de si grands fruits (4). » Le Père Jean-Marie de
Vernon, dans ses Annales du Tiers-Ordre de saint
François, ajoutait de son côté : « Que l'établisse-
» ment €
» au Join
« ment 1
» de M.
>» déjà m autre écr Nolay, re histoire d blia à Ly
> sait-il, ve
» Sulpice,
» ler sesr
) ét NOUS
> ne souh:
> Séminair > MOINS, s Pour réf titeur de | drconstanc propres suj des séminai pèce de no ses ecclésias lugeait pas ‘ Lorsqu'ils ler seuls, « * émplois et : joignons p > Pour un t des sujets !
lrsque, par mandait des
ks qualités r4 Sadressant a] qui demeurai| qui Jui Parais:
Proposait de ‘it besoin, Baie pour le
\ SÉMINAIRES FORMÉS EN PROVINCE. 291 f
> il sen , ment des séminaires, dont les fruits s'étendaient
France, ,auloin dans toute la France, rendait extrèrme-
robation « ment recommandable à la postérité la mémoire
ES pour » de M. Olier, que la renommée universelle avait
de Diet > déjà mis au nombre des saints (1). » Enfin, un (1) 4nn. terti onfiance autre écrivain contemporain, le Père Hilarion de Vs LRU particu- Nolay, rendait un semblable témoignage dans son Yaria 1686. inninaires, histoire du Tiers-Ordre de saint François qu'il pu- f p. o91.
> qu'il ft blia à Lyon, l'année 1694. « Toute la France, di-
na de son > sait-il, voit avec consolation le séminaire de Saint-
site, ainsi » Sulpice, comme une source féconde qui a fait cou-
Ler aucun ; ler ses ruisseaux dans les évèchès du Royaume;
ait, pour , et nous savons qu'il n’y a pas un prélat zélé qui (2) La gloiredu jets, nen ; ne souhaite avec ardeur un directeur pour son firsordre de
s dans cs
» Séminaire, qui ait été élevé de la main, ou du » moins, selon l'esprit de M. Olier (2). »
Saint-Francois.
Lyon, 1694. in-
disciples Pour répondre aux désirs des évêques, le ser- XV. > siècle, où siteur de Dieu usait de divers moyens selon les Divers ' ent établi. irconstances. Si ces prélats lui adressaient de leurs Moyens dont
PRÈS RES. È *] les f at la. 0 duite °° sert M. Oseminaires propres sujets, pour quil les format a la conduite pour sa-
e qui faisut À des séminaires, il les leur renvoyait après cette es- tisfuire aux quicerivüt D pce de noviciat, leur adjoignant quelqu'un de demandes des reçut une D «es ecclésiastiques pour les aider, quand il ne les Evêques. minaire de DB jugcait pas en ctat de diriger seuls un séminaire. roduit tant 1 Lorsqu'ils ne sont pas encore assez forts pour voint de gens DB) ler seuls, écrivait-il à un prélat, et soutenir les tres sèmk W : emplois et le service des séminaires, nous leur inces (5).* M; jignons parfois de nos sujets, qui vont les aider pues, con D: pour un temps et travailler avec eux à former un tèmoi D: des sujets aux évèques (3). » Il en usait de mème (3) Div. écrits, u'attestait M rsque, parmi les diocésains du prélat qui de- t-1 p: 258: es Dominik Mmandait des sujets, il ne s'en trouvait point qui eût ue le semi RSks qualités requises pour la formation des clercs. e d'où St-Sadressant alors à quelques-uns des ecclésiastiques nt d'autres qui demeuraient au séminaire de Saint-Sulpice et e retiraien ui lui paraissaient capables de cet emploi, il leur n-Marie de proposait de l'entreprendre, et leur donnait, s’il re de Safi tuit besoin, un ou deux des prêtres de sa compal'établiss nie pour les secourir en ces commencements.
(1) Div. écrits, ete, te 1, p. 258,
(2) Vie de M, Bourdoi 8, m-
999 PARTIE 111. LIVRE VI. == 1551 @t Suiv.
Mais le plus souvent, ne trouvant personne qui con. vint pour ces emplois, ou qui voulùt les entreprendre, il cédait pour un temps aux prélats des ecclésiastiques déjà associés à l'œuvre de Saint- Sulpice, en se réservant la faculté de pouvoir les rappeler pour leur donner une autre destination, dès qu'ils auraient formé sur les lieux des sujet capables de continuer l'œuvre. Il en usait de sorte pour effectuer plus promptement, autant qu'il était en lui, l'établissement des séminaires et la réforme du clergé dans tout le royaume, puisqu'en fixant dans un mème lieu des sujets dj: formés, il aurait privé plusieurs autres diocèses de leurs services. « C'est la voie, écrivait-il, que jà » connue la plus utile pour le service des dio. » cèses, la plus naturelleet la seule qui puisse rèus- » sir pour la rénovation entière du clergé, leque! » ne fera jamais rien autrement. (1) » Les prètres de Saint-Nicolas du Chardonnet qui n'étaient, non plus que ceux de Saint-Sulpice, crigés en congrigation et n'avaient d'autre maison que leur séminaire de Paris, employerent aussi la mème méthode. Deux d'entre eux commenceérent un séminaire à Laon et le laissèrent ensuite entre les mains de deux chanoines préparés par eux pour leur succéder. Trois autres furent appelés pour la mème fin par M. Lescot, évêque de Chartres; et M. Ft Vialar, évèque de Châlons, en attira deux qu commencèrent aussi son séminaire diocésain (2). Cependant, lorsqu'après avoir formé un séminaire, en prètant ainsi de ses prètres, M. Olier n trouvait pas sur les lieux, ni ailleurs, des sujets propres à le gouverner, et que les évêques voulaient retenir ceux qu'il leur avait envoyés, il les leur cédait entièrement, comme il a été dit plus haut, quoiqu'il eùt désiré de les conserver toujours libres pour le bien général. « La maison tàchera » autant qu'il sera possible, dit-il, de ne point litr » ses sujets, si elleen connaît d'étrangers, capable:
» et suf » jours » qu'elle M. Olier maisons jets du } duite, il part qu'i livre sui seslettre:
pièces du manière t Nous a) coup à l'é par les r Ceux qui Saint-Suly d'être appi de 1651, fr sentiel, pa parmi ceu:
Sulpice pa sains. Ains établit ces n0n dirigé qui fait dir ? Séminair( + de ceux iles évèqu > kurs diod Ainsi en après que Id remplacés p d'Aix, et d bnguement
multiplier le ter les régld Sint-Sulpid 10mbre d'év
iv. SÉMINAIRES FORMÉS EN PROVINCE. 998
> qui con: et suffisants pour l'œuvre, afin de demeurer tou-
es entre- , jours plus forte pour le bien général de l'Eglise,
js » qu'elle doit envisager commesa dernicre fin(1).» (1) Div, éerits, de Saint-
M. Olier n'ayant contribuc à la formation de ces etc. t. 1, p. 78. maisons qu'en passant, et jusqu'à ce que des sustination, its du pays fussent en état d'en prendre la condes sujets duite, il n'est resté presque aucun souvenir de la
ouvoir les
sait de l part qu'il y prit. Ce que nous en rapporterons au
t, AUS jisre suivant, nous est connu par quelques-unes de
ninaires € DD des 1ettres conservées après sa mort, ct par d'autres
me, puis pièces du temps, où il en est fait mention d'une
sujets déj: manière tout-à-fait incidente.
liocèses dk Nous ajouterons ici qu’il contribua encore beau- XVI
il, que Loup à l'établissement des stminaires en France, (SAME e des ‘dio- ct usages du
par les réglements qu'on suivit dans la plupart. séminaire de
Ceux qu'il avait composés pour le séminaire de Saint - Sulpi-
rec, leque D Saint-Sulpice, et qui eurent le privilège singulier ce adoptés ail-
Les prètrs D l'être approuvés par l'assemblée géntrale du clergé leurs, taient, 10 D de 1651, furent adoptés, en ce qu'ils avaient d'es-
uisse rêus-
en CONS sentiel, par un grand nombre d'évèques, même leur SM D Darmi ceux qui n'eurent pas des prêtres de Saintmeme M Sulpice pour commencer leurs séminaires dioctt un sèmi-
sains. Ainsi, M. de Lafayette, évèque de Limoges,
établit ces réglements dans son séminaire quoique
non dirigé alors par les prêtres de M. Olier; ce
qui fait dire à l'historien de M. de Savignac : « Le
> Séminaire de Saint-Sulpice est devenu le modèle
+ de ceux qu'on a depuis établis, et Nosseigneurs
les évèques ont taché à l'envi de dériver dans
> kurs diocèses les ruisseaux de cette source (2). » (2) Vie de M. Ainsi en {ut-il du séminaire de Nantes, mème EE MINS e
après que les prêtres de Saint-Sulpice y eurent été
remplacés par des ecclésiastiques du pays, de celui
d'Aix, et de quelques autres dont on parlera plus
hnguement au livre suivant. Il serait superflu de
multiplier les exemples de cette disposition à adop-
kr les réglements et les usages du séminaire de
Naint-Sulpice : on comprend assez qu'un grand
tombre d'évêques de France, ayant reçu leur édu-
e les mains ur Jeur Sutr la mème et M. Füit deux qui ésain (2).
e un sem M. Olier nt |des sujets ques votoyës , iles té dit plus er toujours on tàcheri ke point lief s, capablés
294 PARTIE II. LIVRE VI, — 10151 et suiv.
cation dans cette maison, devaient éprouver le désir de les introduire et de les voir observer dans leurs propres séminaires. Ce qui peut paraître plus sur. prenant, c'est que, depuis la mort de M.Olier, plusieurs cvèques de pays étrangers à la France, ont demandé communication de ces réglements et en ont appliqué les dispositions principales à leurs séminaires. Ainsi, M. d'Aranthon d'Alex, évèque de Genève, qui, au rapport de dom Innocent Masson, son historien, avait vu à Saint-Sulpice les bons (1) La vie de effets d'un grand séminaire (1), ayant heureugedon Dos LOU. ment mis à extcution , en 1663, le projet d'un stliv. u, ch. v, p. minaire à Anneci, plusieurs fois tenté sans succis 118, par ses prédecesseurs depuis saint François de Sales, et en ayant confié la conduite aux prêtres de Saint-Lazare, donna néanmoins à cet Ctablissement le règlement du séminaire de Saint-Sulpice que M Tronson, avec lequel il avait des relations particulières, lui avait apparemment communiqué *.
Indépendamment des évèques, plusieurs d'entre les prêtres qui institucrent des séminaires « France, crurent, pour en assurer le succès, devoir y (2) Vie de m. établir les réglements du séminaire de Saint-Sul- Joly, par Beau- pice. C'est ce qu'on lit en particulier dans la vi T4 M8 de M. Joly, chanoine de Saint-Etienne de Dijon (3) Vie de M. qui avait fondé un séminaire dans cette ville (2 ri A RAR Ces réglements furent aussi établis au séminaire des iv. Trente-Trois,commencé à Paris(2) par M. Bernard. dit le pauvre prêtre, dans celui de Saint-Charkes, (4) Ga.chrise, institue à Lyon par M. Démia, et dans tous ceu édit. 1656. t. 11, fol. 599, verso. + Le père Arpaud, dans sa vie de Juste Guérin, publi: (5) Vie de Juste FN s : ' Fe ; { RS Guérin, Annecy, 1 1076, semble lui attribuer ce réglement, qu il QUDAE a 1837, in-18, p. entier et qu'il intitule Projet du séminaire. Mais il est cer- 197. tain que ectte pièce, tirée en grande partie et de mot à mt (6) Mém. du P. du réglement de Saint-Sulpice, n'a pu être composée tell Niceron, L. XI. Qu'elle est, qu'après la mort de ce prélat, arrivée en 16541. Y 160: ie , puisque le troisième article prescrit aux séminaristes l'étui tographie de ST : ; À pe | Michaud, art. de l'abrégé de théologie d'Abelly fi qui ne parut pour * Abelly. première fois qu'en 16:50 !G,, par conséquent cinq ans apré la mort de Juste Guérin.
qu'etabli dernier pour s€ pauvres, » Sulpic » cet en » ments M. Olid ment des qu'il sut pour alle:
tiques da M. Bourd » PP. Jés »delan à prètres, » de Char b afin qu » ricale ct » siastiqu » à cette » de Bazor D) bons pr » de sémin à Angers d'analogue non plus 4 » l'un de « « demand > S£ins da:
; SOUS un » jeta les P » féction o:
» Cueil de » Certains 1 à Minariste ) de son g ? SCignait :
» fection ;
r le désir ans leurs plus surlier, pluince, ont nts et en s à leurs K, Évèque ent Mase les bons 1cureuset d'un seans SUCCLS ‘ançois de prètres de blissement ice que M 18 particuqué *.
urs d'entre inaires &f :s, devoir} Saint-Suldans la vi de Dijon.
te ville (2 minaire des A. Bernard.
t-Charles.
S tous ceui
hérin, publié:
\'il donne € his il est cer e mot à mo pmposée telle ie en 1600 Lristes l'étuc barut pour lt nq ans apré
SÉMINAIRES FORMÉS EN PROVINCE. 295 qu'établit M. de Chansiergues. L'historien de ce dernier rapporte mème que, lorsqu'il alla à Paris pour se voucr à la formation des ecclésiastiques pauvres, « il se logea près du séminaire de Saint- » Sulpice pour prendre l'esprit de cette maison set en suivre, autant qu'il pourrait, les règle- » ments (1). * »
M. Olier préparait encore les voies à l'Ctablissement des séminaires dans les provinces, par le zèle qu'il sut inspirer à plusieurs de ses séminaristes, pour aller ranimer la ferveur parmi les ecclèsiastiques de leurs pays. Ainsi, l'ancien historien de M. Bourdoise rapporte que « l'année 1650, les RR. » PP. Jésuites du collège de la Flèche, persuadés » de la nécessit: où ctait l'Eglise d'avoir de bons : prètres, envoycrent M. Ignace de la Dauversière » de Champy au séminaire de Saint-Sulpice (2), afin qu'il puisät à cette source la discipline clé- » ricale ct allât ensuite la communiquer aux ecclé- » siastiques de l’Anjou. Il fit de si grands progrès » à cette école, ajoute-t-il, qu'ayant Ctc fait curé » de Bazouges, il établit chez lui une association de » bons prètres qui était comme un commencement » de séminaire (5): » car il n'y en avait point encore à Angers *. M. d'Entrechaux fit quelque chose danalogue à Avignon, où le séminaire n'était point non plus alors établi. « Il fut, dit son historien, » l'un de ces fervents disciples que M. Olier avait « demandés à Dieu, pour seconder ses pieux des- > seins dans la formation de son sminaire; et ; sous un maître si Cclairé et si exptrimenté, il » jeta les premiers fondements de cette haute per- » fection où il s'est élevé dans la suite. Il fit un re- » cueil de toutes les conférences ou il assistait: » certains moyens très-aisès pour faciliter aux séi minaristes l'exercice de l'oraison furent tellement » de son goût, qu'à son retour de Paris il les en- ? Stignait aux personnes qui aspiraient à la persection; il fut lui-même le modèle vivant et
(1) Vie de }.
Ir, de Chansiergues, Ms. de la bibliothèque de l'Arsenal, in- 8°. Fr, — la méme imprime.
* NOTE 1,p.
Zèle que M.
Olier excite pour la formation et la sanctification du clergé.
(2) Catalogue d'entrées au Séminaire de S.- Sulpice, p. 16.
(3\ Vie de MH.
Bourdoise, Ms. in-4°, p. 614.
* NOTE 2, p.
mm
(1) Recueil des vertus de M, d'Entrechaurx, par le P, Francois Roque.Avignon, 1710, in-
* NOTE 3, p.
* NOTE 4, p.
309, Difficultés qu'éprouvent les Évèques à trouver des Directeurs pour continucr leurs séminaires.
(2?) Recueil des
actes concernant le clergé de France, par Jean Le Gentil, in-folio, Parts,
(3) Projet, etc.
096 PARTIE It, LIVRE VI, — 1651 et suix
la règle de tous les ecclésiastiques d'Avignon. » surtout des chanoines * (1).» Ajoutons enfin, que comme dans tous les temps, l'ennemi de tout bien, que Tertullien n'appelle pas sans raison le singe de Dieu, a voulu contrefaire les œuvres divines, pour scduire les simples par ce moyen: il n'y eut pa jusqu'aux ennemis de la doctrine de l'Eglise sur ha grâce, qui n'ayant pu s'insinuer dans le séminaire de Saint-Sulpice. ne s'efforçassent de profiter des méthodes de M. Olier pour propager leurs erreurs Affectant les dehors de son zèle pour la sanctification et l'instruction de la jeunesse cléricale, ils parvinrent, par une criminelle émulation, à former dans Paris des communautés d'étudiants, afin de répandre plus sûrement les maximes de la secte, dans lesquelles ils les clevaient : ce qui n'eut qu'un succès trop funeste, surtout après la mort du serviteur de Dieu *.
Mais revenons à l'établissement des séminaires en France. Les évèques en géncral commencerent les leurs par les moyens que nous avons indiqués, sans recourir aux congrégations, contre lesquelles ils étaient presque tous en défiance. Il résulta de hi que ces socictés n'en formérent qu'un très-petit nombre, quoique déjà, dés l'année 1675, il y en eût d'établis dans la plupart des diocèses du royaume.(2) Tous ces séminaires, commencés ainsi par les évèques , ctaient dirigés, sous leur autorite immédiate, par des prêtres qui n'appartenaient à aucune société, du moins qui ne fût pas diocésaine Mais si, au commencement, ils purent trouver des sujets propres pour les conduire, ils ne tarderent pas à reconnaître la verite de ce que leur avait annoncé M. Olier, dans son Mémoire: Que la plus grande difficulté dans cette institution consistai! rencontrer des directeurs doués des qualités n saires (5).
Outre le zèle, la capacité, la prudence, cet em ploi demandait encore un désintéressement par-
hit des t lement t tain, d l'Espri «eux, 0 » grice à plus une fonctions ment tou ) y vaqu » divertir tuel dr » moindr ; ctouffer ; la maisc vaincu de dreaux qui Dieu a duite des autre em] ins des :
sastique « t Plût à D:
jamais er : ser, quel » Que vous » ral, pour : bons prèt ordinaire di exclusive es de bons ec onstammet des dire
t lmps. ans Sttelenit m Sur Lonsac lducation d
Avignon,
enfin, que
tout bien,
le singe de
ines, pour y eut pas lise sur la séminaire rofiter des rs erreurs sanctificale, ils par- . à former ts, afin de e la secte, eut qu'un ort du ser-
séminaires mencerent s indiqués.
> lesquelles ssulta de li très-petit 5, il yen ocèses du encès ainsi ir autorité tenaient à liocésaine ouver des tardéèrent r avait an- Due la plus onsista!!
ités ni
e, cet em ment par-
hit des biens grossiers de ce monde, et un dépouilement total de la propre volonté: « étant certain, dit M. Olier, que sans ce vide d'eux-mèmes, l'Esprit de Jisus-Curisr ne fera jamais éclater en «eux, ni sur les autres, les effets excellents de la » grâce apostolique (1). » Cet emploi exigeait de plus une application constante et exclusive aux bnctions du séminaire qui interdisent absolument tout ministère extérieur. « Ils ne pourraient , y vaquer, disait encore M. Olier, sans attirer ct divertir l'attention qu'ils doivent au bien spirituel du séminaire qui est si important; et la moindre distraction y serait très-nuisible et : ttoufferait beaucoup de biens dans l'intérieur de ; la maison (2).» De son côte, M. Bourdoise, conincu de cette nécessité absolue, ne cessait de dire aux prètres zélés de son temps : Que ceux à qui Dieu avait donné quelque talent pour la conduite des ecclésiastiques, devaient quitter tout utre emploi pour s'appliquer entièrement aux sins des séminaires (5); et, écrivant à un ecclédastique qu'il savait ètre propre à cet emploi : : Plèt à Dieu, lui disait-il, que vous ne montassiez jamais en chaire pour prècher ou pour catéchi- : &r, quelque besoin qu'il y en ait; plût à Dieu que vous n'entrassiez pas mème au confession— » nl, pour vous appliquer entièrement à former de : bons prètres! (4) » C'est qu'en effet, dans l'ordre ordinaire de la sagesse de Dieu, cette application exclusive est une condition nécessaire pour former de bons ecclésiastiques. L'expérience l'a montré wnstamment, ce qui faisait dire à M. Emery : Que des dire eminaire, qui s'occuperaient en mè ministère extérieur, n'iraient pas ration sans être un sel affadi (5).
t triste exemple, dés ces premiers kmps. ans une pieuse association de prètres, qui ittewnit mème dès la seconde génération, après Sr consacrée par les plus purs motifs du zele à lducation du clergé.
(1) Projet,
(2) Ibid. p.
(3) Vie de Bourdoïise, 4°, Semin.
etc.
in-
(4) Ibid, live, lett. à M. Désé-
geux, p. 337.
(5) Lettres à MM. du sémtnaire de Balti-
more,
Cette dificulté se fait sentir dans des associations formées pour diriger les séminaires.
(1) Mém. aut.
de M. Olier, t.
ul, p. 18.
(2) Gall.christ.
édit. 1656. t. 1, p. 229. — Gall.
christ. recentior t. 11, col. 855.
— Archives nationales. Mission, t. 111, M
(3) Ibid. t. im, fol. 21.
4) Ibid. Bordeaux et Sarlat.
Les Évèques comprennent la nécessité de donner leurs séminaires à des congrégations.
9298 PARTIE IN. LIVRE vi. — 1651 et suiv.
M. Henri de Sourdis, archevèque de Bordeaux, par suite peut-être des conférences qu'il avait eues en 1643 avec M. Olier (1), institua une socicté pour la formation des ecclésiastiques et pour les mis. sions, et nomma, le 9 juin de cette mème année, un prêtre de mérite, M. Jean de Fonteneil, pour l'établiret la diriger. Cette société parut d'abord ri. pondre au dessein del'archevèque;etson successeur, Henri de Bethune. l’'approuva authentiqu'ment, le 30 novembre 1649, en y unissant son séminaire diocésain : il voulut même qu’elle portât le nom de compagnie des prêtres du clergé, comme étant dé. vouée à la formation des ecclésiastiques. De son côte, le roi la confirma par des lettres patentes du mois de décembre 1650 (2) ; et enfin, elle eut à di
‘riger, outre le séminaire de Bordeaux, celui d|
Sarlat, que M. François de Salignac de la Mothe- Fénelon lui confia par ses lettres du 9 août 1668 (3) Mais la suite ne répondit pas à ces espérances, ct M. de Bourlemont, archevèque de Bordeaux, successeur immédiat de M. de Béthune, se vit dansk nécessité de supprimer cette association : le supérieur qui la gouvernait alors, M. de Saint-Clair qui avait succédé à M. de Fonteneil, étant dans l'impuissance de continuer l'œuvre, par défant de sujets propres à la soutenir (4). Ce fut aussi & qu'éprouveérent la plupart des évèques qui, pour établir leurs séminaires sans recourir aux congrigations, avaient formé desassociations semblables
La difficulté de trouver toujours dans leur clerg: une suite de prètres qui, avec l'instruction et les vertus nécessaires, n'eussent d'autre ambition que de s'appliquer toute la vie à former de saints eccl.siastiques, leur fit craindre de voir leurs séminaires s'éteindre, comme il était déja arrivé à plusieurs. quelques talents que pussent avoir ceux à qu ils en donneraient la conduite. Ils comprirent qu cet emploi supposait une vocation spéciale de Dieu, et que des hommes entres dans une congrégation
| sable néci
par les et excl homme régularit tudes de avec moi siastique que ne le leur prop raient pa ka diffcu rection dd mieux de
ques-uns leurs sém celle de Sa ombre a]
Aïnsi, l' M. Louis c de cette c son sémin cation ét d'un sis:
rà-fait à nc > et la rare > éminair » d'état de
» Congrèga > donné sa » duite du > zare (1).
sien, le 13 « l même m ? pas à nc » Pères de de Labross 1671, ayant “pat, le do
suiv.
Bordeaux par les motifs de la foi, pour se vouer entièrement avait Fe et exclusivement à ce genre de ministère, des \cièté pour hommes déjà éprouvés par une vie de retraite, de ce leg/tnis régularité et de subordination, et formés aux habipen tudes des séminaires, seraient plus propres, même 9 . Q . . , . !
. ns de talents, à y maintenir l'esprit eccléeneil, pour M 1€ MO! ‘à y ma esprit ecc
d'abord ré siastique, et à conserver les traditions primitives, que ne le seraient ceux qu'ils auraient choisis dans leur propre cl-rgé, lesquels d'ailleurs ils ne pourraient pas tou,vurs remplacer dans la suite. Dans h difficulté où ils se voyaient de pourvoir à la di-
sUCCESseUr, tiqu'ment, n séminaire
t le nom de hr a la ne étant de. MR rection de leurs séminaires, dontils reconnaissaient ues. De sot mieux de jour en jour les avantages et l'indispenpatentes du sable nécessité, ils prirent le parti, comme quel- Ile eut à di MA ques-uns l'avaient fait au commencement. d'offrir
1x, celui de leurs séminaires aux congrégations, spécialement à je la Mothe- celle de Saint-Lazare qui en accepta un assez grand oùt 1668 (31 aombre après la mort de son fondateur. |
1 . Ainsi, l'archevèque dont nous venons de parler, XXL perances, él M. Louis de E l t 1 1689. 1 rêt Plusieurs Erdeaux, suc Mi !! Louis de Bourlemont appela, en 168, les prêtres ue pour Le vit dans li MR cette congrégation, et leur donna la conduite CS abutenir lente 5n : le sup!- on séminaire en les substituant à ceux de l'asso— séminaires les Saint-Clair cation ctablie par ses prédécesseurs. « Le succès SoReRE A des
étant dans MR d'un si saint établissement nerépondant pas tout- De at défant ce rà-faitanotre attente, dit-il dans ses lettres d'union, fut aussi el * €! la rareté des sujets propres à travailler à notre es qui, por * “minaire mettant le sieur de Saint-Clair hors aux congr-Ù d'état de bien S acquitter des obligations dont sa # L semblables MR? Congrégation se trouvait chargée: il nous a LS leur clers ii ? donne sa démission, et nous avons donné la conuction et ksi ? duite du séminaire aux prètres de Saint-Lanbition qu? #re (1). » L'évèque de Sarlat leur confia aussi le FPE nat saints eceli- sen, Le 13 octobre del annee suivante, en alléguant ibid. ! ÿ s séminaires k mème motif: « Notre séminaire ne répondant à plusieurs
pas à notre attente, nous j'avons donné aux ceux à qu prirent qui
» Péres de la Mission (2). » M. Pierre de Neboux (2) Ibid. t, im, de Labrossc, évèque de Saint-Paul-de-Léon, en "ll:
jale de Dieu, 1671, ayant établi le sien dés son entree dans l'Épis-
ongrégation wpat, le donna pareillement aux prètres de Saint-
Lazare en 1689 : « voyant qu'il ne pouvait se sou- effet au
même q
(1) Arch. nat.
tai, fol. 199.
» tenir, par manque de sujets,» comme il le déchrait dans ses lettres (1).
Pour ce même motif, un grand nombre d'autres
de Saint qu'ils dt
en étaier alors leu noble, E:
tras, A la:
tres-petit de cent ti rent la dir de Saint— puis M.
aussi un 1
séminaires déja établis et fondés depuis plusieurs années, et dirigées jusqu'alors par des prêtres du diocèse, furent confiés à des congrégations +.
Ce fut ainsi que la sagesse divine, dont le propre est d'arriver à ses fins par un heureux mélange de douceur et de force, accomplit le dessein qu'elle avait formé sur les congrégations suscitées pour la sanctification du clergé, en déterminant les évêques à leur confier la conduite de leurs séminaires,
Saint- Sulpice n'en accepte aucun déjà établi, et n'enforme que très-peu, par fidélité à sa
vocation.
(2) Ibid. M.
Cart, 425.
(3) Vie du P.
Eudes, p. 439.
malgré la disposition contraire que la plupart avaient eue d'abord.
Peut-être sera-t-on étonné de voir que, dans cette circonstance, la compagnie de Saint-Sulpice ait refuse de se charger de la conduite de ceux que les évêques lui offrirent, quoiqu'elle fût affranchie par état de tout ministère extérieur, et née uniquement pour la conduite des séminaires. Les premiers successeurs de M. Olier n'en acceptèrent en
T La congrégation de la Mission, en particulier, accept plusieurs de ces établissements. Outre ceux qui ont été déjà mentionnés, on peut citer celui d'Amiens qui lui fut confit en 1662, cinq ans après son établissement; celui de Saint- Brieuc existait depuis quinze ans, celui de Tours depuis dix-huit et celui de Saint-Flour depuis vingt-quatre, quañd les Messieurs de Saint-Lazare en prirent la direction. Ily avait plus longtemps encore que les séminaires de Buauvais, d'Aleth, de Châlons-sur-Marne, de Noyon, de Sens, de Chartres, de Bayeux, de Montauban, de Béziers et d'Auxerre étaient établis, quand ils leur furent cenfiés 2. La congrégation du P. Eudes prit aussi quelques-uns de ces séminaires (3). Les prêtres du Saint-Sacrement et ceux de M. Bonal n'en eurent jamais qu'un très-petit nombre. D 1684 à 1762, les RR. PP. de la Compagnie de Jésus acccptèrent aussi, en France, la direction de plusieurs séminaires diocésains. Ceux de Toulouse, d'Auch, d'Alby et de Rodez furent des premie:s.
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en étaient encore dépourvus et où l'on sollicitait alors leurs services, comme à Arles, Nimes, Grenoble, Embrun, Carcassonne, Coutances, Carpentras, Alais, etc., se bornant toujours à en diriger un très-petit nombre. Au rapport de M. Emery, plus de cent trente évèques, en un siècle et demi, offrirent la direction de leurs séminaires aux supérieurs de Saint-Sulpice, et nous devons ajouter que, depuis M. Emery, ses successeurs en ont refuse aussi un nombre considérable.
Cette conduite de leur part, quelque extraordinaire qu'elle paraisse, doit être considérée comme une suite naturelle de la vocation même de M. Olier et de celle de sa compagnie. Il avait été susté de Dieu, non pour diriger tous les séminaires de France, mais, selon les expressions de la mère Agnès, pour en jeter les premiers fondements ; et rest ce qu'il a fidèlement et heureusement accompli,comme on vient de le voir et comme on le verra plus particulièrement encore dans ce qui nous reste à dire. Au jugement du Père de Condren, comme le rapporte M. Olier, la compagnie de Saint-Sulpice était destinée à stimuler le zele des congrégations de l'Oratoire et de la Mission, et elui du clergé pour l'éducation des ecclésiastiques: « Le propre des socictés dans l'Eglise, ajoutait-il, > (tant de s'exciter mutuellement au service de » de Dieu, comme les anges dont parle Daniel, qui battaient des ailes les uns au-dessus des autres (2). » Telle étant donc la vocation de la compagnie de Saint-Sulpice, M. Olier voulut, avec baucoup de raison, que, pour y demeurer fidèle, cle évitât de multiplier le nombre de ses sujets et lui de ses établissements.
Voici les termes mèmes dont il s'est servi pour
(2FAbrégé du
cahier des mèm.
aut. de M. Olier.
M. Olier recommande à SCS successeurs de ne pas s'étendre.
(1) Joan. chap.