‹ Vie de M. Olier, fondateur du séminaire de Saint-SulpiceChapitre 52 sur 249 · VII. M. Olier ne mit cependant point de bornes à sa · texte numérisé non relu

VII. M. Olier ne mit cependant point de bornes à sa

M.Olierbaise ferveur, malgré la douceur et les ménagements les plaies et dont il usait pour ne pas trop aigrir ses proches, les ulcères des Qe même attrait fort et puissant , qui l’avait porté pauvres. à instruire publiquement les pauvres , l'obligea, comme il s’exprime lui-même , à des actes plus héroïques encore, à baiser leurs pieds et même (3) Mém. aut. leurs plaies les plus horribles (3). Les victoires de p6 iôü°— a « 'ni !è ce g'enre qu'il a remportées sur lui-même sont la Dominicaine etc. preuve la plus décisive de la grandeur de son coup- 431 1 rage, et l’un des plus beaux triomphes de sa foi.

Après que la religion a publié partout les traits semblables d’un père Claver et de l’illustre Apôtre des Indes , nous ne pensons pas devoir dérober à l’édification publique les actes de ce genre d’héroïsme que présente la vie de M. Olier, ni que la délicatesse des lecteurs chrétiens se refuse à en entendre le récit. Pressé par cet attrait intérieur, M. Olier, après avoir catéchisé les pauvres dans les rues de Paris, leur baisait ensuite les pieds par respect. S’ils avaient quelque plaie, il leur demandait comme une grâce la permission de la baiser; et, étouffant alors les plus fortes répugnances de la nature, il ne craignait pas de coller ses lèvres sur

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