XVII
Comimence:
ments des conférences ave:
Charles IT. Proposition de M.
Olie” à ce monarque.
490 PARTIE I. LIVRE V. — SÉMINAIRES, et la vérité de la religion catholique avec tant de grâce, de force et d'énergie, que Charles IE fut contraint d’avouer ensuite à l’un de ses amis, que, bien que de grands personnages lui eussent parlé sur ces matières, il n’y en avait aucun qui l’eût éclairé comme l'avait fait M. Olier ; que dans ses paroles :! avait reconnu et ressenti une vertu toute (1) Esprit de cxtraordinaire; qu'enfin il l'avait satisfait pleinement (1)
M, Olier,tu,n. / #25, 426. — Mé- On ne peut guère douter que M. Olier n’ait déterminé ce
motrcs histori- ., | A ques surM.Olier, Prince à abjurer ses erreurs et à faire les premières démarnine. re ches pour rentrer dans le sein de l'Eglise catholique, c'est- L'Église, pour à.dire, à envoyer son abjuration secrète au Pape, qui s’en contentait alors, comme on l’a dit plus haut. Car, d’une part, le bruit se répandit, en France et en Angleterre, que dans son exil Charles IT avait envoyé secrètement au Pape a à son abjuration (2); et, d'autre part, M. de Pretonvilliers, 68, après avoir rapporté que ce prince reconnut et ressentit une vertu toute extraordinaire dans les entretiens de M. Olier sur la vérité de la religion catholique, ajoute ces paroles très-significatives : Pour le présent, je n'en puis pas ARE dire davantage (3). Cette réticence suppose manifestement de la part du roi d’Angleterre, et en faveur de la religion catholique, une démarche qu’il n’était pas encore temps de publier ; et cette démarche ne pouvait être que son abjuration, envoyée secrètement au Pape, avec promesse de la rendre publique, après son rétablissement dans ses
États +.
+ Le secret qu’il convenait de garder sur cette affaire, pour nc pas compromettre les espérances de Charles II, est apparemment le motif qui a porté M. de Bretonvilliers, dans la copic de ses Mémoires sur M. Olier, qu'il se proposait de donner au public, à supprimer le nom du roi d'Angleterre, en rapportant les impressions de grâce que les discours de M. Olicr firent sur ce prince, et à le qualifier simplement un grand seigneur du royaume d'Angleterre. Nous avions suivi cette copie des Mémoires, dans nos deux précédentes éditions de la Vie de M. Olier, où en eflet nous n'avons pas déterminé quel tait œ grand seigneur. Mais en donnant cette nouvelle édition, ayant eu
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