‹ Vie de M. Olier, fondateur du séminaire de Saint-SulpiceChapitre 214 sur 249 · EFFORTS IMPUISSANS POUR ÉTABLIR DES SÉMIN · texte numérisé non relu

EFFORTS IMPUISSANS POUR ÉTABLIR DES SÉMIN

que parut le projet d’établir, pour tout le royaume, quatre séminaires généraux, auxquels se rapporteraient tous les autres f. Mais ce projet, reçu d’abord avec applaudissement, parut ensuite si difficile à exécuter, que l’assemblée jugea plus à propos de laisser à chaque évêque le soin de faire le mieux qu’il pourrait, dans son diocèse (1). La difficulté était de savoir quelle forme l’on devait donner aux séminaires, et à qui il convenait d’en confier le gouvernement. Selon le voeu du concile de Trente, selon les décrets de nos conciles provinciaux et les ordonnances de nos rois , les séminaires devaient être destinés pour des enfants. Le concile de Trente exigea seulement qu’ils fussent âgés au moins de douze ans , et sussent lire et écrire ; et le Roi Henri III, par l’Édit de Blois publié en 1579, ayant recommandé aux Évêques de France , l’établissement de séminaires (2) : les conciles provinciaux qu’on célébra ensuite , celui de Rouen en 1581 (3), ceux de Bordeaux, de Rouen, de Tours en 1583 (4), exigèrent également que ces enfants eussent atteint leur douzième année. Mais , soit qu’on y eût reçu

f Ce projet n’était pas tout à fait nouveau. Du moins, les évêques de la nouvelle province de Cambrai, ayant d’abord statué dans leur concile de 1565, de mettre à exécution le décret de Trente (5), furent ensuite si peu satisfaits des résultats, après essai de plus de trente ans , qu’ils ordonnèrent, dans leur concile de 1586, l’établissement, pour toute la province, d’un séminaire général , qui serait fixé à Douai à cause de l’université de cette ville, auquel l’archevêque enverrait vingt sujets au moins; et les évêques douze, tous choisis au concours (6). « Porro qùoad seminaria cleri- » corum, juxtà sacrosancti Tridentini saluberrimum decre- » tum instituenda : cum experientia in hac Provincia do- » cuerit, modicum fructum ex hactenus institutis prove- » nire ; neque in posterum , saltem pro præsenti Ecclesiæ » nccessitate, expectari posse : Hanc dationem quam toti » provinciæ utilissimam fore confidit, hæc Synodus, ineun- » dam duxit : nempè , ut in universitate studii gcncralis » oppidi Duacensis ejusdem Provinciæ, unum pro tota pro- » vinciâ, communibus sumptibus Archiepiscopi, et suorum » Coepiscoporum .... erigatur. »

fl) Vie de M.

Bourdoise , Ms .

in-folio, liv. i, ehap. i .—Viedu même, Ms, in-4% p. 428, 430.

(2) Explication de l’ordonnance de Blois par de Boutaric, 1745, in-4°, p. 42.

(3) Concil.

ïïard., t. x, coi.

(4) Ibid. col.

1575,1583,1638 etc.

(5) Concil. Harduini — Concil.

Camerac. , an .

1 565, t. x, cap.

îv, de seminario, col. 579.

(G) Ibid., t. IX, de seminariis, col. 2176,2177,

(1) Vie de S.

Vincent dePaul , par Abelly , liv.

il, ch. v, p. 293.

(2) Ibid. pag.

(3)G allia chrisliana. Ed. 1G51Ï, t. n, p. 77.

(3 bis) Vie de S. Vincent de Paul par Collet, in-4°, t. i, pag.

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