‹ Vie de M. Olier, fondateur du séminaire de Saint-SulpiceChapitre 108 sur 249 · RETRAITE SPIRITUELLE · texte numérisé non relu

RETRAITE SPIRITUELLE

introduisit aussi 1 usage de cette prière parmi les pai oissiens de St-Sulpice, ou. depuis, elle a toujours été en honneur, et il en fit exprimer le sujet dans un tableau peint par Le Brun, et qui fut gravé plus tard .

Lorsqu’il commença cette retraite, il était persuadé que les travaux des missions surpassaient de beaucoup ses forces. «Depuis peu, dit-il. mon mé- » decin m avait déclaré que je n’étais nullement pro- » pre à cet emploi par ma complexion, et que j’avais » une poitrine si faible, que je ne pourrais faire » autre chose que quelques exhortations à des gril— » les de Religieuses. Et ce qu’il y a eu de remarqua- » ble. c est que N .-S. m'a donné un tempérament » tout autre que je ne l’avais en ce temps-là, et il » n’y a personne dans notre compagnie qui l’ait si » fort que moi; c’est un présent du Ciel, qui m’oblige » bien à servir celui qui me l’a fait (1). »

« Sur la fin de cette retraite, continue M. Olier, » je pris, pour sujet de ma dernière oraison, la dé- » votion à la très-sainte Vierge, et je désirai aller » faire cette oraison dans une chapelle qui lui est » dédiée, où je reçus beaucoup de consolations. Je » me souviens que. m’en retournant ensuite à Paris » avec M. de Foix, il nous fallut passer la rivière, » mais avec un danger non pareil, dans un petit bail teau surchargé d’hommes et de chevaux, et même » avec grande agitation de vent. Dans ce péril. » j’aperçus à l’autre bord une figure de la très- » sainte Vierge attachée à une maison ; alors je dis » à mon bon ami : Il n’y a rien à craindre, la sainte » Vierge nous regarde ; et je n’eus plus de peur. » ce me semble; c’est la protectrice des corps et » des âmes et la trésorière universelle de tous biens. » Enfin, au sortir de cette retraite, apercevant l’église » de N.-D. de Paris, je sentis ce que j’avais éprouvé » à l’aspect de la chapelle de Lorette. J’éprouvai des » tendresses très-grandes, et je me vis tout rempli » de l’amour de ma bonne maîtresse * (2). »

Tom. i.

M. Olier se dispose à partir pour lamission. Sa confiance.

(1) Mém. aut.

de M Olier, t. i, p. 109.

*NCTE IC, p.

(2) Mém. aut.

de M. Olier, t. i, p.120, 12';, 128.

NOTES DU LIVRE QUATRIÈME

(l)Lili. iii,cap lii, n° 3.

(2) Edition de 1656, t. iv, p. 988.

(3)Liv.i, p. 9, 47 . 1. 1. Pré/, p. 3.

(4' Liv. in, cli.

iii, p. 175.

NOTE 1, p. 136. — Bencdict. XIV, de Servorum Dei beatif. et Beator. canoni p. (1). Quôd Deus tam familiariter, per medium visionum et revelationum , cum fidelissimis amicis loquatur, non est novum neque inusitatum; et ferè omnes Sanctos, maximè Ordinum fundatores, divinis visionibus et revelationibus illustratos fuisse legimus... Absque dubio itaque Deus cum suis amicis familiariter loquitur, et his maximè faverc solct, quos ad opéra grandia eligit.

l’oratoire eut pour objet principal la sanctification DU CLERGÉ

NOTE 2, p. 137. — « Primum est, ut principale et præcipuum institutum sit, pcrfectioni statûs sacerdotalis totaliter incumbere... Tertio, sacerdotum et aliorum ad sacros Ordkies adspirantium instructioni, non tam circa scientiam, quàm circa usum scientiæ, ritus et mores propriè ecclesiasticos, se addicere. » Bulle d’institution de l’Oratoire, donnée par Paul V. en 1613. — Gallia christiana (2). Vie Ms. du Cardinal de Bérulle , par Cloysault (3). — Vie du même , par Tabaraud (4). Directoire delà Congrégation de l’Oratoire , lre partie, chap.i, t. iv du recueil des Vies Mss. du P. Cloysault.

NOTE 3, p. 137. — Gallia christiana edit. 1636, t. iv, £>.988.

Unde et congregationis Oratorii exemplo, multæ aliæ sacerdotum familiæ excitatæ sunt, quæ eamdem fermé vitae rationem imitantur, quas inter societas S. Nicolai è Cardueto Parisiis, tum à D. Vincentio præposito generali Missionariorum, utnuncupant, D. Abbas Olierius, nuper quoque Seminarium clericorum congregavit Lutetiæ. Item Gallia christiana , tom. vu. /u 977.

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