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(1) Lettres aut.
de M. Olier, p.
Une maison spéciale est établie pour les aspirants à la compagnie.
(2) Divers écrits de M. Olier, t,1, p. 117.
* NOTE 2, p.
(3) Mém. aut.
de M.Olier,t. vi.
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» appartenez, à combien vous êtes redevable, et si > vous pouvez avec justice leur refuser votre con- » servation. Travaillez-y ainsi, en vous oubliant » vous-même, et par obéissance à vos supé- » rieurs (1). »
On peut conclure de ce qui a été dit jusqu'ici que dans l'origine les prétendants à la compagnie de Saint-Sulpice demeuraient, pendant le temps de leur probation, dans le séminaire même qui était composé de plusieurs sôftes de sujets d'abord de ceux qui se donnaient à la société, puis, de bénéficiers, comme abbés, prieurs, chanoines, prévots, doyens et autres; de ceux qui s destinaient au service du prochain comme curés, vicaires ; enfin de simples clercs ou aspirants à la cléricature (2). Cet état de choses durait encore au moment où M. Olier traçait, pour le séminaire intérieur, les règles que nous venons de rapporter, et le saint fondateur n'avait probablement pas alors la pensée de faire la séparation que le temps et les circonstances amenèrent plus tard*. Il écrivait le 27 août 1650. « Conversant avec un gentilhomme » qui voulait quitter le monde pour prendre la sou- » tane, je gémissais pour un lieu où nous pussions » avoir place pour y envoyer des personnes de » semblable condition, comme en avait eu autrefois » saint Bernard. Je reçus cette assurance en mon » cœur que j'en aurais afin d'y faire honorer et » louer Dieu (5). » Voilà, semble-t-il, la premiére idée de ce lieu de retraite que l'on a bientôt après appelé Solitude, lequel n'a jamais té exclusivement destiné à ceux qui appartiennent ou qui aspirent à la compagnie de Saint-Sulpice. « Et parce » que ce séminaire, dit M. Bourbon, dans un écrit » qu'il a laissé sur cette communauté, n'est pas » seulement pour ceux de la maison ou qu'on juge »en pouvoir être, et qu'on y en envoie d'autres » assez souvent, on le peut encore regarder comme » une sainte pépinière et un parterre divin dont les
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le, etsi » arbres féconds sont autant de sujets de bonne tre con- » espérance qui étant transplantés ailleurs produioubliant » ront des fruits de bon goût... Ceux qui ont été Sud us s supi- » dans le monde y trouveront de grands avantages 1 où He » pour peu que leur retraite soit sincère. (1) » d'Issy. Ms. u'ici que L'un des premiers qui profitérent des instruc— agnie de tion que M. Olier donnait à ses disciples dans emps de cette maison de retraite fut M. René Lévèque, ême qui dont nous aurons occasion de parler bientôt et : sujets sur lequel un auteur presque contemporain nous société: a laissé le trait suivant. « M. Lévesque, dit-il, rs, cha- » un des premiers disciples de M. Olier, avait puisé ux qui st » son esprit et était entré dans sa célèbre école de ne curés. » perfection placte alors au château d'Avron et rants à la » maintenant à Issy près Paris, d'où sont sortis tant sncore AU » de saints prètres qui ont fait l'honneur de Saintairs fiié: » Sulpice et la gloire de l'Eglise (2). + » Il y avait (2) LettredeM. ee longtemps que le château d'Avron qui apparte- PAS a pas alors nait à la famille de Bretonvilliers, et dans lequel, fort. Ms. — Vie nps et les outre les avantages de la solitude et du bon air, on K > dv scrivalt le trouvait la commodité d'une chapelle domestique, 1839, p. 80. | tilhomme était un lieu de repos pour M. Olier et pour ses ecre läradte clésiastiques malades ou fatigués (3); ce ne fut ce— (3) Lettres aut. | pussions pendant qu'après s'être démis de la cure de Saint- ga M. Olier, p. M AREAT Sulpice et lorsque la maladie lui rendit pénible le | autrefois sèjour de Paris, qu'il pensa sérieusement à en faire e en mon un lieu de retraite et de probation. Il écrivait, du- Doté tt rant l'été de 1655, à M. de Bretonvilliers : «J'espère première tôt après + Parlant du même fait, l’auteur de la Vie des Saints de xclusive- Bretagne dit: « La Providence qui le conduisit à Paris luifit qui aspi- “RUE dans le célèbre Olier un parfait directeur des » âmes. Entré au séminaire de Saint-Sulpice que gouver- Et parte » nait alors ce grand serviteur de Dieu, M. Lévèque devint un écrit » bientôt à une si sainte école un clerc désintéressé, mortin'est pas »fié, zélé, doux pour les autres et austère pour lui- " u'on juge » même (4. » Cela doit s'entendre, non du séminaire de 4) Gatarogue sex ‘2 Saint-Sulpice proprement dit, où M. Lévêque ne demeura te 10 L d'autres | : à 1641 à 1715.
émais, comme le prouve le catalogue des entrées qui ne br COMME porte pas son nom (4), mais de la solitude d'Avron qui en dont les tait une dépendance.
206 PARTIE NI, LIVRE IV. — 1649 ct suiv.
» vous voir bientôt dans Avron, si M. votre frèrel: » agréable, pour y dédier ce saint lieu au plus tôtala » Reine des Apôtres et y commencer notre pre- » mière retraite à son honneur et celui de son cha » Fils, Là, s'il plaît à Dieu, nous nous fortifierons » tout à loisir (1). » Il ne dut cependant réaliser (Li Lettresaut, QUE l'année suivante ces grands désirs de solitude de 4 Olier, pe et ce ne fut qu'au retour des eaux de Bourbon qu'il gs put fréquenter cette maison qu'il aimait à appeler la Maison de Notre-Seigneur, et "dans laquelle : espérait se mettre à couvert de Paris (2). Il fit bid. p.529, d'autant plus libre alors de s'y établir avec ses dis: ciples que, sur ces entrelaites, le château d'Avron par la mort du frère de M. de Bretonvilliers, devint la propricté de cet ecclésiastique.
Ce qui devait beaucoup contribuer à attirer M Olier dans ce lieu, c'était sa grande dévotion pour Notre-Dame-des-Anges, qui n'en est pas éloignée, et qui Ctait autrefois l’un des pélerinages les plus célèbres du diocèse de Paris’. Ce lieu fut, dèsk ë Moss 8 be temps de M. Olier, en grande recommandation au 7 séminaire de Saint- Sulpice +, et continua d'être en encore fréquenté par les novices de sa compagnie. lorsqu'ils eurent Cté transférés d'Avron à Issy. Lo maison d'Issy, dont nous parlons et où M. Olier se retirait quelquefois, appartenait alors à M. Antoine de Sève, oncle maternel de M. Tronson. Comme elle était très-commode pour une communauté, ayant un enclos d'une vaste étendue et étant situèe à une distance convenable de Paris, M. de Bretonvilliers l'acheta toute meublée pour l'usage du s?minaire de Saint-Sulpice, à qui elle a toujours servi * NOTE 4, , depuis de maison de campagne”, en mème temps 227. qu'elle a offert une paisible solitude aux préten-
(3) Règlement + On lisait dans le règlement de las pour les ecclé- » Une fois tous les mois, deux des Mes: siastiques d'A- ; votion en pélérinage, au nom du $S vron, pe 10; Dame-des-Anges (2, »
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