II
M. Olier fait une retraite :
la mère Agnès lui apparaît.
(2) Mémoires aut. de M. Olier, t. i, p. 83.
(3) Responsiu ad animad. reverendiss. promot. n°93, p. 2 1 .
(4) Card. Bo na, de Discretione spirit. cap.
xx, n° v.
(5) La Vie de la mère Agnès, in-4°, p. 505.
(ti) Mémoires aut. de M. Olier, t. î, p. 83.
(7) Summarium super introd. causœ et signal. n° 14, p.
44, test. xi.
(1) Summarium super introd. causœ et signât. n° 14, p.
45, lest. xni.
(2) Ibid.
(3) Ibid. test,
* NOTK I, p. 123.
(4) L'année Dominicaine ,
etc. Remarques historiques, t.
ni, p. 456. — Vie Ms. de M.
Olier, par M. de Bretonvilliers, t. i, pages 124,
(5) Mémoires sur M. Olier , par M . Baudrand, p. 6.
(6) L’admirable Vie de sœur Agnès, Ms. t. n, liv. vi, ch. i. —
Summarium.
Ibid. test, xiii, test. xv. — Attestations aut .
touchant M. 0lier, p. 181 .
M. Olier désire connaître lamèreAgnès.
Il entend parler d’elle en Auvergne.
» avec une grande majesté (1). Elle tenait d une » main un crucifix, et un chapelet de l’autre. Son » ange gardien (2), parfaitement beau, portait l’ex- » trémité de son manteau de chœur (3), et, de l’au- » tre main, un mouchoir pour recevoir les larmes » dont elle était baignée. Me montrant un visage » pénitent et affligé, elle me dit ces paroles : Je » pleure pour toi ; ce qui me donna beaucoup au » cœur, et me remplit d’une douce tristesse *. Du- » rant ce temps je me tenais en esprit à genoux » devant elle, quoique je fusse effectivement assis. » Cela passé, je le dis aussitôt à mon directeur, qui » ne me répondit rien , sinon quelles étaient les >■• paroles quelle m’avait dites ; je ne pus les lui rap- » porter, n’y ayant point fait réflexion, et néan- » moins je m’en souviens fort bien. Je crus sur » l’heure que c’était la sainte Vierge (4), à cause de » la sainte gravité et de la douce majesté avec les- » quelles elle m’apparut, et à cause de l’ange qui lui » rendait les mêmes offices qu’un serviteur rend à » sa dame. D’ailleurs, je ne sentais, en ce temps-là, » que la dévotion à la très-sainte Vierge. Je crus » aussi qu’en me présentant le crucifix et le cha- » pelet, elle voulait m’apprendre que la croix et la » dévotion à la très-sainte Vierge seraient les ins- » truments de mon salut et la conduite de ma vie.»
Le silence de saint Vincent de Paul, en cette occasion, fut l’effet de sa sagesse consommée et de sa rare prudence. Imitant la conduite du saint patriarche Jacob, lorsque son fils lui racontait les signes de sa grandeur future, il ne put s’empêcher de considérer cette grâce dans une âme si humble et si docile, comme une insigne faveur du ciel, et connut par là que Dieu jetait les yeux sur lui pour exécuter par son ministère de grandes choses dans son Eglise (5).
Mais , comme si cette faveur n'eût pas fait une assez vive impression sur M. Olier, Dieu voulut la renouveler (6) presque aussitôt. « Après cette appa-
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