‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme]Chapitre 221 sur 269 · SON ZÈLE POUR LA CONVERSION DE L'ANGLETERRE · texte numérisé non relu

SON ZÈLE POUR LA CONVERSION DE L'ANGLETERRE

M. Olier eut aussi, à cette occasion, de fréquents rapports avec Édouard de Sommerset, marquis de Worcester, qui avait suivi Charles IT en France (1). Ce seigneur s'engagea même par un acte signé de sa main, et déposé par lui au séminaire de Saint-Sulpice le 22 avril 1650, à fonder l'entretien d’un prêtre pour travailler au bien de la religion catholique, s’il pouvait être rétabli dans nne partie de ses terres +. On ne peut douter qu’un autre seigneur anglais de la suite de Charles II n’ait ressenti aussi les effets du zèle de M. Olier : nous parlons du comte de Bristol, qui à de grands dons naturels joignait beaucoup de science, et qui eut le bonheur d’embrasser la foi catholique pendant son exil en France (2).

Mais la conversion que M. Olier avait surtont à cœur, c'était celle de l’Angleterre elle-même. On ne saurait imaginer tout ce que sa foi lui inspira pour le succès d’une si belle entreprise, jusque là qu’il promit au roi d’Angleterre de mettre à sa disposition dix mille hommes de troupes réglées pour rentrer en possession de son royaume, s’il voulait s'engager à y établir la foi catholique (3). Une proposition si extraordinaire pourrait être taxée de témérité, et devrait même être regardée comme une pieuse extravagance de zèle, si l’on n'avait vu déjà, à l'occasion des duels, l’ascendant que l'Esprit de Dreu donnait à M. Olier sur les plus braves militaires de son temps. Lui qui avait su leur faire fouler aux pieds le préjugé de l'opinion la plus tyrannique, lorsqu'une pareille

recours à l’autographe même de ces Mémoires, nous y avons trouvé que ce grand seigneur était le rot d'Angleterre lui-même, et c’est d'après cette source que nous avons fait la correction qu’on voit ici.

+ Édouard de Sommerset, pendant la détresse de Charles If, reçut de M. de Bretonvilliers une somme à titre de prêt, dont il donna une reconnaissince signée de sa main. Après le recouvrement de ses domaines, il oublia apparemment cet écrit; du moins le séminaire de Saint-Sulpice ne reçut, ni ne réclama jamais cette somme (4).

(1) Lettres ant.

de M, Olier, p.

(2 Mémoires de M.du Ferrier, pe 500, 505.

(3) Grandet, Vies Ms.t.1,p.

(4) Archives du Royaume, sect.

dom. S. 70M, Q.

n. ft.

192 PARTIF HS. LIVRE V. — SÉMINAIRES.

résolution était encore regardée comme une lâcheté, indigne d’un homme d'honneur; quel courage n’eût-il pas allumé dans ces cœurs généreux, en leur proposant cette fois l’expédition la plus glorieuse, puisqu'elle aurait eu pour fin de soumettte l'Angleterre à Dieu et à son souverain légitime” Le trait que nous avons rapporté du marquis de Fénelon, conduisant au siége de Candie, contre les Turcs, quatre cents gentilshommes en qualité de volontaires, suffit pour montrer que cette proposition n’était point impossible à réaliser.

XIX.' Mais Dieu, dont les conseils sont impénétrables, n’acnee rad corda pas à son serviteur une conversion qui l'aurait {ant cœur, Charles COnsolé; il parait que la politique du cardinal Mazarin PR AE n'était pas favorable à cette entreprise militaire. D’ailleurs faire son abju- Charles, au milieu des amusements de Paris, se livrait à F00p: ses passions avec une ardeur qui devait le rendre sonri aux invitations de la grâce, et mème avec une publicité qui désespérait ses courtisans. Il était dans ce triste état, lorsque les catholiques et les presbytériens de son royaume, le pressant tour à tour, par leurs lettres et leurs messages, d’embrasser leur culte respectif, ses conseillers l’engagerent à repousser ces tentatives, et il suivit ponttuellement leurs avis, déclarant qu'il était déterminé à vivre et à mourir dans l’église Anglicane, pour laquelle son no père avait souffert (1). La politique seule lui fit tenir cœ 322, langage; car l’on ne peut pas douter que depuis ses entretiens avec M, Olier, qui avaient laissé dans son esprit des impressionsineffacables, ce prince ne demeurût catholique de cœur. Le docteur Burnet affirme qu'avant de u Late quitter la France Charles était déjà catholique (2); et gard, t.xu,p.252, M. de Bretonvilliers fait remarquer que quelques années après, lorsque ce prince vint à apprendre la mort de M. Olier, il ne put s’empècher d’en témoigner un regret bien sensible, par un effet du respect et de lestime quil conservait pour lui, et d’assurer qu’il perdait dans la per-

s0ON 7?

sonne de déclaratio:

ment qu jusqu’alor à ses plai ans, à se ayant app d'heures à de tous les nistère d’u rir dans 1 qu'il se re sa réconcil du Père Hi Bath, prer de Feversh frère le du

+ Après la petits écrits d ques II son f tions catholiq pour confirin du zèle de M.

«Jesus-Car » et il est vis:

» pelée Cathc » mer de disp » est cette Égl » Apôtres et d » voir de nou:

» Car il ne € » vieut dans le » serait une cl » laisser aux 1

» Chaque parti * il n'y aurait

heté, inüt-il pas ant cette urait eu NL SOUVCdu marle, contre té de voition n’é-

les, n’acurait {ant . Mazarin D'ailleurs à livrait à dre sonri publicité riste état, on royalet leurs onseillers ivit ponterminé à

t tenir ce

ât catho- ’avant de e (2);et es années

mort de un regret

Page 1