‹ Vie de M. Olier, fondateur du séminaire de Saint-SulpiceChapitre 90 sur 249 · CIRCONSTANCES DE L’ APPARITION DE LA MERE AGNES · texte numérisé non relu

CIRCONSTANCES DE L’ APPARITION DE LA MERE AGNES

NOTE 1, p. 94. — La tristesse douce et paisible qu’éprouva M. Olier lorsque la Mère Agnès lui apparut, accom- (|) Bened.XIV. pagne quelquefois les apparitions célestes quand les cir- de servor. Dei constances ont quelque chose de triste ; c’est la remarque Beat, et Canon.

de Benoit XIV (1) : Optim'e Gravina animadvertit tristitiam IIl> caP- u*

etiam aliquanda permanere posse in apparitionibus divinis, si ’

sermo sit de tristitia, quæ ad pœnitentiam inducit... Doctores (2) La Maniéré

aiunt tame?z... tranquillitatem in animant inducere. On ne sait ^e. se donne? .f

sur quel fondement le Pere de Salles s est appuyé, lors- ou Règles du

qu’il a avancé que M. Olier fut un peu effrayé de cette vision{ 2). Tiers - Ordre de

L’auteur de V admirable vie de Sœur Agnès de Jésus , qui avait St - Dominique,

conféré avec M. Olier, et avait même reçu de lui une rela- in- 12, 1G8Û, p.

tion par écrit de cette apparition, semble expliquer le sens 39~-

de ces mots: Ce qui me donna beaucoup au cœur , en disant (3) T. n, 1. vu,

que M. Olier fut affligé au possible à la vue de ce visage 7??<2-c*laP-

jestueux et plein de larmes, ne sachant point qui c’était, et dou- (4) Summa-

tant que ce ne fût la très-sainte Vierge (3). riwn super in-

La Mère Marie Bayol, Religieuse de Langeac, dans sa déposition, assure qu’il n’y eut aucun discours entre l’un et Test.'xiv. l’autre, mais seulement, de la part de la Mère Agnès, les , innée Doparoles qu’on a rapportées (4). C’est aussi ce que dit le Père m\n ‘ rc part>> de Saint-Vincent (3) ; mais le Père de Salles, moins bien,,. 477. informé, suppose que M. Olier demanda à la Mère Agnès ((;) La Manière la cause de ses larmes, et qu’elle lui répondit : Je pleure cie se donner à pour toi (6). Dieu, etc.

NOTE 2, p. 98. — M. Olier conservait précieusement ce chapelet, dont il parle encore ailleurs dans ses Mémoires.

I! paraît qu’il le donna, dans la suite, à madame de Saujeon,

sa pénitente ; du moins celle-ci ordonna, par son testament

de rendre au séminaire de Saint-Sulpice un tableau de la

sainte Vierge, qui venait de M. Olier, une figure de l’enfant

Jésus, en argent, et un chapelet de la Mère Agnès. Mais cette

dame étant morte, vers l’année 1694, en laissant de grandes

dettes (7), il y a toute apparence que les créanciers saisirent (7) Lettres di-

toute la succession, et que ce chapelet ne retourna point «uses de M.

au séminaire; car le Père Massoulié, célèbre théologien, ,u’

ayant écrit de Rome pour savoir si le chapelet donné par '

la Mère Agnès à M. Olier était encore conservé au sémi-

NOTES

(t) Lettre de M. Leschassier.

(2) Lettre originale du Père Mas soulié. — Archives du séminaire S. Sulpicc. — Carton Mère Agnès.

(3) Num. 14, p. 44.

(4 ) In-folio , Hovkp, c. n. n.

ô) Bcnedict.

XIV, de serv.

Uei Beatif. etc.

lili, m, cap. lu, n. 2.

(G) Bespnnsio ad anim,adversiones super introduct. causœ, n. 07, p. 14.

naire de Saint-Sulpice, M. Leschassier lui répondit, le 20 décembre 1704 : Pour ce qui est du chapelet de la vénérable Mère Agnès, nous ne l’avons pas (1).

Le Père Massoulié possédait lui-même un autre chapelet que la Mère Agnès avait donné à l’une de ses Sœurs, en qui elle avait une particulière confiance; et celle-ci, après la mort de la Mère Agnès, le donna à ce Religieux. Il y attachait le plus grand prix : Je le conserve comme un trésor, écrivait-il (2).

NOTE 3, p. 99. — L’apparition de la Mère Agnès à M. Olier fut réelle et corporelle ; le titre du sommaire des dépositions le déclare expressément : Cui serva Dei vivens apparuit Parisiis (3); et, dans les procédures faites en 1780, Positio super introductione causœ et signatura commissionis (4). on lit : « Unde ingenti miraculo a suo monasterio quod distat » à Parisiis ultra ducenta milliaria , ipsi abbati Olier dum in » seminario Sancti Laqari versaretur, ibique spiritualia exer- » citia perageret, visibilem, et quidem corporaliter, se redis didit. »

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