SUR M. GILLOT ET SES COMMUNAUTÉS
NOTE 4, p. 296, — On a déjà vu que les sectateurs de Jansénius n'ayant pu, au commencement du séminaire de Saint-Sulpice, semer leurs erreurs parmi les étudiants di cette maison, cherchèrent à obtenir le principalat de quelqu collége, pour y former eux-mêmes des disciples de leu choix, et les élever dans les maximes de la secte. Ce proiil ne leur réussit pas alors. Mais parmi le grand nombre d'ecclésiastiques qui entraient au séminaire de Saint-Suk
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Pontife, lui dis ls Gillotins ernicies, incre More avéc le ivait formés, c Witasse, Duri. ns la théolog Derieux fut pe Ravenct devint ussitôt après 1 * prince et sd Lole, ils levèrd k la révolte co à Sorbonne à 14 bmba, en appel bncile œcumén
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prenant si na son ri jice, il s'en trouva un qui ne servit que trop au funeste inc grande succès de leur dessein : M. Germain Gillot, du diocèse de
Paris, dans la suite l'un des docteurs de Sorbonne les plus
déclarés pour les nouvelles doctrines. Après étre sorti du he séminaire, il établit, au collége de Sainte-Barbe, une nombreuse communauté de jeunes étudiants pauvres (1) en qui (1) Dict. de Molremarquait quelques germes de talents. Il les nourrissait réri, art. Colléh plupart et les entretenait gratuitement, sous le spécieux ges: Sainteprétexte de les rendre capables de servir l'Eglise dans l'état Barbe. «clésiastique , ou le public dans quelque autre profession, mais au fond pour répandre par eux les principes de la ste dans tous les ordres de l'Etat, Sa communauté était grtagée en trois corps, Théologiens, Philosophes et Humanistes, ayant chacun leurs ofliciers et leurs supérieurs (2). (2) Nouvelles A sa mort, arrivée en 1688, M. Gillot avait ainsi formé, dit- ecclésiastiques , on cinq ou six cents élèves, appelés de son nom Gullotins;et 1730, octobre, ss successeurs animés du même esprit de prosélytisme etc. tntinuèrent son œuvre avec un succès plus pernicieux en-
t point un x, que saint r estime, tt de tous les conférences cet établis es du pays.
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ussent vouli 8 de Saintente ans, de nion qui ui etier, évêque ent tellement A:
avouait quil I n'y avait pas de diocèse en France où l'on ne trouvât - Dreu lui dit quelque élève de ces communautés, comme curé, chanoine, gand vicaire , official; un grand nombre étaient docteurs théologie, en droit ou en médecine; plusieurs se distin- : gérent dans le barreau (3); et tous se déclaraient partout (3) Dict.de Mobour le Jansénisme. En 1705, Fénelon, écrivant au souverain réri, art. Gillot. Pontife, lui disait avec douleur que le mal fait à l'Eglise par ls Gillotins était incroyable : Quanta fuerit gillotinorum bernicies, incredibile est (4); et ce mal ne fit que s'accroître (4) OEuvres de core avec le temps. Les premiers disciples que M. Gillot Fénelon. 1822. avait formés, et avec le plus de soin, étaient les docteurs { rs l Witasse, Durieux, Ravenet 5): Witasse enscigna dix-huit Fr w ns là théologie en Sorbonne, comme professeur royal, Durieux fut pendant six ans procureur de cette maison, et Ravenet devint syndic de la faculté de théologie de Paris, ussitôt après la mort de Louis XIV. N'ayant plus à craindre + prince et se voyant accrédités ct puissants dans cette kole, ils levèrent plus ouvertement que jamais l'étendard k la révolte contre les souverains pontifes, et entraînèrent
es du Comtt, lpice sous M.
ouis de Foua été donné r de vertu 4 d'assister à \a de zèle etdt ressemblant erne la mor Ja dévotion?
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UTÉS.
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à étudiants dcile œcuménique (6). net.
jat de quelle ciples de leu acte. Ce prokl rrand nomb'à de Saint-Sil
Il était naturel que les étudiants gillotins entrassent dans s sentiments de leurs maîtres. Le mépris pour les consfutions apostoliques et pour les déclarations du Roi alla éme si loin, sous le cardinal de Noailles leur protecteur, t son successeur M. de Vintimille, et le cardinal de kury, ministre d'Etat, ne virent d'autre moyen pour chan-
(1) Nouv. eccl, 1730, octobre.
(2) Assemblée
ger l'esprit ct les maximes de ces maisons que d'en expul. ser tous les maîtres et de les remplacer par d'autres ({ à, la foi desquels on füt parfaitement assuré,
Ce fut au séminaire de Saint-Sulpice que l'archevèqu, le cardinal de Fleury et le Roi s'adressèrent, en 173, pour avoir de nouveaux directeurs. Jamais, jusqu'alors, ly prêtres de cette société n'avaient accepté le gouvernement d'une maison déjà établie, que de l'agrément et sur l'in. tation de ceux qui l'occupaient avant eux, Tout récemment ils avaient refusé le séminaire de Laon que M, de La, évêque de cette ville, venait de retirer aux prêtres de l'Or4 toire, et celui de Meaux que le cardinal de Bissi vouy ôter aux Giénovéfains (2. Quoiqu'ils fussent assurés, en 1e
ORIGI.
du séminaire de ceptant les établissements des Gillotins, d'irriter de plusd PAR M,
ste Suies plus toute la secte contre Saint-Sulpice, les prêtres de cou
cembre 1723.
(3) Nouvelles
ecclés, Ibid.
société crurent que le zèle pour la conservation de fa vrad foi leur faisait un devoir impérieux d'en prendre Ja dire tion, malgré les affronts que octte acceptation ne manquer pas de leur attirer, On les accusa en effet d'avoir envahie communautés de Sainte-Barbe, et provoqué dans cette ox sion le renouvellement des scènes de la destruction de Pory Royal (3), dont ces communautés n'avaiçnt, il est vrai, q trop tait revivre l'esprit.
Mais, par la bénédiction dé Dieu, cette réforme obtint| heureux résultats qu'on avait eu lieu d'en attendre, | communautés de ces étudiants réunies d'abord au colk de Lizieux, puis, quand on eut démoli cette maison pi ouvrir la place de la nouvelle église Sainte Gene» transférées rue de la Montagne du même nom, au coliére Laon, ne donna plus à l'Eglise que des ministres fit et persévéra ainsi jusqu'au moment de la révolution. Px les élèves qui y furent formés les derniers, on distingi croyons-nous, entre lcs autres, M. de Labrunière, évéque( Mende, M. Clausel de Coussergues, évêque de Chartr M, Frayssinous,évêque d'Hermopolis, et M. Boyer, directe au séminaire de Saint-Sulpice. On comptait parmi les & niers directeurs M. Psalmon et M. Hourier, qui périrent témoignage de. leur foi, le 2 septembre 1792, dans le mn sacre des Carmes.
On a vu que M. C rnteng naires de ce livre |:
prit, soit } ciples, à | maisons. ] Saint-Sulp pagnie, ne c@ point, t des recherc lieux; mais tntreprises ne fissent c maires dioc entièéremen M. Olier en ment quelq trtainemer ses exercice.
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