‹ Vie de M. Olier, fondateur du séminaire de Saint-SulpiceChapitre 177 sur 249 · ESPRIT D’ENFANCE, GRACE DE M. OLIER · texte numérisé non relu

ESPRIT D’ENFANCE, GRACE DE M. OLIER

NOTE 7, p. 270. — » Le Père de Condren, dit-il, me fai- » sant connaître les grâces de quelques personnes, après » m’avoir dit, parlant de M. Vincent , un tel a le caractère » de prudence ; un tel, c’était M. Amelote, a celui de sagesse ; » fai celui d’enfance, ajouta-t-il , en parlant de lui-même. En » effet, l’enfant Jésus était sa grande dévotion, et il était » lui-même tout enfant dans ses procédés, par sa simplicité, >> sa naiveté , son innocence, sa candeur, son humilité, qui

(1) Mcm. aut.

de M. Olier , 1. 1,

Vie de M. Olier, par M. de Bretonvilliers, t.iv, p. 501.

(2) Mém. aut.

de M. Olier, t. i,

(3) Ibid. t. i, p. 202. — Vie de M. Olier par M.

deBretonvilliers

t. iv, p. 520.

NOTES

de M. Olier, t. u, Copie des Mémoires de M .

Olier, t. m, p .

31 verso. — Abrégé du 9rae cahier des Mémoires autogra phes etc.

(2) Orais . funèbre du P. de Condren.

(3) Mèm. de M. du Ferrier, p. 275, 306.

(4) Attest. aut.

touchant M. 0lier, p. 201, 202.

» sont des dons qui me manquent bien , et le dernier plus » que tous. Après, lui demandant quelle était ma grâce, il » me dit que je tenais de la sienne. Je ne doute pas que » Notre-Seigneur ne désire de moi que je vive en enfant, » sans souci, sans réflexion, en bonne simplicité, m’aban- » donnant entre ses bras, comme un enfant entre les bras » de son père, un enfant qui ne pense à rien qu’à lui plaire, » à le contenter, l’aimer, l’admirer, le louer et lui souhaiter » toute sorte de gloire, gardant pour moi toute la confusion » et le mépris. Je ne puis dire combien, depuis la mort du » Père de Condren, j’ai été confirmé dans cette voie et ces » dispositions. C’est là tout mon attrait ordinaire, j’en re- » mercie mon Dieu de tout mon cœur (1). »

NOTE 8, p. 296, — L’orateur qui fit l’éloge du Père de Condren, parlant de l’admiration qu’excita la vue du défunt, et voulant réfuter l’opinion où chacun était qu’il vivait encore : » Ils se trompent, s’écria-t-il ; la devise de ce saint homme, » n’était-ce pas le mépris ou la mort, n’être point honoré ou » ne plus vivre? Eh quoi! Ils se mettent à genoux devant » lui; ils l’embrassent; ils le louent infiniment ; ils lui baisent » les pieds, et il demeure immobile! Qui ne voit, que c’est » une preuve invincible et évidente de sa mort? puisqu’il ne » refuse plus les honneurs, il est aisé de voir qu’il ne lui reste » plus de vie (2). »

Page 1