‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 107 sur 331 · CHANGEMENT DE M. DE FOIX · texte numérisé non relu

CHANGEMENT DE M. DE FOIX

, avant Sulpice au nombre des communautés dont Dieu ét) drnaus choses, semblait alors se servir pour répandre plus de grâ- de'M. Deslyons, n,ilne ces sur l'Eglise de France (1), et véntrait M. Olier f: 1{- Ôtant ce comme un homme inspiré de Dieu (2). On conçoit (2) Catéchisu'il nous qu'un Prélat si attaché à ses anciens confrères, de- pen pen” l'établis- vait être hautement déclaré contre les nouvelles par M. Olier.Apil nous a erreurs. Aussi le voyons-nous occupé, tantôt avec ,Pr9ar.du nés È saint Vincent de Paul (3), tantôt avec les prètres l'Evéque de Palier, plus de Saint-Sulpice, à concerter les moyens de rame- RAS ES ivel Evt- ner à la soumission les esprits qui s'en étaient éloi- 4e M. Deslyons, séminaire gnés (4); et il avait coutume de dire que, si cette P- 564. rélat plu- nouveauté venait de Dieu, elle ne produirait pas, (4) Ibid. p.58. > le secon- comme on le voyait malheureusement, tant d'effets s destitu: de rébellion, d'enflure et d'apostasie (5). (5) Ibid, page e nombre Tel fut l'Evèque de Pamiers, durant les vingt 1%, rnier Sur- premières années de son épiscopat. Mais de si XX. t y rendit beaux commencements furent bien obscurcis par din de tre que lui la suite. Car cet abbé de Foix, jusqu'alors un mo- M. de Foix. ndre cha- dèle de toutes les vertus ecclésiastiques, et qui {. de Foix: avait montré tant d'opposition pour les nouveles > VOUS ave erreurs, devint, quelques années après la mort de qui est la M. Olier et celle de saint Vincent de Paul, l’un des ses vertus plus opiniâtres défenseurs du Jansénisme, et ce 1e difficile- iut ce trop fameux François-Étienne de Caulet, aisséetqui l'un des quatre Evèques opposés au Formulaire e son côte, d'Alexandre VII, qui pensèrent bouleverser l'Eblier l'affec- glise (6). En considérant la chute malheureuse de (6) Mémoires ère. Lors cet Evèque, on ne peut s'empêcher de reconnaître, “AA LT e de Saint dans sa sortie de Saint-Sulpice, une marque visible D 1665. aison(4)et BR de la protection de Dieu sur cette société. Que seje peuple rait-elle devenue, si M. de Foix, qui ne mourut ment tou- que vingt ans après M. Olier, en eût été membre e de Saint- le reste de sa vie? Ayant été l’un des trois ecclésiastiques qui avaient formé la société à Vaugirard, en it de ce qui ayant lui-mème élevé les premiers prètres, et étant er ne con$i-

plus en état qu'aucun autre de la conduire, à cause de son expérience et de son grand ascendant sur ks esprits, il eût sans doute été choisi pour succédr au fondateur, comme le plus digne et le plus

duitté le sét-il, l'espèce ardé depuis

* NOTE 5, De

M.du Ferrier quitte la com-

pagnie de Saint - Sulpice.

(1) Mémoires de M. du Ferrier, p. 884 et 391.

919 PARTIE III. LIVRE IV. -— 1645 ET suIv.

capable, sans contredit, d'occuper sa place : et l'on peut bien penser que la Providence voulut empècher ce malheur en le retirant de la compagnie*.

La sortie de M. de Foix fut bientôt suivie de celle de M. du Ferrier, qui était aussi l'un des trois solitaires de Vaugirard. Quoiqu'il ne nous ait pas fait connaître en détail les motifs de sa retraite du séminaire, on voit assez qu'il ne prit point ce parti de son propre mouvement, qu'il en fut au contraire trés-affligé, et ne s'y résolut que parce qu'on lui déclara que Dieu l'appelait à des travaux d'un autre genre. « Lorsqu'on m'eut fait connaître, dit-il, » que, après avoir pris soin des ecclésiastiques, » j'étais appelé à exercer les fonctions de grand- » vicaire, je me trouvai invite par M. d'Hardivil- » liers, archevèque de Bourges. M. de Montchal, » archevêque de Toulouse, et par M. de Lude.

» évèque d'Albi. Ne voulant pas me conduire moi- » mème dans le choix, j'eus recours à M. Vincent. » qui me détermina à préférer Albi, parce que. » depuis cent : ns, on n'avait point travaillé dans » ce diocèse. Je partis immédiatement avant le » siège de Paris, et avec une aussi grande douleur » et une aussi vive aflliction d'esprit que si l'on » m'eût conduit au supplice. Mais je tâchai de » m'abandonner à Dreu et de me confier en lui(1).» À Albi, M. du Ferrier commença l'établissement d'un séminaire et introduisit l'usage des confirences diocésaines; puis, durant trente--sept ans quil vécut encore, il exerça la charge de grand-vicaire dans divers diocèses où il fut successivement appelé.

Mais tout porte à croire qu'il ne se tint point assez en garde contre les nouvelles doctrines. et peut-être sa sortie forcée du séminaire eut-elle pour motifs ses ‘‘aisons avec les hommes du parti Du moins M. Ti :ason écrivait en 1677: «Il y ades » jansénisies de doctrine, il y en a d'autres de

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