‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 130 sur 331 · Pièces justific. n. vi, p · texte numérisé non relu

Pièces justific. n. vi, p

» férence à vos sacrés conseils. Les réglement » qu'elle vous présente, lui sont nécessaires comme » au reste des sociétés de l'Eglise pour pouvoir » maintenir dans la pureté de l'esprit de sa voca- » tion. Elle vous demande qu'ils soient insérés, » Messeigneurs, dans vos archives, afin qu'ils nous » servent de reproches, quand nous serions si mal. » heureux que d'y manquer +. Elle désire qu'ils » soient entre vos mains, vous regardant comme

» ses juges naturels, aussi bien que comme ses tu- » teurs et ses conservateurs, pour le bien de l'É » glise et l'utilité de votre service.

» Ses prêtres, Messeigneurs, sont vos enfants, ct » vous êtes leurs péres; ils sont vos serviteurs et » vos disciples, vous en êtes les maîtres; ils ne » peuvent rien faire d'agréable à Dieu, ni d'utilei » l'Eglise, que par votre agrément; et quelque ser- » vice qu'ils projettent de rendre au clergé, il sera » nul et sans bénédiction s'ils ne l'entreprennent, » ne le continuent et ne l'achèvent en votre dépen- » dance. Cette maison n'attend donc sa vie:ts » grâce que de votre sainte bénédiction ; et comm » dans son commencement, lors de la dédicace de » la chapelle, elle lui a été donnée de votre part, par » les mains de monseigneur de Vabres, elle en » demande encore la continuation pour son à- » croissement. Elle fait comme cette bonne fille de » l'Ecriture, qui demandait à son pére un champ où il y eût des eaux en abondance, irriguum in- » ferius, irriguum superius (1); elle demande et at- » tend la rosée du ciel, par la bénédiction de vos

+ Les Archives du clergé, dont il est ici fait mention, avaient une grande importance, comme le montrent ke délibérations prises sur ce sujet par les évèques dans diverses assemblées. Elles se trouvaient alors dans la salle du couvent des Augustins de Paris, où les évêques, quil tenaient de ces religieux à titre de loyer, s'assemblaitil ordinairement. Elle était fort belle et commode, avec un suite d'armoires qui renfermaicnt les papiers (2).

APPROB

» mains, » tiplicité » SUCCÈS € » seigneu » saints »tres qu » par vos » rent to » toujours » de JÉSUS » Pontife » amour » grandeu » disent t( » humbles

Les Év d'intérêt a minaire da sentiments prouver le l'acceptère comme un de cette ac:

tres du cle M. Olier di beaucoup de.

à la comp gnérale es que prirent

+ L'auteur de 1665, vraise assez PEL CX qu'elle l'avait France, douz tompagnie de où que du mo tt prétenticus » lève des cc 'gularité est

nourrit plus

glements s comme DU VOir se Sa VOCat insérés, a'ils nous ns si malire qu'ils it comme ne ses tuen de l'É-

nfants, ct viteurs et es; ils ne i d'utile a elque serge, il sera prennent, tre dépena viets et comm lédicace de e part, par es, elle en r son àne fille de un cham} iguum innde et ation de vos

ait mention, montrent les ues dans didans la salle Fques, qui lt issemblaien lc, avec un

» mains, afin qu'elle puisse être féconde en la mul- »tiplicité de ses sujets, qui servent avec utilité et » succès en vos saintes églises. Ayez agréable, Mes- » seigneurs, de porter dans vos cœurs, devant les saints autels, les enfants, les sujets et les minis- »tres que Dieu vous donne. Si vous les secourez » par vos saintes prières et vos sacrifices, ils espè- » rent toute grâce du Ciel, sachant que vous êtes » toujours ouïs auprès de DrEu, pour la révérence » de JÉSUS-CHRIST vivant en vous, comme le saint » Pontife de son Eglise, tout-puissant en son »amour pour elle auprès de Dieu. C'est de cette » grandeur divine en vous, Messeigneurs, qu'ils se » disent tous, et moi comme le moindre, les très- » humbles et très-obéissants serviteurs (1). »

Les Évèques de l'Assemblée avaient pris trop d'intérêt aux premiers travaux des prètres du séminaire de Saint-Sulpice, pour dissimuler leurs sentiments dans cette occasion. Non contents d'approuver les réglements de cette compagnie, ils l'acceptèrent encore pour le service de leur clergé, comme un bien qui leur était propre, et en signe de cette acceptation, lui donnèrent le nom de prétres du clergé de France (2); ce qu'ils firent, dit

M. Olier dans sa lettre au souverain Pontife, avec beaucoup de joie et d'amour (5). Cette attribution faite

à la compagnie de Saint-Sulpice par l'assemblée gntrale est l'origine du titre de prêtres du clergé que prirent M. Olier, + M. de Lantages, M. Tron-

+L'auteur d'un mémoire relatif aux débats théologiques de 1665, vraisemblablement l'abbé de Bourzéis (4), s'exprime assez peu exactement sur ce titre. Ignorant sans doute quelle l'avait reçu de l'assemblée générale du clergé de France, douze ans auparavant, il semble supposer que la compagnie de Saint-Sulpice se l'était attribué à elle-même, où que du moins elle y attachait une signification exagérée & prétenticuse: « La communauté de Saint-Sulpice, où l'on »clève des ecclésiastiques dans l'esprit d'une parfaite régularité est, dit-il, d'autant plus considérable que l'on y nourrit plusieurs personnes de qualité, et qu'elle s'intitule

(4) Div. écrits, etc.,t.1,p. 247 et suiv. jusqu’à

L'assemblée des Évéques donne à Saint- Sulpicelcnom de Compagnie des prêtres du clergé.

(2?) Projet de l'établis. d'un séminaire dans undiocèse,in-4°, 1651,—Avertissement.

{3) Lett. aut.

de M. Olier, p. 1 et suiv.

(4) Journaux de M. Deslyons, 1663, p. 342.

$ (dl «

PE re

(1) Projet de l'établissement , Ibid.

Le séminaire de Saint-Sulpice établi pour tous les séminaires de

l'rance.

(2) l'echerches hist. sur l'Assemblée de 1657, par Ch. Gérin, 1870. 2° édit. p.

(3) Acte de fondation du sémin, de Val, 16 janv.

1639,— Lett. de feu M. Vincent, p. 83.

(4) Arch. nat.

Fondat. de la Mission, t. 1, sémin. de Bordeaux.-— Gallia christ. À 1, p.

(b) Corresp. t.

son et quelques autres dans leurs ouvrages. «[:

» compagnie prend ce nom, dit M. Olier, parc

» qu'elle s'est vouce uniquement en Jésus-Cums

» au service des prêtres et des clercs, qu'elle tâche de préparer au culte de Div et à l'édification de ses peuples, sous la conduite de Messeigneurs le

Prélats. Elle fait profession de vivre pour eux.

sans aucune distinction qui la sépare et la retire

de la vie commune du clergé. Et parce qu'elle « voit honorte de ce titre de bénédiction et de grâce, dont elle se sent très-indigne, elle tâcher: de le mériter, s’il plait à Dieu, par la fidélit(; son institut et à sa vocation, ne désirant d'autres intérêts dans l'Eglise, que celui de la servir er

son divin clergé, qu'elle voudrait grossir d'u

nombre immense de sujets propres à magnifier

Dieu et à répandre l'esprit chrétien dans les

cœurs des Fidcles (1). »

Tel a été le dessein de Dreu dans la formationdu séminaire de Saint-Sulpice. On l'a toujours regarde comme cCtabli pour le service de tous les diocèses de France, c'est-à-dire, non-seulement pour en

» le séminaire de tout le clergé du royaume, où elle a déj » bien des maisons qui la reconnaissent pour leur mèrceu » leur maîtresse (2).» Au reste Ie nom de prêtres du clerg n'était pas nouveau. M. Godefroy dans le projet d'associ:tion qu'il présenta, comme on l'a dit, à l'assemblée générale de 1625, proposait de le donner aux ecclésiastiques qui cr feraient partie. M. d'Authier de Sisgau, fondateur des pritres du Saint-Sacrement, le fit porter aussi durant quelque années aux prêtres de sa congrégation (3); enfin les ceclsiastiques de Bordeaux qui en 1643 s'associèrent à M. & l'ontancil pour diriger le séminaire ct faire des missions, prirent aussi le titre de prêtres du clergé (4). Aucune de us sociétés ne pouvait justifier la signification littérale de ce non aussi bien que celle de Saint-Sulpice qui a pour unique ob jet de son institut la sanctification du clergé; ce qui faisait dire à Fénelon, écrivant en 1706 au troisième successeur de M. Olier: « Je connais trop l'esprit de votre maison pou » ne savoir pas que vous êtes absolument renfermés dan » vos fonctions du dedans, sans vous charger du dehorsi!

APPROBA

recevoir | par les s (tablir et Cest ce q que d'Aix sien (1).

Genlis, qu de lui don:

guait ce m » uni avec » les liens de la n » que, leu » sont acq » tous les « le zèle qu » avais été considérati Cambrai, des prêtres ragement | rapportées source de ; l'assemblée leurs suppl pour sollici sxprimaiet » Souhaiton i le culte d ? ques en {1 » ainsi, eng » prêtre, la 'quen le ] > peut dire * Sans parle ) tire-t-on » Séminaire ? à Ce très] Peu de te

es. « La ier, parce 18-Crrisr elle tâche cation de #neurs les Dour eux, t la retire qu'elle « tion et dk le tâcher:

a fidélit( à it d'autres 1 servir en ossir d'un magnifier à dans les

“mation du irs regarde es diocèses it pour tn

ü elle a déj leur mère el es du clerg et d'associtbiéc générale iques qui ti eur des pit ant quelques fin les cecltrent à M.d les missions, cunce de cs ale de cenom r unique ob ce qui faisüit uccesseur de maison poli fermés dans dehorst).!

recevoir les ecclésiastiques, mais encore pour aider, par les sujets qu'il forme ou ceux qu'il donne, à ttablir et à conduire les séminaires dans le royaume. C'est ce que déclarait le cardinal Grimaldi, archevèque d'Aix, en demandant des directeurs pour le

sien (1). L'archevèque d'Embrun, M. de Brulart de (1) Am du Genlis, qui pressait aussi beaucoup M. Leschassier

de lui donner des prêtres de Saint-Sulpice, lui alléguait ce motif. « Ayant été encore plus Ctroitement » uni avec MM. les abbès Olier et de Poussé par les liens de l'estime et de l'amitié que par ceux » de la nature, lui écrivait-il, j'ai lieu d'espérer » que, leur succédant dans les emplois dont ils se » sont acquittés si dignement pour le service de » tous les diocèses, vous leur succéderez aussi dans le zèle qu'ils auraient eu pour mon Eglise, si j'en > avais été en possession de leur vivant (2). » Cette considération faisait dire à l'illustre Archevèque de Cambrai, qui avait en effet dans son séminaire des prêtres de cette compagnie, quoique sans enragement pour eux de s'y fixer, ces paroles déjà rapportées : « La maison de Saint-Sulpice est une source de grâces pour tout le clergé(3).» Enfin l'assemblée générale de 1795 et celle de 1730, dans kurs suppliques à Benoît XIII et à Clément XII, pour solliciter la canonisation de la mère Agnèés, sexprimaient à peu près de la mème sorte: « Nous souhaitons avec d'autant plus d'empressement le culte de cette pieuse vierge, disaient les Évéques en 1750, qu'elle a, si l’on peut s'exprimer ainsi, engendré en Notre-Seigneur cet excellent » prêtre, la gloire et l’ornement de notre clergé, et qu'en le portant à une vie plus parfaite, on ne peut dire quel service elle a rendu à l'Eglise. Car, sans parler du reste, que de fruits abondants ne itire-t-on pas tous les jours de la fondation du séminaire de Saint-Sulpice, qui doit sa naissance » à ce très-pieux prètre!... (4) »

Peu de temps après que l'assemblée générale de

conseil d'État du roi 30juin1710,

in-4".

(2) Lettre aut.

de l'archevéque d'Embrun, 21 mai 1703,

(3) Œuvres de l'énelon. Correspondance, t. v.

Lettres sur la Juridiction,lett.

41°,22mai1106.

(4) Collect. des Procès -verbaux des assemblées, t.vir, Pièces justif. de l'assem blée de 1730, n.

VII, p. 339, — Vie de la M. 4gnès,1808, part.

ii, p. 443, 244.

— Remarq. hist.

tin, p. 895.

M. Olier pen se à faire approuver sa compagnic par le Saint

Siége.

1651 eut approuvé la société de Saint-Sulpice, plusieurs Évèques de royaumes étrangers demandi-

APPROBA

» à leur » jusqu'à

rent à M. Olier des sujets, pour établir chez eu curés, €

des séminaires, ou pour y travailler à la réforme de » ques en

leur clergé. Jusqu'alors il avait dû se contenter de » les Évè

l'approbation des Evèques de France, pour travail. » nérale, |

ler sous leurs ordres à l'établissement de leurs st- » les à leu

| minaires diocésains, et avec d'autant plus de sécu- * d'amoui | rité qu'à Rome on refusait ordinairement de » Ces eccl approbations particulières pour des séminaires, »reux, tt

sur le principe que l'Eglise les approuvait suffisam- leur am

eu dans

ment; et pour cette seule raison on l'avait refusée

» espérant

(1) Sémin. de Lbositivement au Père Eudes (1). Mais se voyant sol.

Saint + Sulpice. :

4 Évèques de pays étrangers, il crut

Registre des as. licité par des » diction «

1652 il écrivit à M. de Valançai son ambassadeur

quille, LE h devoir obtenir l'approbation expresse du Saint- * leur Ctai p. 18. " Siège avant de répondre à leurs invitations; et de ? les sujet: son côté le Roi, informé de son dessein, voulut bien » viennent (11 la demander lui-même par ses lettres. Le 93 août ? out d HA > Cette

(2?) Archives

nationales. Sect.

doman, 7041,

1 Cahier, fol.

1, verso, n° 17,

auprès du Saint-Siège, lui mandant d'appuyer de tout son crédit la confirmation de l'établissement du séminaire de Saint-Su;pice,; et, le même jour, il écrivit une semblable lettre au cardinal d'Est, protecteur de la France à Romé (2). On trouve parmi les écrits autographes de M. Olier le projet d'une lettre au souverain Pontife Innocent X, qui composa lui-mème dans ces circonstances; nous le rapporterons ici comme un nouveau témoignage de sa profonde vénération et de son dévouement filial envers le Saint-Siège apostolique, non moins que de son zèle pour la sanctification du clergé.

« Très-saint Père,

» La Providence de Dieu ayant établi le sémi- » naire de Saint-Sulpice, composé d'un très-grand » nombre de prêtres et de clercs, dans un lieu fort » petit, exempt de la juridiction ordinaire, et dans » l'étendue duquel il n'a pas de quoi employer st » sujets, il est en état d'en fournir aux Evèquest!

» Cté appel > contenta:

» Prélats c » bassesse » présenter i qu'elle y » qu'elle a ) progrès, ce. Ila fa l'honorer » particulié » pelle, soi:

» avant qu » Toutcf » par des É » les servir ? gnement) » Sainteté » bénédictic » micre, la

» à leur clergé dans les diocèses de la France; et

ice, plu-

we » jusqu'à présent il a donné un grand nombre de chez eur » curés, de chanoines, de dignités, et mème d'Éviforme de » ques en ce royaume, Ce qui fait que Messeigneurs tenter de » les Évèques de France, dans une assemblée géir travail » nérale, les ont approuvés et reconnus comme utileurs sé- » les à leur corps, et leur ont donné avec beaucoup de sécu- » d'amour et de joie le nom de Prêétres du clergé. ment des » Ces ecclésiastiques s'en sont estimés très-heuminaires, »reux, trouvant en cette qualité l'expression de suffisam- » leur amour pour le clergé, et du désir qu'ils ont ait refusée eu dans l'établissement de leur compagnie; et oyant so , espérant en mème temps recevoir, avec la bénérs, il crut M ? diction de cette sainte assemblée, la grâce qui du Saint- leur était nécessaire pour travailler utilement sur

ns; et de Ù les sujets qui, de toutes les parties de la France, oulut bien » viennent se former dans ce séminaire, et y puiser Le 93 août » l'esprit de leur vocation.

bassadeur » Cette socièté, qui jusqu'à maintenant n'avait ppuyer de » Cté appelée qu'au service du clergé de France, se blissement MA ? contenait de paraître devant Messeigneurs les nème jour, MR * Prélats de ce royaume, bien qu'avec honte de sa linal d'Est, W * bassesse et de son indignité. Elle n'osait pas se On trouve DA ? Présenter aux pieds de Votre Sainteté, quoisr le projt M : qu'elle y ait toujours été attachée en esprit, et nt X, quil MR * du elle ait pris soigneusement, dans tous ses ces : nous M} ? progrès, la bénédiction de Monseigneur le Non- Emoignag A * <C: Il a fait plusieurs fois à la maison le bien de svouement MR ? l'honorer de sa présence, soit pour y célébrer, non moins MR ? Particuliérement dans la bénédiction de la chaclergé. » pelle, soit aussi pour y bénir toute la maison * avant qu'elle fût habitée.

» Toutefois, à présent qu'elle se voit appelée » par des Evèques d'Eglises étrangères, pour aller les servir (quoique fort faiblement et très-indi- D gnement) elle se sent obligée d'avoir recours à Sa » Sainteté , pour recevoir son approbation et sa » bénédiction apostolique, afin d'y trouver la lu- » mière, la ferveur et la force qui lui sont néces-

li le sémitrès-grand n lieu fort re, et dans ployer së vèques €!

(1) Lettres aut.

de M.Olier p. 1.

» saires pour rendre utiles ses petits travaux. El » n'aurait osé paraître devant les yeux de Sa Sain- » teté, pauvre et chètive qu'elle est, si l'obligation » et la nécessité ne l'y avaient contrainte ; et com- » me votre bonté paternelle ne dédaigne pas ke » moindre et le dernier de ses enfants, non plu » qu'un autre Jacob son Bénoni et l'enfant de dou- » leur, ce petit corps, engendré dans les persteu- » tions et les traverses du siècle, (dont Monseignew » le Nonce a été letémoin et contre lesquelles il a ét » son protecteur etson défenseur)espère que Votre » Paternité le recevra au nombre de ses enfants » Cette socicté ne respire que le respect, l'amour » ct l'obcissance envers Votre Sainteté, et ne de- » mande que d'être employée à son service, offrant » incessamment ses vœux au Ciel, pour son hon- » neur ct pour sa gloire, et s'estimant infiniment » heureuse, si elle est tenue pour sa fidèle &t » obcissante servante.

» La chétive et très-petite compagnie des Prètres « du Clergé de France (1). »

Le dessein conçu par M. Olier de demande l'approbation du Saint-Sicge, fit croire à quelques-uns, quoique faussement, qu'il voulait fair ériger en congrégation la compagnie de Saint Sulpice, et l'on en cCcrivit dans ce sens à sain Vincent de Paul, peut-être pour l'engager à si opposer. Mais il s'en fallait bien qu'un homm dont le zèle Ctait si désintéressé et si apostolique entrât jamais dans de pareils sentiments. « Jen » sais, répondit-il, si ce qu'on vous écrit de cs » Messieurs de Saint-Sulpice est véritable ou non » mais Dieu nous garde d'empècher qu'ils & » fassent ériger en congrégation. » Comme ceperdant M. Olier n'avait donné aucun nom particulier à ses ecclésiastiques et que celui de prétres di clergé de France qu'ils avaient reçu des prélats dk l'assemblée géntrale, en 1651, n'empèchait pas le publie de les désigner assez souvent sous le nom di

APPRO

MISSION Vincent » ment > tion), » Nous & > afin qi > pes im » celles « » ncanm tels qu Cepen alors de jugea pa royaume mandait bientôt ; qu'après dans l'île mande d &minair( k 3 aoû Chigoi, France. ” 1on d'éri, grégation le conser quoi elle Paris, qui snce dans comnunau Sulpice, o ke Supérie cs. Les n

de cette a]

des fruits une Justifi rsqu'éta:

‘éminaire « provinces e

vaux. Elk de Sa Sainl'obligation e ; Ci comgne pas k s, non plus ant de doules persécu- [onseigneu elles il a ét e que Votre ses enfants ct, l'amour é, et ne device, offrant ir son hont infiniment sa fidèle &

* des Prètres

e demander re à quélvoulait fair » de Saint sens à sant gager à S!

‘un homni apostoliqu ts. « Jen écrit de cts hble ou non r quils & mme cepen- »m particu- Le préires di :S prélats de chait pas k s le nom

missionnaires , ainsi qu'on l'a dit plus haut; saint Vincent de Paul ajoutait : « Nous voulons seule- ; ment souhaiter que, (s'ils sont érigés en congrègation), ils prennent un nom qui les distingue d'avec » nous ct qui les fasse distinguer de tout le monde, > afin que les fautes que nous ferons ne leur soient » pas imputées, et qu'aussi on ne nous impute pas » celles qu'ils pourraient faire. Nous ne devons pas »ntanmoins nous persuader qu'ils en fassent, étant » tels qu'ils sont maintenant (1). »

Cependant ce projet d'approbation n'eut point aors de suite, sans doute parce que M. Olier ne jugea pas à propos d'envoyer de ses sujets hors du royaume, tandis que dans l'intérieur on lui en demandait de toutes parts, comme nows le dirons bientôt ; et ce projet demeura ainsi suspendu jusqu'après la formation du séminaire de Villemarie, dans l'île de Montréal en Canada. Alors, sur la demande de M. de Bretonvilliers, l'établissement du &minaire de Saint-Sulpice fut approuvéet confirmé e 5 août 1664, par lettres patentes du cardinal Chiggi, légat a latere d'Alexandrè VII pour la France. Toutefois cette approbation eut pour fin, ion d'ériger le séminaire de Saint-Sulpice en congrégation, mais, comme l'avait désiré M. Olier, de le conserver tel qu'il avait été établi. C'est pourquoi elle n'eut pour objet que le seul séminaire de Paris, qui comprenait la société tout entière, désinee dans ces lettres sous le titre général de toute la communauté des prêtres séculiers, appelès de Saint- Sulpice, où tout le séminaire de ce nom : c'est-à-dire ke supérieur avec ses douze assistants et leurs assois. Les motifs exposés par lelégat dans l'acte mème

à de cette approbation sont une preuve authentique

des fruits qu'avait déjà produits le séminaire, et ine justification complète de cette vue de M.Olier, brsqu'étant encore à Vaugirard, il écrivait que le vminaire de Saint-Sulpice serait ouvert à toutes les provinces et destiné pour le service de l'Église univer- Tom. 11. 17

(1) Lettres de

feu M. Vincent,

1656, à M. Jolg

à Rome, p.251.

® NOTE 2, p.

M. Olier tou-

Jours prêt à quitter ses ctablissements

la volonté

des évêques,

selle. Car dans les lettres de confirmation dont nous parlons, données sept ans seulement après l1 mort de M. Olier, le légat d'Alexandre VII atteste ainsi qu'on l’a déjà rapporte, que tous les jours voyait accourir dans ce séminaire, , des clercs, non. seulement des provinces voisines, mais encore de plusieurs points de l'Europe, qui, de retour dan leur patrie, se montraient autant d'ouvrie très-fervents et très-habiles pour les missions & les autres fonctions du ministère ecclésiastique Voulant donc rendre permanente une œuvre siutik à l'Église, le légat déclare « qu’en vertu de l'auto. » ritt du Siège apostolique, dont il a éte sul. » samment pourvu pour cet effet, il approuve » confirme la fondation, l'érection et l'institution » du séminaire de Saint-Sulpice, ainsi que tout » qui s'en est suivi, qui n'est point contraire aux » saints canons, ni aux décrets du concile de

» Trente ; qu'enfin il lui communique toute la force » que peut donner l'inviolable autorité apostolique, et supplée à tous les défauts de fait et de droit, s'il y en avait quelqu'un: nonobstant

toutes constitutions et ordonnances apostoli-

ques, et toutes autres contraires, quelles qu'el-

les soient* +. »

Quoique M. Olier ne voulût pas criger sa comp gnie en congrégation, afin qu'en cédant ses sujet: aux évèques, il procurât plus promptement et plus efficacement la formation des séminaires dans le royaume, il ne refusait pas absolument de faire des établissements qui dépendissent de lui, quand ile était pressé par les prélats et qu'il avait des sujets disponibles. Mais, en se soumettant ainsi à leurs ordres, il ne voulait diriger ces maisons que tant qu'ils l'auraient agréable, étant toujours prèt, de si

+ L'acte original des icttres patentes du Iégat se trouve aujourd'hui aux Archives du royaume, section historique M. 421.

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