‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme]Chapitre 229 sur 269 · Giry, 4° » sacrifice (1)? » part. ch. x, p · texte numérisé non relu

Giry, 4° » sacrifice (1)? » part. ch. x, p

Quoiqu'il ne pût presque s’occuper d’une méditation sui- +

vie, on était néanmoins fort surpris de le trouver toujours , " anne pénétré de ces dispositions intérieures de victime, dans vine. | lesquelles il s’était efforcé de vivre continuellement. C'était

sans doute une récompense que Dreu voulait lui accorder

alors ; car, pour entrer dans ces dispositions, il n’avait au-

cn effort à faire: etil lui suffisait de S'abandonner simple-

ment aux opérations de Notre-Seigneur en Jui. Il était

content de se voir réduit à cet état, y trouvant l’occasion

de témoigner son respect amoureux envers la justice di-

vine. On l’a vu mille fois adorer et aimer cette justice, et

baiser humblement les verges dont elle se servait pour le

(4) J’ie par M. É ha | . 2 dé N dé Bretnvit- châtier. Il était même dans la disposition continuelle d’ac- " . A Des cepter tous ce que Dieu voudrait lui imposer de croix, pourvu , ee û . . . 4 A

Année Domini- Que, sa justice l’affligeant d’une main, sa bonté voulût le caine. Remar- tenir de l’ k . disait-il. i TUE ques historiques, SOUTENIT de l'autre; sans quoi, disait-1l, je ne serais pas tt, pe 481. capable de les porter (1).

La paix de son âme paraissait d’une manière si frappante dans la sérénité de son visage et dans l’expression de ses traits, que saint Vincent de Paul, étant venu le visiter dans ces circonstances, ne put s'empêcher d’en témoigner son étonnement. « Je me souviens, dit M. de Breton- » villiers, que, vers la fin du mois de décembre de ha » même année, feu M. Vincent, cet excellent serviteur de » Du, mort en odeur de sainteté, et qui l’avait toujours » aimé particulièrement, vint le visiter au plus fort de sun » mal. Malgré l’accablement universel où le malade était » réduit, il le trouva avec un esprit si égal, un visage si se- » rein, un repos mêlé d’une joie si douce, que, se tournant » vers nous, auprès de la cheminée, il nous dit : J’adnire » cette tranquillité ; j'estime comn:2 une merveille, de voir

Se Pl ui à » un homme rempli de tant de joie, au milieu des accablee relonvil- .

liers, t.n,p.419. » ments que cause une telle maladie (2). » XI. Ces douleurs et les autres incommodités corporelles Soustraction ,,, : t è . ne des vei do cprit presque totale 1 étaient pourtant rien, en comparaison des peines d'espri de A EE dont Dieu voulut qu’elles fussent bientôt accompagnées. sensibles de la : \ . nur + grâce. I lesre- Car, peu de jours après que son serviteur eut été ainsi couvre pourl’u- visité par cette affliction extérieure, il le fut par des tilité du pro- SOA CRT sb lus difficiles à ter, Sans chaine : croix intérieures beaucoup plus difficiles à porter. Sans lumière dans l’esprit, n’ayant plus le moindre sentiment de joie dans le cœur, en proie à la tristesse, à l'ennui, au trouble même et aux frayeurs d’une âme qui

craint d’ pouvait .

qui il à que Not retirés de sance et :

naires, qu aupäaravar Néanm il recouvr avait rem lui témoig alors avec que, pend:

était la si état, laut prochain, ( pendant sa il Serviteu sa vertu lu de marque.

venant le M, de Sain de Jiberté b'incesse, d dans cette via donn En cet ét:

dans sa cha ne se consid qui devait èt place (3), 11 de Dieu pour de la cure désie de pert

| était casion ce ditice, et pour le e d’acpourvu ulüt le ais pas

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rporelles s d'esprit pagnées.

été ainsi par des ter. Sans re senti-

ie, à l'enâme qui

craint d’avoir encouru la disgrâce de son Dieu, il ne

pouvait s'empêcher de demander quelquefois à ceux en

qui il avait le plus de confiance, s’ils ne croyaient pas

que Notre-Seigneur et sa très-sainte Mère se fussent ri retirés de lui. On remarqua même dans lui une impuis- ENTRE sance et une privation de grâces sensibles, si extraordi- desc lux Re.

naire il n’étai rt, 8, qu’il n’était plus capable de parler de Dieu comme UE BA,

auparavant (1). Ba. — Attesta- 1. ve . , / tions aut, p. 204.

Néanmoins, si l’on avait recours à lui pour le consulter,

il recouvrait aussitôt ses premiers dons. C'était ce qu’on avait remarqué dans une autre maladie. Une personne lui témoignant son étonnement de ce qu’elle l’avait vu agir alors avec tant de liberté d’esprit, il répondit en souriant : que, pendant sa maladie, il avait deux têtes, l’une qui était la sienne, et qui était réduite dans un fcrt triste éat, l’autre que Digu lui donnait pour le service du prochain, Ce fut la mème conduite de Dreu à son égard pendant sa paralysie. Par une distinction bien honorable au serviteur de Disv, et qui montre la haute estime que sa vertu lui avait acquise, la Reine mit le comble à tant de marques de confiance qu’elle lui avait données, en venant le visiter elle-même. Lorsqu'elle se fut retirée, M. de Saint-Antoine, craignant qu'il n’eùt pas eu assez de Jiberté d'esprit pour répondre à l'attente de cette princesse, demanda à M. Olier comment il en avait usé dans cette occasion : « Notre-Seigneur, lui répondit-il, (2) zbid. pag.

» m'a donné quelque petite chose pour la satisfaire (2). » MOT 4 Ps \ ‘4 P. y #0he

En cet état, contraint de passer une rartie de lance XII dus sa chambre, et d'employer l'autre aux remèdes, il Songrandes- ? prit desacrifice

ne se considérait plus que comme un arbre infructueux, dans cet état. qui devait être arraché, afin qu’on en mit un autre à “à

place (3). IL aimait néanmoins cet état, comme ordonné (# E£sprit de de DIEU pour sa sanctification. Lorsqu'il s’était vu déchargé ab

L l cure de Saint-Sulpice, il avait éprouvé un ms

désir de perfectionner l’œuvre du séminaire; mais, étant

n32 PARTIE MN, LIVRE VI, — SÉMINAIRES.

tombé ensuite dans sa paralysie, il renonça à ce dessein, disant : « Il faut que tous nos désirs, quand Dieu permet » que nous en ayons, fassent hommage, par leur parfait sp Ps » anéantissement, à sa volonté souveraine (1). » Comme ve part. ch, xt, plusieurs lui témoignaient leur regret de ce que cette œuvre était encore imparfaite, et craignaient qu'elle ne füt jamais achevée, s’il venait à mourir auparavant, il répondit que Dieu ne la laisserait manquer d’aucune des choses nécessaires à sa conservation, et qu’il lui donnerait tout de sa main, dans le temps marqué par sa Provi- Le À RE .‘e dence (2). I1 portait mème si loin l’esprit d’abandon et de sacrifice, que, malgré son grand amour pour le séminaire, qu’il jugeait devoir contribuer à la gloire de Dev, il auci rait été ravi, disait-il, de voir cette œuvre anéantie, pour

ü er "5 peu que Dev eùt été plus glorifié par sa destruction (3). Ne pouvant s’occuper ni à l’oraison, ni à la lecture, ni à rien qui lui apporiât le moindre soulagement, et étant'd'ailleurs accablé du délaissement intérieur et des sécheresses qu’il éprouvait, il disait quelquefois : « Notre-Seigneur ne » veut pas que je me réjouisse en rien; il fauten être content, » et se soumettre de bon cœur à ses ordres. » S’il arrivait que, par mégarde, on l’eût laissé seul dans sa chambre, lorsqu’ensuite on lui représentait qu’il aurait dû envoyer chercher quelqu'un : « Non, répondit-il, il faut imiter (4) Ibid. Vie, » JÉSUS-CHRIST, qui n’a jamais cherché aucune consolation ae Le » sur ja terre : s’il m'arrive d’être seul, j'attends que

tonvilliers, V1, P. 452. — Gby, » Notre-Seigneur donne à quelqu'un la pensée de venir me

4" part. chap. : , .

xx. — Remarg. » trouver, ne devant point détourner moi-même personne historiques, tn . ; : "

D. 546. » du service d’un si grand Maître (4). »

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