de nous, et que | » NOUS pourrons envoyer dans ce: lieux abandonnés ?Qu'il M. Olier ax » ne nous soit pas reproché que, pour n'avoir pas voulu Ve Nes 1e » recevoir quelques sujets, nous ayons laissé périr des con- » faire bea
» trées et des provinces entières! Notre-Seigneur nous » nait visi » demandera compte des moyens temporels, et surtout des » manifest » ouvertures spirituelles qu’il nous aura libéralement dé- » dre plus » parties pour le servir. O mon fils! travaillez pour cela » plus rich » auprès de monsieur votre frère. Si je vais à Paris, je ve ass » lui en parlerai ; car il faut le sauver, et ls sauver ma- qu'il fallai
Dieu Ovinontre robancore OVinsalut mme icarté AT sa Puy, la sarticu- M. les Agagé er les nous
btenu
e ce S à si -cher qu'il eserr (au t que Qu'il oulu CONnous t des t dé-
cela s, je IMa-
MISSION DANS LES CÉVENNES. 419 » gnifiquement, en le faisant contribuer au salut d’un mil- » lier d’ames. I1 semble que Notre-Seigneur nrait délivré » de mon fardeau (de la cure), pour être plus libre et en- » trer dans l’étendue de son œuvre. Vous n’avez pas ou- » blié ce que je vous ai dit autrefois des trois provinces. » Notre-Seigneur nous laissant dans l’usage des secours » temporels pour aider au salut des âmes, il faut employer » avec amour ce moyen que nous avons entre les mains. » Hélas! mon fils, si le sang n’a rien coûté à Jésus-CHrisT » pour nous; le bien, la cendre et la poudre de la terre » nous seront-ils quelque chose, lorsqu'il s’agit de les » mêler avec ses trésors divins, afin de coopérer avec lui au » salut de tant d’âmes? Je vous remercie par avance pour » elles, pour Jésus-CurisT et pour vous-même, des offres » que vous me faites, de sacrifier tout (1). » En effet, M. de (4 Lertresaut. Bretonvilliers entra généreusement dans toutes les vues ,": Olier, Pdu serviteur de Dieu. Il lui répondit qu'il était ravi de pouvoir contribuer à l’œuvre des trois provinces ; qu’il le priait de lui permettre d'offrir non-seulement ses biens, mais encore sa personne et sa vie, si elles pouvaient lui être utiles ; et qu’enfin, s’il devait avoir quelque part au (2) dttestations mérite de cette entreprise, il priait Dieu de la lui transfé- autographes tourer, voulant qu’il en reçüût toute la grâce en ce monde, et Dites ut, en l’autre toute la gloire (2). re Un autre ecclésiastique de Saint-Sulpice, qui contribua beaucoup à cette grande mission, fut M. de Queylus, que M. Olier avait déjà envoyé à Viviers, pour y établir, comme on a vu, le séminaire. «Il se prépare, écrivait M. Olier, à » faire beaucoup de dépenses en ces quartiers, où il recon- » nait visiblement être appelé à travailler, par les succes NDS » manifestes que Dieu lui donne, et se voit en état de ren- de M. Oher, p. » dre plus de services, que s’il avait le plus grand et le de +. » plus riche diocèse à gouverner(3). » M ne Pour assurer le succés de ces missions, M. Olier crut bord la ville de
| sure : : Dai l'RaU qu'il fallait faire les premières tentatives dans celle de tou- ns
#80 PARTIE III, LIVRE V, == SÉMINAIRES, tes les villes occupées par les Protestants, qu’il importait le plus de réunir à l’Eglise. Privas, fortifiée par sa situation et par quelques ouvrages faits au besoin, située d’ailleurs dans un pays coupé par de grandes vallées et parsemé de villages populeux, était devenue, soit par la concession de nos rois, soit par une lente usurpation, une place de (4) Les com- sûreté pour les Protestants de la France (1). On sait que Radar Louis XIII et le cardinal de Richelieu avaient été contraints | suppléent be de faire en personne le siége de cette ville, auquel vingt. Ve cinq mille hommes prirent part, et où plusieurs officiers de marque périrent. Mais depuis qu’elle avait été forcée de recevoir le joug du vainqueur, elle n’en était que plus obstinément attachée à l’hérésie, et passait avec raison pour la métropole du parti huguenot, dans toute cette contrée, Espérant donc que, quand elle serait une fois convertie, les autres villes se rendraient plus facilement, M. Olier désira que M. de Queylus fût chargé de la cure de Privas et ce choix fut universellement approuvé. La nouvelle qui en parvint aux habitants, prépara même les esprits à re-
cevoir la lumière de la vérité : tant M. de Queylus avait su, depuis son séjour dans le Vivarais, gagner l'estime des catholiques et celle des hérétiques. Ceux-ci furent singulièrement étonnés de voir un ecclésiastique distingué par sa naissance, et abbé de Loc-Dieu, se charger de la conduite d’une paroisse, composée alors de quarante catholi-
A Fer M ” ques , emploi qu'ils regardaient, quoique à tort, comme
prtonvilléts.l Heaucoup au-dessous de sa qualité; et le détachement u, p. 345, 346. —
Gallia christia- {ont il faisait preuve en cette occasion, lui concilia la conto," fiance universelle (2).
M. Olier laissa à Privas un autre de ses ecclésiastiques, pour sonder les dispositions des habitants, sur le dessein qu'il avait formé d'ouvrir, dans cette ville, de petites écoles
(3) Vie, ibid.p. gratuites (3). Il pensait que si l’on pouvait, par ce moyen, Pirnot D FES attirer les enfants des Huguenots, et leur inspirer, dès le
Gi Ve pe de bas âge, l'amour de la religion catholique, on saperait l’héxx. ae .
résie par se ques qui c« et même à par là déch nouvelle, fi parmi eux 1 Ils furent « qu'enfin l’ louer la sier lancé (3).
Cette mis dire, duran porterons d tur de Dr Vivarais que pice auxque Lyon et d’a portée d’exe ous les moy frères égarés conférences | l'exemple d’ tes les vertus fut le genre « qui s'étaient la grâce, et ce et de ses erre bre d'hérétiq Privas quarar mission, et, « cents. Dès-lor ant d'années poser dans so R vérité du nm assez calmes LE
rtait ation leurs ‘semé ssion ace de it que raints vingtficiers forcée e plus ù pour onirée.
vertie, [, Olier Privas Ile qui ts à reait su, me des singuœué par a Conatholicomme nement la con-
tiques, dessein écoles
10yen, dès le kit l’hé-