PREMIÈRE
634, que ès de Jeyeac, quil s des sémiue tel était eu se plut ine de la lière pour s conseils >S, COMME carilnaer à i env!
jres dioccle Dieu sur de Sainte commi-
, gneur. Le premier il a assemblé des apôtres et , des disciples, dont l'instruction et la sainteté , ont été la lumière et la perfection des peuples, et » qui, ayant reçu ses soins principaux et les prémi- » ces de son Esprit, ont ensuite répandu ce même , Esprit dans le monde. C'est ce qui nous doit » encourager dans le déssein d'assembler des su- » jets destinés au clergé, et de donner tous nos ; soins à la culture de ces jeunes plantes. En sui- » vant donc le plus près que nous pouvions cet » adorable exemple de Jésus-CHrisr, et après avoir reconnu qu'inutilement on travaillait sur les peuples, si l'on ne songeait auparavant à purifier la » source de leur sanctification, qui sont les prètres, , nous nous sommes assemblés pour cultiver les » nouvelles plantes qui nous sont tombées entre les mains, et qui ont paru être destinées à l'utilite du clergé (1) +.
» Le soin capital de la Maison sera donc d'instruire des Ecclésiastiques, qui puissent surtout aider Messeigneurs les Prélats aux fonctions de : leurs diocèses, comme d'élever les clercs dans les séminaires, préparer les sujets pour les saints ordres, suivre les Prélats en leurs visites, assister aux congrégations rurales, et autres semblables
emplois (2). Hors une douzaine de sujets, liés à la Maison pour son soutien et sa conservation,
(1) Divers écrits spirituels de M. Olier,t.n,
La société de Saint-Sulpice établic, non comme con
grégation.
(2) Projets de
constitution. Ms.
autogr. de M.
gens qui D: tout le reste de ceux qui y sont élevés, sont livrés Oier. ormer dés fi: à la puissance de Messeigneurs les Prélats, qui à l'éduca- D: peuvent les appeler et les renvoyer selon leur
ent àlt- D grè: ces sujets n'étant institués et élevés que
e dans les remarque.
sement de ui=-mème testée par forme des &: et rien otre-Sti-
pour eux, et se disposant à les servir en toutes :ks fonctions des diocèses, particulièrement au
t M, Olicr fait ici allusion aux premiers séminaristes
Qi reçut tant à Vaugirard qu'à Paris, tels que MM. de
luylus, d'Hurtevent, de Poussé, de Lantages, de Breton
liers, M. de Lantages dit en particulier de M. de Poussé: (3) Abrégé de Lis la première année on reconnut qu'il était appelé de la vie de M. de Leu à diriger un jour quelque séminaire (3). » Poussé. Ms.
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(1) Divers
écrits spirituels de M. Olier, t.1, p. 87.
(2) Ibid. 1.1,
+ NOTE 1, p.
949 PARTIE II. LIVRE V. -—- 1649 et suiv.
» service des séminaires. Ses membres seront sans » prétention de faire des établissements qui soient » unis entre eux: la liaison et l'unité seront dans » l'esprit qu'ils porteront partout où ils iront. Née » seulement pour former des sujets à Messeigneurs » les Prélats, la maison de Saint-Sulpice, quelque » nombreuse qu'elle puisse être, fait donc profes- » sion de ne se point ériger en congrégation, pour » n'avoir d'application et d'amour que pour l'E- » glise de JÉSUS-CHRIST, et surtout pour son saint » clergé (1). »
Ce dessein de M. Olier de ne point ériger sa socicté en congrégation mérite, au point de vue his torique, une attention particulière. Par congrégation on entendait une association composée de plusieurs maisons dirigées par les mêmes règles. et soumises à ün seul supérieur général ; et si l'on considère quelle était alors la défiance des évêques à l'égard de ces sortes de congrégations, on n'auri pas de peine à comprendre que M. Olier, dèsle début de sa compagnie, ait pris cette résolution. qui, si étonnante qu'elle puisse paraître, était devenue comme nécessaire à l'accomplissement des desseins de Dieu sur lui. Sans cela, il lui eût ct bien difficile de jeter les premiers fondements de: séminaires en France ; ou plutôt, il assure lui-mênt que cette œuvre ne se serait jamais faite autre ment (2). Quoique cette question soit aujourd'hui sans importance, cependant, parce qu'elle appartient essentiellement à l’histoire de l'établissement de nos grands séminaires, et que jusqu'ici aucui écrivain ne l’a traitée, nous rappellerons dans un note, à la fin de ce livre", les principales difficult qu'éprouvèrent en- France, de la part des évêques, les compagnies qui, s'étant érigées en congrégation voulurent prendre part à l'œuvre des séminair
Mais il ctait dans les desseins de Dieu l'Église de France de confier la direction de & maisons cléricales aux congrégations qu'il avi