‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme]Chapitre 82 sur 269 · Remarques historiques, 1. 1, Ù · texte numérisé non relu

Remarques historiques, 1. 1, Ù

(3) Mém. sur la Vie de M, Olier, parM.Baindrand p.74.

(4) Vie Ms. de M, Olier. par M.

Leschussivr.v.23, —Vie, par le Pere Giry,part.ire, ch. xvut, p. 87,

— Atteslations aut. p. 200, Succès dont Du couronne le dévouement de M. Olier.

(5) Vie Ms. de M. Olier, pur M deBretonvitliers tu, p. 269, 270,

: A 29 traire, une nouvelle estime pour sa personne, et chacun en

parlait avec admiration. Quelqu'un, étant venu le visiter après son retour, lui demanda comment il avait pu traverser les ponts, malgré les soldats qui les gardaient. « Je » n’en sais rien, lui répondit M. Olier; tout ce que je sais, » c’est que la charité donne beaucoup de force (6). » Les aumônes qu’il avait apportées de Saint-Germam, et d’autres que la Providence lui envoya, le mirent en état de continuer à assister tous ses pauvres (7), jusqu’à l’entière cessation de ce fléau. I sollicita mème en leur faveur une dispense générale de la loi de l’abstinence , durant le Carème, qu’il leur eût été presque impossible d'observer, tant à cause de la disette de provisions nécessaires, que de l’état de faiblésse où la misère avait réduit la plupart d’entre eux. Le vicaire-général de l’abbé de Saint-Germain permit donc, à tous les pauvres du faubourg, l’usage de la viande tous les jours, quand on leur en donnerait par

(6) A{testations autographes touchant M. Olier, p. 493, 200.

(7) Ibid. p.200.

Tr —,

108 PARTIS 11, LIVRE VII, PAROISSE, — 1049, aumône, excepté le vendredi. Il y eut aussi dispense de la (4) Jurid, apir, même loi, quatre jours de la semaine, pour tous les par- 2 La ge 1 dos ticuliers, et permission d’user d'œufs et de fromage. Seusect, histor, L. lement les jours de la Semaine-Sainte , toutes ces permis- 2220, fol. 89, ver sions devaient cesser (1). XIII, Pendant que les hostilités continuaient aux portes de à niv la capitale (2), M. Olier ne cessait de s'adresser à Dre, M. Olter relève l’auteur de la paix , et de rassembler le soir ses paroisrep TUE siens devant le très-saint Sacrement, pour demander tous (2) Histoire de ensemble miséricorde. Il faisait même ouvrir la porte du Paris, t. 1, ibid, F : ; tabernacle, afin d’exciter plus vivement leur foi et leur confiance; et lui-même, couvert d’un rude cilice, passait ter souvent la nuit devant l'autel (8). Enfin Dieu se laissa dau La toucher. On entama à Ruel des conférences, et les article’, tp 42. de paix furent enregistrés au Parlement, le premier avri!, jour du Jeudi-Saint. Pour ne point interrompre les Offices de la Semaine-Sainte, on différa jusqu’au lundi suivant à rendre à Dieu de solennelles actions de grâces ; et ce jourlà, on chanta en effet, à Notre-Dame, un 7e Deum , auquel le Parlement assista avec les autres compagnies. Comme le faubourg Saint-Germain était sous la juridiction immédiate de l’abbé, on chanta aussi le 7e Deum dans l’église de l’abbaye. M. Olier s’y trouva présent avec tous ses ecclésiastiques, et un nombre considérable de ses paroissiens. On y avait exposé, durant trois jours, la châsse de Saint-Germain, évêque de Paris, cérémonie qui n’avait point eu lieu depuis soixante-dix ans.

Ainsi finirent les premiers troubles de la capitale, pen- (a) Histoire de dant la minorité de Louis XIV (4). Mais la misère publi- Paris, Lu, did, ie ne finit pas avec eux. M. Olier se vit encore chargé d’une multitude de familles, incapables de se procurer elles-mêmes les choses les plus nécessaires à la vie. Ce tendre pasteur pourvut à tous les besoins. Il fit acheter des étoffes et de la toile, pour revêtir un grand nombre de

ses paroissiens, réduits presque à la nudité. Il eut surtout

un soin pi malheur ( vaux, et € frère Jean fes et d’ou » dit M. de » quante f.

» rais éval » du frère suffire à t charité de d'y contril Au mili obligé de s d’une con noncer à « Clisson et cure. Il y voulut l’e de l’enregi lui-même » reconnai » rimenté » temps di » abondan » de nos » cents far » années, » que je 1 + M. Olie » mis pour | » a promis » Il faut, s’il » épanouis p » qu'il a pre » Choisi m’a » moten pa

M. OLIER $B DÉMET DB 8ES DÉNÉFICES. 109 un soin particulier de fournir aux familles, ruinées par le

> lu malheur des temps, les moyens de reprendre leurs traul vaux, et de pourvoir ainsi à leur subsistance. C'était le eu frère Jean de la Croix, qui faisait ces distributions d'étof- — fes et d'outils. « M, Olier lui donna, dans une circonstance, » dit M. de Bretonvilliers, des secours pour relever cinde » quante familles, une autre fois pour trente ; et je ne saua, » rais évaluer le nombre qu'il en rétablit, ou par le moyen oÏs- » du frère Jean de la Croix, ou par lui-même ({).» Pour (1) Pie Ms. de ous suffire à tant de dépenses, il eut de nouveau recours à la We Pers > du charité de la Reine, et à celle des princes, qui promirent t: 1 P: #09. eur d'y contribuer +.

san Au milieu de tant de besoins, et lorsqu'il se voyait MU Li cac obligé de soutenir tant de familles ruinées, il fit une action démet de ses cle’ d'une confiance en Dieu vraiment héroïque : ce fut de re- Pénéfiers. rs À noncer à son abbaye de Cercanceau, et aux prieurés de cos Clisson et de Bazainville, pour ne plus posséder que sa x à cure. Il y avait longtemps qu’il méditait ce projet. et il . X voulut l’exécuter le jour du Vendredi-Saint, le lendemain quel de l'enregistrement des articles de paix. Il en expose ainsi sr lui-même les motifs, dans l’acte de sa démission : «Par is » reconnaissance pour le bénéfice de la foi dont j'ai expéplise » rimenté les avantages et recueilli les fruits dans ces F #5 » temps de calamités publiques ; puisque Dieu m'a fourni ee » abondamment de quoi subvenir aux besoins pressants de » de nos peuples, qui montaient à quatorze ou quinze avait » cents familles ; puisque d’ailleurs, durani ces dernières » années, je n’ai reçu aucun secours de mes bénéfices, ue » que je n’avais gardés que pour le soulagement des pauubli- + M. Olier écrivait à une dame de la cour : « LA Reine vous a proarge » mis pour les pauvres; n'oubliez pas cette aumône, ni ce qu’elle vous urer » a promis pour notre paroisse, dont la misère est toujours extrème, Ce » Il faut, s'il vous plait, maintenant que vous trouverez les cœurs » épanouis par la paix, faire ressouvenir M. le duc d'Orléans de ce eter » qu'il a promis, quand M. le prince de Condé aurait donné. M. de e de » Choisi m'a paru de bonne volonté : s'il vous plait de lui dire un (2) Lettresaut, tout » moten passant, vous m'obligerez beaucoup (2). »

de M. Olier,

» vres, et pour achever l’œuvre que la divine Majesté m’a » mise entre les mains; voyant sensiblement l’inutilité et » la charge superflue de ces mêmes bénéfices, que la bonté » de Dieu m'a laissés jusqu’à présent, en attendant celui » que j'espère pour l’autre vie, je m’en démets aujour- » d’hui entre les mains du Pape, l’image visible de (11 Mémoires » DIEu (1).» En faisant cette démission pure et simple, L. de M. Olier, : à ee (sp 405. £s. M. Olier présenta au souverain Pontife, trois sujets qu'il mo crut être les plus capables d’adminisirer saintement ses bénéfices; et, en même temps, il demanda pardon à ses frères du mauvais exemple qu’il se reprochait de leur avoir (2) Ibid. pag. donné, en les retenant si longtemps (2)*. Ses parents, qu noræ 4, p. informés de sa résolution, le sollicitèrent vivement en 125. faveur d’un de ses neveux, à qui ils désiraient faire tomber quelqu'un de ses bénéfices. Il s’y refusa constamment, et préféra choisir un étranger. «Je ne veux pas, dit-il, » acquiescer à la chair et au sang; et ayant l’honneur » d’être membre de Jésus-Cnisr, et de posséder sa vie, » je ne dois agir que par les mouvements de son Esprit, » et selon les désirs de son cœur. »

XY. A la faveur de ces troubles politiques et de tous les dé- M. Olicr s’ef- t 1 Mentauivis: loi dés .

force de bannir Sastres qui les avaient suivis, les désordres avaient reparu, de sa paroisse et s'étaient multipliés dans la paroisse de Saint-Sulpice. les désordres S ler d hou do -tiust ë F que la guerre Sans parler du vagabondage de plusieurs prêtres, qu’on civile yavait in- voyait mendier aux portes des églises, au grand scandale ronRse de la religion, et auxquels il fut enjoint, par l'autorité GB) rehiv du ecclésiastique, de se retirer chacun dans leurs diocèses (3) Royaume,sect on : . ?

historig. L. 1226. un mal bien plus alarmant, et incomparablement plus Juridiction, jan- .. A N ‘ SP ; vier 4610, etc, difficile à guerir, c’étaient la licence des mœurs, le con- . 0 , S Là Q , Q es cubinage, et l'oubli des devoirs les plus sacrés de la religion ; plusieurs paroissiens en étant venus au point de ne plus s’approcher des sacrements à Pâques. Pour les toucher, M. Olier employa toutes les ressources de son zèle. Voyant enfin que plusieurs n’élaient sensibles ni à ses tendres

invitations, ni aux menaces de la vengeance céleste, il con-

jura leP torité dor ment, do loué le zù ces scand » NOUS 0 » concubi » trois m » nicatio » leur mi » terre sa » nous Or » dinaires » y ajoute » nitions » de raiso » tement » point ré » celui de » persont » ture ecc M. Olie DIEU, un cœur de s rale. Il dé une grâce d'y répare veur; et, 6 « [l faut, | » sion qui » dant le J » et ils se » de cette voir y suf pour la d

é m'a lité et bonté celui 1jourle de mple, qu'il nt ses | à ses avoir rents, nt en e tomment, dit-il, nneur a vie,

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