ORIGINE DU SÉMINAIRE D'ANGERS
NOTE 2, p. 295. — La ville d'Angers n'ayant point en core de séminaire, M. Gui Lanier, abbé de Vaux, que saint Vincent de Paui et M. Olier honoraient de leur estime, et qui était regardé avec raison comme le père de tous les prêtres de l’'Anjou, fit durant trente ans des conférence ecclésiastiques dans sa maison. Aussi, lorsque cet établi. sement (2) fut enfin commencé par des prêtres du payi, s'empressa-tsil d'y contribuer de ses conseils et de ses lar. gesses. Mais comme si ces ecclésiastiques n'eussent voulu l'entreprendre que pour le céder aux prêtres de Suint- Sulpice , ils ne cessèrent, pendant plus de trente ans, de solliciter son incorporation à leur société: union qui «ut lieu en 1694 à la demande de M. Michel Le Peletier, évêque d'Angers. Les circonstances de cet accord furent tellement ménagées par la Providence que M. Tronson avouait quil n'avait jamais vu un ouvrage où la volonté de Dreu lui eût paru plus visiblement (3).
SUR M. D'ENTRECHAUX.
NOTE 3, p. 296, — Parmi les ecclésiastiques du Comtit, qui furent formés au séminaire de Saint-Sulpice sous M. Olier , on doit mettre au premier rang M. Louis de Fougasse de la Bastie d'Entrechaux dont la vie a été donné au public, et qui mourut à Avignon en odeur de vertu 4. Son historien rapporte qu'il eut le bonheur d'assister à la mort de son maître et d'hériter de son esprit de zèle et de ferveur. Sa vie offre en effet bien des traits de ressemblant avec celle de M. Olier, surtout en ce qui concerne la mortk fication, l'esprit d'oraison, le zèle des âmes et la dévotioni Marie. Il mourut le 15 février 1706, âgé de 73 ans 5!