XII. Antoine de Salignac, marquis de la Motte-Fénelon, fut
M. Olier con- ., À ‘
vertit le mar- l’un de ceux qui profitèrent le plus de ses conseils et de ses
Li de Féne- exemples. Celui-ci passait avec raison pour l’un des plus
braves militaires de son temps +. Le désir de se distin-
guer par des entreprises hardies ne l’avait porté que trop
souvent à exposer témérairement sa vie, sans épargner da-
vantage celle de ses soldats. Mais par un fond de religion,
que la dissipation des camps n’avait pu éteindre, il allait
enlever les blessés sous le feu même des ennemis, l'es char-
geait sur ses épaules, et les rapportait à la tranchée, pour
leur procurer les derniers sacrements. L’ambition et une
sorte de fureur pour les duels ternirent toutes ses belles”
+ A l’âge de seize ans, Antoine de Salignac, ayant appris que son frère aîné avait été emporté par une volée de canon, au siége du Ca: telet, alla demander sa compagnie à Louis XIII ; et comme le monar-
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MIN: Céuiros., que faisait observer qu'il était bien jeune : « Sire, répondit-il, j’en div. nt » aurai plus de temps pour servir Votre Majesté (2), »
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