‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme]Chapitre 79 sur 269 · III. Le premier ét le second jour de cette cérémonie, les · texte numérisé non relu

III. Le premier ét le second jour de cette cérémonie, les

Procession

solennelle au PLUS Célèbres prédicateurs y prêchèrent (2) en présence de

très-saint Sa- la Reine régente, que M. Olier avait invitée à venir con-

t. Mo-, St as ‘ : ï here oxpiée tribuer à l’édification publique ; et la foule fut si grande,

toire, qu’elle remplissait même toutes les rues d’alentour. Le (2) Mémoires de sis . :

M, du Ferrier, Woisième jour, les boutiques étant fermées, et toute œu-

D. 288. — Histoi- |. 1 © 5 + elésiontions VTC servile interrompue dans la paroisse, on fit une pro

“4 de # cession composée de tout le clergé séculier et régulier du , iv. x1, ch,

xux, p. 428. Ms, faubourg, et où le très-saint Sacrement fut porté par le SE Nonce du Pape. La duchesse d'Orléans signala sa piété par un magnifique reposcir qu’elle fit dresser à l’entrée du

- Luxembourg. La Reine régente suivit le dais, accompa-

gnée des princes, des princesses, et d’une grande partie

de sa cour, en habit de deuil, ainsi que d’une multitude in-

+ «Que ceux-là se taisent, qui blasphèment contre les cérémonies

» dans le service divin, dit un auteur du temps; car il faut confesser,

» ajoute-t-il, que tant d’ornements brillants sur terre, représentaient

(3) Gazette de ” AUX plus stupides, 13 merveille des cieux, et servaient grandement France, ibid » à échauffer le zèle des plus tièdes (3). »

nombrable enfin par

avec tant d répandit dance à tot avait été c chapelle de ornement, le mème é saint Sacre cle magnif dans sa pa tourer d’u avaient ét table de m et de lex] une lampe

.… brüler jou

un homm:

moigne da premier di nité partic ment, à re de Répara sainte Eu Sauveur, | crilége ne l’adoratio

pandre d D glise de » a bien

++ Outre

encore tou LE

ères, ÉSUSnd la 1 au- Le ta- [ours lief, n Or, n les re un vases surtous abradonplus

; les,

ce de

coninde, r. Le | œu- | proer du ar le é par e du mMmpa- Jartie je innonies fesser,

itaient ement

SACRILÉGE RÉPARF. 97 nombrable d’autres personnes. La cérémonie se termina enfin par une amende honorable, que M. Olier prononça avec tant de ferveur et des mouvements si tendres, qu’il répandit beaucoup de larmes, et en fit verser en abondance à tous les assistants ({). Depuis le jour où le crime (1) Esprit de avait été commis, on avait cessé de dire des Messes à Ja M: OHier, te 1

p. 68. — Remare

chapelle de la sainte Vierge ; elle était restée sans aucun de . , Q , .

ornement, avec son tabernacle brisé ; et elle demeura dans t.1, p.23. — Hisle même état jusqu’à ce que M. Olier y eût porté le très- Ti saint Sacrement. Il le renferma dans un nouveau taberna- t* " P- #7:

cle magnifiquement orné (2) ; et, pour perpétuer à jamais, (2) Bibl. du Roi, dans sa paroisse, la mémoire de cette réparation, il fit en- be He € tourer d’un balustre le lieu même où les saintes hosties

avaient été répandues, et écrire en lettres d’or, sur une

table de marbre, les principales circonstances du sacrilége

et de l’expiation. Enfin, devant ce monument, il plaça

, 5: .: ‘ x * NOTE 2, P.

une lampe d’argent qu’il donna lui-même, et qui devait y ;

.… brüler jour et nuit* (3). Mais désirant offrir à Jésus-CHRisT (# Calendrier

; ‘ , historique, p. 59, un hommage plus digne encore de l’amour qu’il nous té- 60. j

moigne dans ce mystère, il régla que, chaque année, le

premier dimanche d’août serait consacré, par une solen-

nité particulière et par l’expositio du très-saint Sacre-

ment, à renouveler cette amende honorable, sous le nom

de Réparation des injures faites à Jésus-Carisr dans la

sainte Eucharistie +. Il fit plus encore : voulant rendre au

Sauveur, s’il l’eût pu, mille fois plus d’honneur que ce sa-

crilége ne lui en avait ravi, il établit, à cette occasion, (4 Esprit de l'adoration perpétuelle du très-saint Sacrement (4). On sera Fe ‘ bien aise de l’entendre rapporter lui-mème le dessein IV. d'une institution si religieuse, qu’il désirait voir se ré- pu pandre dans Paris. « Ces jours passés, dit-il, dans l’é- DO, M. O- » glise de Saint-Sulpice, Notre-Seigneur et adorable Maître lier établit l'a-

. ; doration perpé- » à bien voulu souffrir l'attentat effroyable de douze vo- tuelle.

‘+ Outre la cérémonie expiatoire, établie par M. Olier, et qui a lieu encore tous les ans, on en célèbre une seconde, le dernier dimanche

Il. 7

Ce IA

» leurs qui ont porté leurs mains sacriléges sur le saint » ciboire, et, par un mépris horrible de sa personne, ont » jeté par terre son sacré Corps. C’est ce qui a inspiré à » douze personnes la dévotion de s’unir en esprit aux » douze Apôtres, pour réparer ce crime abominable, par » tout ce que leur inspirera la religion, dont leur cœur est » rempli. Elles se sont associé douze autres adorateurs » pour doubler leur réparation; et, par cette réunion de » vingt-quatre, elles ont voulu imiter la fonction religieuse » des vingt-quatre vieillards de l’Apocalypse, qui adorent » continuellement Jésus-CHRisT, prosternés et abimés de- » vant son trône. Ces vingt-quatre personnes se partage- » ront les vingt-quatre heures du jour, demeurant chacune, » l’une après l’autre, l’espace d’une heure devant le très- » auguste Sacrement de l’autel, afin d'y être en adora- » tion perpétuelle. Leur dessein ne sera pas seulement de » réparer l’injure commise’extérieurement contre lui dans » l'église de Saint-Sulpice, et en tant d’autres lieux où il » à souffert le même attentat ; mais les injures, les crimes » et les sacriléges sans nombre commis dans les âmes, et » connus de Dieu seul. Elles se consacreront à Jésus- » CHRIST Comme autant de victimes qui font amende hono- » rable perpétuelle, pour les profanations de la très-sainte » Eucharistie, commises par les hérétiques, et par les ca- » tholiques eux-mêmes. A cette association, qui est plus » en esprit que de corps, sont admises des personnes de tin: dis toutes conditions, qui, prenant chacune dans son parti- Mémoires aut. de » Culier une des vingt-quatre heures, se joignent aux | Ho Red vingt-quatre premières, pour entrer dans leur dévotion, it » et suppléer aussi celles qui, par infirmité ou par une Poe, » nécessité pressante, ne pourraient remplir actuellement FR % Fe, l'heure d’adoration ({)'.»

(2) Gazeite de d'octobre (ou l'avant dernier, lorsque le dernier tombe la veille de la LE P. Toussaint), en réparation des outrages commis envers le très-saint 1091. — Rémar- So oment, dans la nuit du % octobre 1668, M. Raguier de Poussi

ques luxtoriques, ; , in-12, p. 945. étant curé de Saint-Sulpice (2).

Cette 1 tage : ce pour ver saint Sac sensation dans ler tout des 1 dres déta 1655, un dans l’ég tant qu’oi Sulpice (1

Trois n un des a gardes, fu tait retire étant ensi des Vieill appela le fres du pi d’autres o de vols, a de Paris lampe qui ment, dan avait été c

grand port avec les cù au carrefo M. Olier v l'échafaud Immédia troubles p + C’est en qu’il y a toujo non comprise

saint , Ont iré à aux y par ir est teurs on de ieuse orent és dertagecune, | trèsadoraent de i dans « où il crimes

Pousst

Page 1