IX
(5) Matt. chap, XXEIV. 12.
(6) Matt. chap.
XVIIE, 13
802 PARTIE HI. LIVRE VI. — 1651 et suiv.
faire, à ceux qui devaient continuer son œuvre. cette importante recommandation.
« Que la maison veille avec soin sur elle-même. afin de ne pas succomber à la tentation si commune, de vouloir, à l'exemple des autres socittés qui sont dans l'Eglise de Dieu, se grossir et s faire gloire d'un grand nombre de sujets pour
» les envoyer partout où elle voudra. Il est plus » sûr pour elle, que dans l'Eglise, où il y a beau- » coup de demerres (1), ils soient établis par la mair » de Dieu, le véritable père de la famille. Il lui est
plus avantageux d'avoir invisiblement des asso. ciés visibles qui, par toute la terre et dans l'E. glise universelle, rendent gloire à Dieu qui«
» procure des serviteurs à sa manière, considère » et conserve sa socièté ainsi répandue par tous:
Car autant le ciel est éloigné de la terre, autant les voies de Dieu le sont de celles des hommes (!) Que la maison se rappelle et n'oublie jamais ces paroles de l'Ecriture : Que Dieu opère son œwre, soit avec peu de sujets, soit avec beaucoup (3); d'où nous voyons que JÉsus-Crrisr, par le petit nombre
» des apôtres et des disciples, a établi son Egliseet
l'a maintenue. Qu'elle tienne pour certain, qu trèes-souvent, er multipliant une société, on n'apa grand sujet de s'en réjouir (4) : la ferveur dek charité s'attiédissant toujours par le grand nonbre (5); que la perfection est le partage de pu de personnes ; et que Dieu prend plus de joie dan un seul cœur de parfaite charité, que dans quatrevingt-dix-neuf (6) et dans mille cœurs tièdes Enfin, que la maison sache que jusqu’à présent,
semblable à la myrrhe de choix, qui est toujour E
« Attente autem sibi caveat Domus, ne frequentiori tentatione impetita suceun Lt, quippe quæ intuitu reliquerum societatum, quæ ir. icclesia Dei vigent, velit intumescere et gloriari frequentii et multitudine sociorum,i hos quocumque voluerit deducendos. Tutius enim illi est si in Ecclesià, ubi mansiones multæ sunt, ibi manu Dei
> € » q1 » et » tid » 0d » ch » Di Ce suceg ment nouv » M ) qua » de > do Cest jours qu'ils autio qu'ils
‘qui v >tatis \ ) rarum > provid » Sam ir » fanium »>ncun » ln pauc » {us pat » bilivit » multipl » Sémper > diximu > per un ? 10vem, » Sciat 3 myrrh æ > sum, el » persi P à dirigent » declinal
» en petite quantité, elle a donné sa senteur (1); et (1) pee. dti » que comme une légère colunne de fumée de myrrhe xxiv. 20 , et de toute sorte de parfums, elle a, par la direc- , tion de Dieu mème, répandu partout une suave » odeur (2) : Ce qui nous enseigne à demeurer atta-
et suiv.
cr son Œuvre,
ur elle-même.
tation si com-
. 2?) Cant. chap.
autres sociétés
5e 4 | e grossir et se chès fortement et invariablement aux voies de * 3) Diversécrit | jh | de sujets pour MM? Du sur nous (5) > Nr UE) ra. Il est plus Ces motifs expliquent et justifient la conduite des 1 \ où il y a beau- MR SuCSSEUTS de M. Olier dans leur peu d empresse- an 4 NE 1 >lis par la mai ment à stondye leun compagnie et à lui procurer de M Olsen | ll mille. I lui est ouveaux établissements. « Nousavons peineà nous envi de als | (ll ment des asso WA ? multiplier, écrivait M. Tronson; nous ne le faisons M nan AE qi rre et dans l'E- M * que lorsque nous voyons sûrement que Dieu le seurs. (A
, demande de nous; et que sa providenee nous » donne de grandes marques de sa volonté (4). » C'est ce que les successeurs de M. Olier ont tou- A ” QE: jours cru reconnaître dans tous les établissements 94, 12 décembre f
à Dieu quis ière, considère idue par tous:
la terre, autant
des hommes (?) ublie jamais ces opère son Œuvre, aucoup (3); d'où r le petit nombre bli son Egliseet pur certain, que ociété, on ñ ap la ferveur del:
r le grand non-
partage de pel plus de joie dan que dans quairte cœurs tièdes jusqu'à présent,
qui est toujours È
e frequentiori tenæ intuitu reliquivigent, velit intudine sociorum,ët utius enim illiest, nt, ibi manu Dei
qu'ils ont formés. De là encore, leur peu de prè- 1685. aution pour s'assurer la conduite des maisons qu'ils avaient ainsi commencées. Les prètres de
‘qui verus est Paterfamilias, stabiliantur. Satius est socic- > tatis visibiles invisibiliter habere socios, qui ubique ter- »rarum, et in universà Ecclesiâ, dent gloriam Deco, qui sibi » providet suo modo de servis, et societatem ubique diffu- : sam intuetur et conscrvat : Quantum distat cœlum à terra, »tanium viæ Dei à viis hominum. Meminerit autem Domus, > nec unquam obliviscatur verborum Scripturæ, quod sive » inpaucis, sive in multis opus suum operetur Deus. Unde Chrisus paucitate apostolorum et discipulorum universam sta- » bilivit et servavit Ecclesiam; sciatque pro certo sæpissimè » multiplicando gentem, nonmaguificare lætitiam suam;etenim »semper in pluribus tepescit fervor charitatis; ct ut alias > diximus paucorum est perfectio. Magisque Deus gaudet su- >per uno corde perfectæ charitatis, quam super nonaginta »novem, ct mille tepidis.
» Sciat autem Domus hæc, quod huc usquè,ad modum inyrrhæ electæ, quod semper paucissimaest, dederit odorem > sun, et sicut virgula fumi ascendens ex aromatibus, et uni- »versi pulveris pigmentarii, ubique suavitatem odoris, Deo » dirigente, resperserit: quo docemur viis Dei firmiter ct in- »déclinabiliter inhærere. »
ii 0
(1) Lettres, À Autun. 4 murs
304 PARTIE III. LIVRE VI. — 1651 et suiv.
cette compagnie travaillèrent longtemps à Autun, sans avoir aucun acte écrit, qui unit le séminaire de cette ville à Saint-Sulpice. Quelqu'un en ayant témoigné sa surprise à M. Tronson , il lui répondit: « Nous avons peine à croire que nous dus- « sions quitter Autun, quand l'union ne se ferait > pas, parce qu'on ne laisserait point d'y faire tou- » jours le bien, comme on fait depuis bien des an- » nées. Il y a longtemps que nous fournissons des » sujets à Monseigneur de Viviers, sans que son » séminaire soit uni à Saint-Sulpice (1). » Comme on le verra bientôt, les choses demeurèrent encore dans cet état à Viviers, pendant vingt-six ans, depuis cette lettre de M. Tronson.
L'archevèque de Bourges, M. Phelippeaux dela Vrillière, ayant, après beaucoup d'instances, obtenu de M. Tronson des prêtres pour établir son séminaire diocésain, quelqu'un représenta à ce dernier qu'il était convenable de demander au Prélat des assurances , afin que cet établissement demeurit dans la suite aux prètres de Saint-Sulpice. Voici réponse que fit M. Tronson: « Tant que nous re- » garderons Monseigneur l’Archevèque comme nous » tenant la place de Notre-Seigneur, qui renvoi ses ouvriers quand il lui plaît, nous serons toujours très-contents, quoi qu'il en ordonne : que ce soit pour y servir durant le temps de « vie ou qu'il l'étende à ses successeurs, il en est ke maître, et notre intention n'a point cté de le gèner. Quand il nous renverrait des à présent, nous n'aurions point sujet de nous plaindre, et nous lui serions toujours obligés de nous avoir appt lés. Car c'est un honneur qu'il nous a fait, et bien plus grand que nous ne méritons, de s'être serti