‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 102 sur 331 · VOCATION DE M. DE BRETONVILLIERS · texte numérisé non relu

VOCATION DE M. DE BRETONVILLIERS

» où il se trouve. C'est un centre de charité où tous » ses frères se réunissent ; tous sont ravis de l'ap- » procher ; il fuit partout l'éclat ; il ne peut souffrir »qu'on sache ce qu'il fait et ce qu'il donne aux » malheureux. On ne vit jamais une charité plus » géntreuse ; il a toujours l'argent en main pour » eux. Son amour pour la pauvreté n'est pas moin- » dre : il ne peut souffrir d’être accompagné par un > serviteur; il prend plaisir à porter des habits > tout usés, et désire sans cesse de se dépouiller de > tout son bien. Ses paroles ont une grande effica- »cité pour toucher les âmes: ceux qui l'écoutent » ne voudraient jamais le quitter ni voir finir ses » discours, tant ils les remplissent de piété et de » consolation (2). »

Quoique M. Olier ne sollicitât personne à entrer

» mon Seigneur, que vous me fites unc très-grande grâce, »par l’intercession de votre très-sainte Mère, en l'année » 1645, Cette grâce cst d'autant plus grande, que sans elle »j'aurais probablement perdu toutes les autres : c’est qu'un » certain jour de dimanche (14 juin), vous me déterminâtes » entièrement d'entrer au plus tôt dans la maison où je suis

| »par votre miséricorde, qui m'a toujours été une maison

de grâce et de bénédiction. » En conséquence le jeudi suitant, 16 juin 1645, M. de Bretonvilliers entra à Saint-Sulpice,

(2) Mém. ant.

de M. Olier.

Vocation de

M. Louis Tronson.

ch Ne A —

LES

(1) Vies Hs, de

Grandet,t. 1, p.

(2) -Archives

190 PARTIE II. LIVRE 1V. — 1649 et suiv.

dans sa compagnie et qu'il se reposât uniquement sur les soins de Div, il ne faisait pas difficulté de lui demander, comme au Maître des cœurs, d'inspirer ce désir à ceux qu'il jugeait plus capables de rendre au clergé d'importants services. Du moins, ce fut la conduite qu'il tint à l'égard de M. Tronson qui devint son second successeur. Cet ecclésiastique, fils d'un secrétaire du cabinet du roi Louis XIII, était fort versé dans la théologie scolastique, positive et morale, dans l'Ecriture sainte, l'histoire de l'Eglise et les Pères; et l'on a ditdelui que s'il ne fut pas docteur, il était très-docte et «: pable d'instruire les docteurs, ayant reçu un don particulier pour communiquer sa science aux avr tres. Se sentant attiré par la sainteté de M. Olier, le prit pour directeur et avança beaucoup en peu de temps sous sa conduite. Dès que M. Olier l'eut connu il ne douta pas qu'il devint très-utile au clergé, si Dieu lui inspirait la volonté de se consacrer à l'œuvre des séminaires et il fit durant plusieurs années des prières à cette intention. Enfin, pour lui donner lieu de comprendre par lui-même le bien qu'il pourrait y opérer, il l'engagea, sans lui faire quitter la maison paternelle, à venir toutes les semaines confesser les séminaristes * (1) Mais, de peur de prévenir les moments de Dueu, il garda le plus profond silence sur le motif de cette conduite. « M. Olier, écrivait dans la suite M. Tror-

+ 1 paraît que M. Louis Tronson, avant le 1° Mars 165% jour de son entréc au séminaire, avait passé quelque temp:

»s0n,n » sujets :

ct, CCQL son, qui compagt coté à comme plus résis alla trou grâce d'è alors mal set en ce à Dieu qu'à une toute la cç cloche, et d'une grà( minaire € tes espéra dans la q sacquit Ja écrivant à Vincent » glorifie d » paroles € » la vie clé » et certes.

» qui lui ft > ne, l'hab > sagacité ; Telle éte

nationales, ju- , ; FRA net ‘ D TSUE EE comm : des prêtres de la paroisse, pendant que ridiction spüri- à la communauté des } I ct ant q

tuelle de l'ab- M. Olier en était encore curé. Du moins le 18 mars 1652 baye, 18 mars il est qualifié dans les registres de l'abbaye Saint-Ger 1652: main, prétre de Saint-Sulpice (2). Peut-être quitta-t-il la communauté et rentra-t-il dans la maison de sa mère lorsque. le 23 décembre 1654. il prêta le serment comme aumônit!

des sujets

* Le jour Montfort, en

du Roi: cetitre étant peu compatible. d’après la coutume. avec les fonctions de vicaire de paroisse. M. Olier put lu faire alors l'invitation de confesser les séminaristes de Saint-Sulpice.

dita le soir à qu'on leur er kit pour re T6 (à), :

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dit de lui Jcte et caà un doi aux a A. Olier, il Up en peu Olier l'eut s-utile at se COnSsirant plu- »n. Enfin, lui-même agea, sans enir toustes Ÿ (1) le Dieu, il f de cettc » M. Tror-

t Mars 16% clque temps endant que b mars 1602.

Saint-Gert-il la comère lorsque.

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la coutume.

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