‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 109 sur 331 · M. OLIER PRÉSERVE SA COMPAGNIE DU JANSÉNISME · texte numérisé non relu

M. OLIER PRÉSERVE SA COMPAGNIE DU JANSÉNISME

amen- semer leurs erreurs dans le séminaire, ustrent, at avec pendant six ou sept ans, de toutes sortes de repré-

Marie sentations pour ébranler M. Olier (1); et convain= (!)Remontranster de eus qu'ils n'y parviendraient jamais par eux-mêmes, ee L , quel- isespérèrent y réussir en faisantintervenirl'Évèque Olier, in-4°, aient à de Pamiers, son ancien confrère, et en le portant à 1900 pe 90: le Père simmiscer mème dans le gouvernement de la soissance ciété. Mais cette tentative n'eut pas plus de succès lement que la précédente. « Monseigneur de Pamiers, écriablir et » vait le serviteur de Dieu, paraît m'exhorter à

» prendre bon conseil pour la conduite de la maie assu- » son. Je vous puis assurer que pour les affaires mation » extraordinaires nous ne manquons de voir te ainsi » M. Vincent (de Paul), et pour les ordinaires, divine, » tous nos frères assemblés. Il ne faut pas beaucompa- » coup recevoir les avis de ces sortes d'esprits, qui ; devant » se sont établis juges de toutes choses et condam- : je suis, » nent tout ce qu'ils n'ordonnent pas. Vous savez rement: » de quoi ces Messieurs sont remplis contre les Fu A ru ère(l).» » desseins de la maïson et des particuliers. Nous 169, 170, 171. lusieurs > avons grand repos depuis leur départ (2). » -Sulpice, Enfin ne pouvant rien sur son esprit, les Jansterreurs, aistes prirent le parti de le décrier comme un vi- Ce fut le sionnaire; et c'est l'idée qu'ils se sont toujours de Paul, efforcès d'en donner dans leurs écrits. Ce qu'il y a

sa COn- de plus étonnant, c'est que Nicole, après avoir rap-

Du nom- porté quelques passages des lettres de M. Olier et ,, (9) 4brégé de fut M. de l'apparition de la mère Agnès (3), qui lui manifesta siastique, par is long- sa vocation, dit au Père Quesnel et à Arnauld, dans facine, t. x, p.

r Sainte Saint- Olier à k sa ch1zèle qui lieu des pauvre ;et}al coup de ent de

une lettre déjà citée: «Il est bon de connaître les > gens; et, sans doute, quoique vous eussiez sou-— » vent entendu parler de ce personnage, M. Olier, » vous ne le connaissiez pas par ces caractères. Ce- » pendant voilà l'origine d'un des plus grands ou- » vrages de France (le séminaire de Saint-Sulpice) ; » ce qui me confirme dans une pensée que j'ai sou- » vent eue, que Dieu permet quelquefois que les »plus grandes choses du monde s'exécutent par des visionnaires, et tirent leur origine de vi-

EN

‘NOTE 1,p.286.

(1) Lettres de feu M. Nicole, pour servir de continuation aux deux volumes de ses lettres in-12, 1743. Au Père Quesnel, lettre x11,15 décembre 1693.

L'Oratoire veut s'établir au faubourg St- Germain :

la Reine et l'Abbé s'y opposent.

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» sions* (1).» Si l'on ne savait combien la passion inspirée par l'esprit de parti peut troubler la raison, on devrait s'étonner que Nicole, si judicieux d'ailleurs dans plusieurs bons écrits sortis de sa plume, ait osé attribuer aux illusions d'imaginations échauffées, plusieurs des plus grandes œuvres de l'Eglise ; tandis qu'au jugement de la vérité même, un mauvais arbre ne peut produire de bons fruits; et qu'il ait supposé encore que Dieu permet simplement la formation de ces grandes œuvres. comme on doit le dire des crimes les plus énormes.

Les Jansénistes, ne pouvant répandre leur doctrine dans le séminaire, résolurent d'établir, au moins dans le faubourg Saint-Germain, les Pères de l'Oratoire qui leur étaient alors tout dévoués et dont plusieurs défendaient les opinions nouvelles avec tant de chaleur, qu'ils allaient jusqu taxer d'hérésie ceux qui soutenaient les opinions contraires. Pour faire réussir ce projet d'’établissement, on employa le crédit des personnages les plus puissants. Le duc d'Orléans, oncle du Roi, et le président de Maison, qui ctaient, entre autres, les protecteurs déclarés de l'Oratoire, agirent si efficacement que le succès de leurs démarches paraissait être assuré.

Quoique M. Olier désirât vivement que le projet n'eût pas lieu, néanmoins, dans la crainte d'agir de soi-même en s'y opposant, il voulut attendre que Dieu lui donnât quelque indice de sa volonté, par l'abbé de Saint-Germain, son supérieur , et demeura huit jours sans paraître. Sur ces entrefaites. la Reine règente et le Roi, qui étaient encore hors de Paris depuis les troubles politiques, firent leur entrée dans cette capitale, et la circonstance parut très-favorable aux amis de l'Oratoire, pour disposer l'esprit de la Reine en faveur de l'établissement projeté. Mais, ur grand étonnement, elle ordonna à l'abbs de Saint-Germain d'y mettre opposition, et répondit qu'il y avait déja assez de com-

M, OLIER

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