‹ Vie de M. Olier, fondateur du séminaire de Saint-SulpiceChapitre 40 sur 249 · SAINT FRANÇOIS DE SALES PREDIT LA VOCATION DE M* OLIER · texte numérisé non relu

SAINT FRANÇOIS DE SALES PREDIT LA VOCATION DE M* OLIER

ENFANCE DE M. OLIER

Dieu sur la vocation de votre fils. Soye % consolée ; le Ciel la choisi pour sa gloire et le bien de son Eglise (1). M. de Bretonvilliers, dans ses Mémoi- 0) La gloire res , le père Giry, et d’autres écrivains, s’expriment ^ ^ ailt'-Fran à peu près de la même manière, et s’ils diffèrent , cois, 1G94, 2n,e quant aux termes, ils s’accordent tous à faire dire i^'et 265°’ P' à saint François de Sales, que Dieu lui avait manifesté la vocation de l’enfant.* Au reste, ce n’est ici + NOTE 7, p. 38. qu’un trait particulier du don de prophétie, qui éclatait dans ce saint évêque , et qui faisait dire communément de lui, comme autrefois du Sauveur : Un grand prophète sest levé parmi nous ; le Seigneur a visité son peuple (2). Voici une prédic- (2) vie de la tion du même genre, qu’il fit à Lyon même et vers Françoise

. , c n . n de Saint-Joseph,

le meme temps, en laveur d une jeune fille, qui tut par ie p^re Mi-

dans la suite la célèbre Françoise de Saint-Joseph, chelAnge, Lyon, ... , ,J . . , , 1088, in-4°, liv.

religieuse carmélite, morte a Avignon , en repuca- u chap XV!; ,, tion de miracles et en odeur de sainteté. L’ayant ios. vue dans la compagnie d’une dame de Lyon, après un sermon qu’il avait prêché dans l’église de Saint- François : « Quelle est cette fille? » dit-il à cette dame à laquelle il venait de parler. « N’aurait-elle pas envie d’être Religieuse? » Je pense, réponditelle, qu’elle entrerait, sans doute, volontiers, dans quelque maison de la Visitation ; mais elle est trèspauvre et ne pourrait rien donner pour sa dot.

Alors le saint Évêque, se tournant vers la jeune personne, lui adressa ces paroles prophétiques :

« Dieu vous a destinée , ma fille, pour être carmé- » lite; je vous mettrais fort agréablement dans mon » monastère d’Annecy : mais je sais que c’est la vo- » lonté de Dieu que vous soyez fille de la grande » sainte Thérèse : donnez-vous un peu de patience,

» vous entrerez bientôt dans son institut , et vous » serez une bonne Religieuse. » Sur quoi il faut remarquer, ajoute l’historien de la sœur Françoise, qu’il ne pouvait savoir ce qu’il venait de dire, que par une révélation divine attendu que jusqu alors , on n’avait point pensé à la faire entrer chez

(1) Ibid,., pag. les Carmélites, et qu’il n’y avait pas même d’appa- 109 • rence qu’on voulût l’y recevoir (1).

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