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» VOUS su » de DIEU » au Conti » à lui, s:
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MADAME LA PRINCESSE DE CONDÉ. 23 » raître sa majesté aux yeux des hommes, mais pour rece- » voir leurs hommages et les combler de ses bienfaits. Je » vous supplie donc de ne jamais rien recevoir qu’au nom » de DIEU, et pour Dieu que vous représentez; et de vouloir, » au contraire, que tout ce qu’on vous offre de respect passe » à lui, sans s'arrêter à vous. L'image de Dreu dans le tem- » ple ne reçoit rien pour elle-même, mais seulement pour
» Dieu qu’elle figure; ainsi en doit-il être des honneurs (1) Lettres spi- » qu’on vous rend (1). cc, P. 506, Er
» Faites-en de même, lorsque vous donnez : ne désirez » point qu’on vous regarde dans vos présents ; mais sou- » haïtez que Dieu seul soit reconnu comme l’origine de » vos dons. Ainsi Dieu fait souvent des miracles par les » images ; mais elles ne prétendent pas qu’on leur en ait » la moindre obligation. Au contraire, si elles étaient » douées de sentiment, elles s’estimeraient trop heureu- » ses, au lieu d’avoir été brûlées, comme un bois commun » ou appliquées à quelque usage profane, de se voir éle- » vées à cet honneur, et d’être les instruments par lesquels » Dieu opère des merveilles (2). Quand vous verrez votre » cour qui vous environne, Souvenez-vous que vous devez » être en cela l’image de D'Ev, environné de ses Anges et » de ses Saints. Dites souvent à Dieu : C’est à cause de » vous, Seigneur, et de ce que j’ai de vous, que ce monde
» m’honore ; et comme je ne puis sans larcin prendre quel- .
» que chose de’ ces honneurs, que toute cette cour fasse » hommage à votre grandeur et que votre pauvre créature » s’anéantisse (3). Votre train doit être l’image de la ma- » jesté de la gloire de Dieu. Il faut le vouloir en Div et
» pour DIEU, et non en vous-même ni pour la vanité (4). Si 4
» vous allez visiter le Roi ou la Reine, faites-le dans l’in- » tention des principautés du ciel, qui rendent hommage » de leur grandeur à la-majesté de Dieu, et le reconnais- » sent pour Souverain. Si vous visitez quelque grandeur » inférieure à la vôtre, honorez-y toujours la participation
(2) Ibid. pag.
(3) Ibid. pag.
(4) lbia, pag.
» de la grandeur de DIEv, qui désire être honoré en elle; » et lorsque vous visitez des personnes de moindre condi- » tion, allez-y dans la disposition de Dreu même visitant » les petits, et descendant avec bonté, douceur et charité, » dans le dessein de les aider, de les consoler et de les ser- » vir. Recevez alors pour Dieu l'honneur qu’ils vous ren- » dront, afin que, lui rapportant ce qu’ils ne pensent pas dia” à lui donner, vous fassiez votre devoir et le leur tout
wid, p. 84, » ensemble (1).
XVII, Jamais peut-être personne n’honora plus sincèrement M. Olier fait M. ‘ ‘ .
honorer Du 165 Grands que ne le fit M. Olier; jamais aussi on ne vit par les Grands. plus de vrai zèle pour faire honorer Dieu par les Grands du monde. Dans les cérémonies ecclésiastiques, telles que l’adoration de la croix, la distribution des cierges bénits ou des rameaux, il régla que tous les membres du clergé auraient le pas sur les paroissiens, de quelque (3) Vie Ms. de rang qu'ils fussent, même sur les princes du Sang (2). M. Olier, par + A ; :
M. de Bretonvit- Tous applaudirent à ce réglement, et les princes eux-mèdiers. ; , (31 Remarques MES furent les premiers à l’appuyer de leur suffrage (3). ee" alt t1, On aurait peine à concevoir le grand ascendant que sa | vertu lui donnait sur eux. Un jour que le duc d’Orléans assistait aux Vêpres, M. Olier, par un motif que nous ignorons, n’alla point l’encenser, contre 13 pratique commune, qui déférait cet honneur aux princes. Il se rendit néanmoins chez le duc pour lui porter des excuses ; mais celui-ci, le voyant entrer, lui dit avec l'expression de la bienveillance la plus respectueuse : « Je n’ai point de satisfaction à re- » cevoir, puisque c’est vous, Monsieur, qui en avez usé » de la sorte ; » et, en même temps, il commanda qu’on ()Attestations ]ui remit une somme d’argent, en le priant de l’accepter aut. touchant M. F Olier. p.19. pour les pauvres de sa paroïsse (4). XIX. M. Olier ne souffrait pas que, dans la célébration des Zèle de M. à : VE . ses Olier pour faire Saints Mystères, on se mit à genoux sur des chaises ou respecter lelieu sur des bancs. Dans ses prônes, il parlait quelquefois con-
és tre cet usage, qu’il regardait comme une irrévérence ;
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ques- Office de con silence nité d même leur Î Grand etnef tre ad fusass taient Un jo prése parure dant grave la cor Interd nant et Cor de ce tuair » tre Pa teur, dans sévèl mièr nem
é en elle; dre condie visitant t charité, e les ser-
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acèrement on ne vil es Grands es, telles lerges bémbres du quelque Sang (2).
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t que sa l’Orléans ous ignommune, anmoins lui-ci, le veillance ion à re- Avez usé la qu’on accepter
tion des aises ou lois convérence ;
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