‹ Vie de M. Olier, fondateur du séminaire de Saint-SulpiceChapitre 93 sur 249 · SUR LE CRUCIFIX DE LA MERE AGNES · texte numérisé non relu

SUR LE CRUCIFIX DE LA MERE AGNES

(1) Agneti s d Jesu nova posilio super virtu -

NOTE 21, p. 115. — M. de Lantages , dans la Vie de la Mère Agnès (3), dit, au sujet du crucifix qu’elle donna à M. , . ^

Olier lorsqu’ils se séparèrent: «On le garde à présent à Par ie» P-

» Saint-Sulpice comme une chose d’autant plus précieuse » et vénérable, qu’on sait qu’il a été l’instrument d’un mi- » racle en la personne de M. Philippe, vicaire - général » d’Aix. » Dans l'Année Dominicaine (4), il est rapporté aussi qu’on conservait ce crucifix dans la chapelle du séminaire j^micus'

de Saint-Sulpice. M. Leschassier, quatrième supérieur de 1684, p. 00.

NOTES DU LITRE TROISIEME

II) Lettres diverses, t. in, p.

[2) Édition de 1765,in*12,t.vii, p. 354.

(3) In-8% 1 7 70, t. iv, p. 633.

(i) Remarques sur le voyage de M. de Bretonvilliers à Milan.

Pièce Ms.

(5) L'admirable Vie de Sœur Agnès, t. u, Ms.

cette maison , écrivait au Père Massoulié en 1704 : « Nous » conservons le crucifix dont il est parlé dans la Vie de la » Mère Agnès (1). » L’ouvrage de Piganiol de la Force, Description historique de la ville de Paris (2), le Dictionnaire historique de la ville de Paris, par Hurtaud et Magny (3), rendent le même témoignage. On l’a, en effet, conservé au séminaire de Saint-Sulpice jusqu’aux temps de la Révolution, où la personne qui l’avait reçu en dépôt, n’en connaissant pas la valeur, le vendit à vil prix en raison du travail et de la matière. M. Emery, neuvième supérieur du séminaire fut inconsolable de cette perte. On y conserve néanmoins un autre crucifix de la Mère Agnès, enchâssé dans un reliquaire, et qui fut envoyé à M. de Bretonvilliers par les Religieuses de Langeac. C’est le même que celui dont il est parlé aux ch. XII et XIII de la IIIe partie de la Vie de la Mère Agnès (ancienne édition), comme l’attestèrent toutes les Religieuses de ce monastère dans un acte qu’elles dressèrent à cet effet : on le conservait autrefois dans la chapelle de Notre-Dame-de-Lorette, à Issy (4). Ce crucifix est aujourd’hui au séminaire, mais il est difficile de le distinguer d’un autre parfaitement semblable, et qu’on croit aussi avoir appartenu à la Mère Agnès. (Voyez à la fin du volume la note supplémentaire explicative de celle-ci f).

NOTE 22, p. 116. — Il paraît que cette manière de parler à Dieu : Votre servante ne bougera pas d’ici , était assez ordinaire à cette sainte fille dans les occasions où elle voulait absolument obtenir de Dieu ce qu’elle désirait : « Notre- » Seigneur lui ayant accordé un jour quelques grâces exté- » rieures qui pouvaient donner beaucoup d’éclat à sa vertu, » elle se jeta par terre dans le jardin du couvent, et se mit » à crier de toutes ses forces: Mon Epoux, je ne veux point » de ces croix de dehors; ôtez-les moi, mon Ami, s’il vous » plaît : point de croix visibles... non, non, je n’en veux » point... et je ne bougerai pas d’ici que vous ne m’ayez ôté » ces croix. » On ajoute qu’elle fut exaucée après cette prière (3).

NOTE 23, p. 119. — Cette écuelle n'est que de fayencc commune; elle est parsemée de fleurs et d’oiseaux grossièrement peints sur un fond bleu de ciel. Jusqu’à ce jour elle a été préservée de toute fracture. Il est vrai qu’on se contente de la montrer avec beaucoup de précaution aux pèlerins, et qu’il n’y a guère que l’évêque du diocèse et les ecclésiastiques de Saint-Sulpice à qui l’on offre de prendre quelque chose dans cette écuelle , comme il se pratique en divers lieux de dévotion où l’on conserve de semblables objets.

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