‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme]Chapitre 67 sur 269 · VOYAGE DE BRETAGNE · texte numérisé non relu

VOYAGE DE BRETAGNE

introduits depuis peu dans son prieuré de Clisson (1). exercices de la Avant de l’entreprendre, il voulut, :-lon sa coutume, va- eg Ke quer à sa retraite annuelle ; car il ne laissait pas, quelque nage à Chartres

ontinuelle que fût son union avec Div, de consacrer, 4 see"

chaque année, dix jours à ces saints exercices. N'ayant pu % M: Olier, p.

y vaquer durant deux années consécutives, à cause de la

multitude de ses occupations, la troisième année, il fit

trois retraites de dix jours en six semaines (2). Quelque- (2)#'ie, par te

fois il se retirait au noviciat des Pères de la compa- Ai nn. te

gnie de Jésus, à côté de son église (3); cette année il se" 60.

rendit au monastère des religieux de Saint-François de t:!,p: %7,note C.

Meulan, à dix lieues de Paris (#). Le spectacle des saints a A De

pénitents qui habitaient cette solitude, lui inspira de vifs tiers, t. u, p. 259.

sentiments de componction (5), et il commença sa retraite (5) Discours

le jour même de saint François, # octobre, par une confes- Musieurs more

sion générale de toute sa vie. 11 la fit en esprit d'amende 4,4 prie

honorable à la justice divine, et afin, disait-il, de se re- 646,647.

nouveler dans la confusion que le pécheur doit porter con- Pit ne

stamment, même après la rémission de ses péchés (6). p.07, 382.‘ De Meulan, il prit sa route vers Chartres, lieu trop cher

à son souvenir, depuis les grâces particulières qu’il y

avait reçues à différentes époques de sa vie, pour ne pas

se sentir attiré, dans cette conjoncture, à porter encore ses

hommages aux pieds de la Mère de Dreu. Durant plu-

sieurs jours, on le vit y demeurer en oraison, depuis six

heures du matin jusqu’à midi, et depuis deux heures jus-

qu'à six heures du soir; toujours à genoux, immobile, et

dans un si profond recueillement, qu’il inspirait de la dé-

votion à tous ceux qui le considéraient (7). En sortant de 2, (raté o

Chartres, il résolut de passer par la Touraine, se rendit à p.6. JR

Saumur, et visita de nouveau l’église de Notre-Dame des 449,7 p0r. Me

Ardilliers (8). tu, p. 289, 260.

Comme il était près de Clisson, il entra dans une hôtel- pas humilité,

lerie où il était fort connu, et particulièrement respecté, M. Olier fait

2 y, x : l'office de valet et donna un exemple d’humilité qui dut augmenter en- d'écurie.

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core la vénération pour sa personne. Il voulut soigner luimême son cheval, étant bien aise, en vertu de son vœu de servitude, d’épargner cette peine aux valets de la maison. Comme le lieu était obscur, un gentilhomme qui arr: vait de voyage l’ayant pris pour l’un des domestiques, lui ordonna d’avoir soin de son cheval, et sortit aussitôt. l'avi alors de trouver une nouvelle occasion de servir le prochain, M. Olier s’empressa de faire l'office de valet d’écurie, et il n’avait pas encore fini, lorsque le cavalier rentra. Celui-ci le trouvant en cette fonction, et reconnaissant sa méprise, fut fort étonné de voir un ecclésiastique exécuter avec tant de docilité un ordre qu’il croyait avoir donné à un domestique. C'était assez de s’apercevoir qu’il avait parlé à un prêtre, pour lui faire toutes sortes d’excuses; mais sa surprise et sa confusion augmentèrent bien davantage, lorsqu'il apprit quel était celui qu’il avait trouvé si obéissant. La scène se termina comme se terminent ordinairement les aventures de ce genre qui arrivent aux Saints; c’est-à-dire que, plus le voyageur fut affligé de l’affront qu’il croyait avoir fait, sans le savoir, à M. Olier, et lui en témoigna ses regrets, plus le serviteur de Dieu le (1) Esprit de combla d’honnètetés, ei l’édifia par le ton agréable qu'il

M. Olier. À. mt, P. 520. sut y mettre (1).

XXIV. À peine fut-il arrivé à Clisson, que, se présentant devant

Pèlerinage à x : : : pt Sounéà N " Notre-Lame de Le très-saint Sacrement, il offrit son prieuré à Notre-Bei- Toute - Joie, et gneur, en le priant d’y rétablir lui-même l'ordre et la réau tombeau de , x : ss AR EE

saint Vincent 107mME; et tout porte à croire que sa prière fut exaucée. Il Ferrier. profita de ce séjour, pour faire de nouveau le pélerinage de

N.-D. de Toute-Joie, où autrefois il avait reçu beaucoup de

grâces; et, y célébrant la sainte Messe, il y fut comblédes

‘9) Vie, par M. plus douces faveurs (2). Dieu, qui sait tirer sa gloire de ares ago, tous les pas de ses élus, conduisit ainsi son serviteur NON, M pour la consolation de plusieurs âmes, qui avaient déjà 853,865, retiré de grands fruits de ses premiers voyages en Breta-

gne. À l'exemple des Apôtres, qui ne revenaient jamais

sur les te pour cons de nouvel son, il le ç soit à perf laissées in Au sort quittant E cent Ferr Sa piété er pas de qui lerinage tr n’est qu'à dévotion de commence bre, y attü Louis AI que de sai tuant, en l’ dont elle ve Louis XIV, catalogue i fut de ce n4 propre mai Lorsqu'i

y était trop ravant, il 4 le pas visi grippière, d dans l’état

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