DEUXIÈME VOYAGE DE M.OLIER A LA RÉGRIPPIÈRE
du salut ; elle prit en lui la confiance la plus entière, et le pria de lui remettre un Mémoire de toutes les améliorations dont cette maison était susceptible, lui promettant de l’effectuer de point en point *(1). M. Olier et M. du Ferrier y demeurèrent un mois entier, pour en affermir la réforme , et prirent ensuite le chemin de Chartres , où M. de Foix les avait déjà précédés (2).
En passant à Angers, M. Olier fut reçu par M. Gui Lanier, abbé de Vaux , en Saintonge , à qui il recommanda le monastère de la Régrippière, dont en effet cet ecclésiastique prit soin f . D’Angers, il se rendit à Tours, où il se trouva le jour de la fête de saint Martin, 11 novembre. Depuis sa conversion, il avait conçu pour ce thaumaturge une vénération singulière, à cause de la profonde humilité qui avait éclaté dans toute sa vie (3), sentiment qui s’accrut encore en lui dans cette circonstance. « J’ai eu la » consolation, écrivait-il à la Mère de Bressand, de » m’être trouvé a Tours, le jour de la fête du grand » saint Martin , et de voir les honneurs et >les ma- » gnificences que l’on rendait à un homme, abject à » ses propres yeux, et qui avait souffert tant de mé- » pris pendant les jours de sa vie mortelle. Bon x- Dieu ! ma Mère , que l’humilité est magnifique- » ment exaltée et rehaussée ! Oh ! qu’il y a plaisir » d’avoir l’esprit chrétien , l’esprit de petitesse et » d’anéantissement! O le grand trésor! et que plût » à ce bon Maître de le répandre dans l’esprit de
f L’abbé de Vaux, que M. Olier appelle un bien bon serviteur de Dieu (4), fut l’un des ecclésiastiques de son siècle les plus recommandables, par la sainteté de sa vie, et par son zèle surtout pour la réforme du clergé. Il établit à Angers des conférences sur le modèle de celles de Saint-Lazare, et eut des relations avec les plus fervents ecclésiastiques de ce temps. L’auteur de sa Vie n’a pas omis la visite dont nous parlons. « M. Vincent et M. Olier l’honorèrent de leur es- » time, et il eut la joie, dit-il. de recevoir à Angers ces deux » grands hommes dans sa maison (o). »
*NOTE 4, p.
(1) Lett. aut.
de M. Olier, p.
(2) Mém . de
M. Olier revenant àChartres , s’arrête à Angers et à Tours.
(3) L’esprit de M. Olier, t. u, p. 318.
(4) Lett . aut.
de M. Olier.
(5) Vie Ms. de M. Grandet, t. u, p. 233,237,357, el suiv.
(1) l.eit. a ut.
de M. Olier, p.
(2) Ibid.
A Chartres, M. Olier trouve ses confrères partagés sur l'œuvre du Séminaire. M. Amelote est d’avis de tout quitter.
■> Lett. aut.
do J/. Olier, p.