‹ Vie de M. Olier, fondateur du séminaire de Saint-SulpiceChapitre 231 sur 249 · COMMUNAUTÉS ECCLÉSIASTIQUES DE M. BOURDOISE · texte numérisé non relu

COMMUNAUTÉS ECCLÉSIASTIQUES DE M. BOURDOISE

NOTE 4, p. 391. — Si. au mois de Février 1642, M. Bourdoise regardait comme impossible l’établissement des grands séminaires, c’est que 1 es communautés ecclésiastiques formées par lui à Arles, à Laon, à Chalons-sur-Marne, Senlis, Angoulème, Cahors, Coutanees, Séez, Noyon, Nantes, Lyon, Bourges, et que l'auteur de sa Fie appelle du nom de séminaires, ne furent que des communautés de paroisse, ou des collèges de jeunes écoliers. M. Bourdoise donnait même le nom de séminaires aux petites écoles, et nous verrons qu’elles sont en effet désignées sous ce nom dans le projet d’établissement de Montréal.

Voici quelle fut l’origine du séminaire de saint Nicolas du Chardonnet, établi en 1644. La petite Société d’ecclésiastiques que M. Bourdoise avait formée à Paris fut longtemps sans demeure fixe, et si pauvre qu’elle manquait des meubles les plus indispensables, jusqu’à se servir pour tables, durant le jour, des volets qui la garantissaient du froid pendant la nuit. (1) Enfin elle fut incorporée au clergé de Saint-Nicolas du Chardonnet, dont elle porta depuis le nom. Le cardinal de Retz l’avait chargée d’enseigner aux nouveaux prêtres les cérémonies de la Messe, avec les rubriques du Bréviaire et du Missel, et d'examiner les prêtres étrangers qui arrivaient à Paris. Elle reçut de la sorte un grand nombre d’ecclésiastiques. Plusieurs, pour se former aux fonctions du saint ministère, ou à la conduite des petites écoles, venaient même demeurer en pension dans cette communauté (2). En 1627, quoique la société de ces prêtres fût composée de dix membres, un seul avait le soin des étudiants, tandis que trois étaient occupés aux petites écoles des garçons, et les autres aux divers emplois de la paroisse (3). Les pensionnaires étaient trois ou quatre fois plus nombreux : On en recevait , dit l’historien de M. Bourdoise, autant qu’on pouvait en loger honnêtement; cette communauté étant ambulante (4). En 1633, l’on en comptait de quarante à cinquante, tant prêtres que clercs(5). Unplusgrand nombre encore s’y rendaient pour assister aux offices de la paroisse ou aux entretiens. M. Bourdoise fut même chargé, par les évêques de Beauvais et de Laon, de veiller sur la conduite des clercs de leurs diocèses, résidants à Paris (6). Mais la maison de Saint-Nicolas, érigée en communauté en 1631, n’était, en 1642. qu’une simple communauté de prêtres de paroisse (7).

Les réglements qu’on y avait suivis jusqu alors ne permettaient pas, en effet, qu’elle fût autre chose ; car M. Bourdoise voulait que sa communauté dépendit entièrement,

Bourdoise, in-4°, p. 10), 558.

(2i Abrégé de l’origine de la Communauté et Séminaire deS.- Nicolas, 1647.— Arch. du Royaume, sect. hist.

Ms. 393, in-folio.

Bourdoise , liv.

(4) Vie du même, Ms. iu-4°, p,

(5) Vie imprimée, p 295.

(8) Ibid. pag.

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