PÉLERINAGE A ANNECI
la mort de cette sainte fondatrice, on continuait d’en user de la sorte à son égard, Du moins ce fut la conduite qu'on tint en présence de M. Olier, lorsqu'il se présenta au monastère. Comme il était au parloir avec la communauté, la supérieure voulant qu’il jugeât lui-même de la parfaite obéissance de la mère Anne-Marie, la fit venir près de la grille, et Jui commanda de chanter. Quelque désagréable que fût sa voix, cette vénérable ancienne obéit sans répliquer un seul mot, et continua jusqu’à ce qu’on lui eût fait signe de cesser. Une obéissance si prompte, dans une RE religieuse de cet âge, édifia beaucoup le serviteur de Dieu : és L ue Cinquante miracles, dit-il, ne m'auraient pas si bien con- chez Humbert saincu de sa vertu, qu'un acte de soumission si héroïque (1). nt Fo
continuant de là son chemin, il fut vivement touché à la vue de Genève; et ne pouvant dissimuler sa douleur : « Pas- » sons, mes enfants, dit-il à ses compagnons de voyage ; ne » nous arrêtons pas dans un lieu où l’on rejette le règne de » Jésus notre divin Maître et Docteur (2). » Il avait rem- (3) pie & M pli le but principal de son voyage en quittant Anneci ; Glen pari “a mais au iieu de revenir sur ses pas, il voulut faire le pèle- ibid. p. 248. rinage des saints lieux de Provence. De Genève, il se rendit à Grenoble, dans le dessein d’y visiter la mere de Bressand, élue depuis peu supérieure du monastére de la Visitation de cette ville (3), et qui, en se rendant de Nantes 43 pie qe ta M. à sa nouvelle destination, était venue elle-même le visiter Lai Du à Paris. Il passa cinq jours à Grenoble, durant lesquels p. 34.—4rc4. du il fit comme une petite mission, tant aux religieuses du a
rue S.-Antoine couvent (4), qu'à quelques ecclésiastiques de la ville; ne "nn laissant échapper aucune occasion de s’entretenir avec ceux dose date des lieux par où il passait (5). On peut présumer qu’il vi- (5) Z6id. pag. sita alors Marie de Valernot, dame d’Herculais, pour qui ? il avait conçu la plus haute estime, et aux prières de laquelle il se recommandait en écrivant à la mère de Bres- 4) pere aut. sand (6) *. Cette dame, qui, dans l’état du mariage, s’éleva LP | à la plus sublime perfection, était condnite par des voies 89. Éd
Il, 5
(4) Vie de Murie de Vulernot, ‘bid.
M. Olier vi- «ite Marie de Valence,