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354 PARTIE 111. LIVRE vit. — 1651 et suiv.
(1) Hist. du sém. de Besançon, par l'abbé Jacquenet, p.70,
(2) Did. p. 88.
(3) Ibid.p. 130.
— Projet de l'établiss. p.1,30.
» donner de sages instructions sur les écueils à évi- » ter dans l'exercice du ministère pastoral (1). » Malgré tant de qualités réunies dans la personne dusupérieur de son séminaire, l'archevèque de Besançon désirait que cet établissement possédât, durant un an ou deux, quelques directeurs déjà acccoutumés à la conduite des jeunes clercs. La communauté de Saint-Nicolas à laquelle il s'adressa, lui en envoya deux qui remplirent parfaitement ses vues (2). Cependant M.de Grammont n'adopta pas, du moins entièrement, les règles du séminaire de Saint-Nicolas. S'aidant de ses propres réflexions et des lumières que purent lui communiquer les Prélats déjà en possession de semblables établissements, il donna lui-même, en 1678, à son séminaire les Constitutions que l'on y a toujours suivies depuis. On y remarque plusieurs particularités qui rappellent les vues que M. Olier avait exprimées dansle Projet qu'il présenta aux Evèques de France pour l'établissement d'un séminaire. Ainsi à la tête de la communauté est l’Archevèque qui prend le titre et exerce les fonctions de premier supérieur. C'est la communauté des directeurs qui élit son supérieur en présence de l’Archevèque ou de son délégué. Ce sont encore les directeurs qui choisissent ceux qui doivent remplir les vides faits dans la communauté, à la charge cependant de faire approuver leur choix par l'Archevèque (3). Quoi qu'il en soit de l’origine de cet ordre de choses, qui s'observe encore dans la communauté des directeurs. du séminaire de Besançon, on sait que, même après le départ de M. de Villetertre, son premier supérieur, cette maison demeura très-unie au séminaire de Saint-Sulpice. M. de Grammont qui, en 1666, avait confié son neveu à M. de Bretonvilliers pour qu'il le formât aux vertus ecclésiastiques, crut devoir adresser, quelques années plus tard, à M. Tronson, un des jeunes directeurs de son séminaire, afin qu'il l'initiât aux fonctions de
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tants de Besançon durent, en 1689, l'avantage ot d'être évangélisèés par le célèbre abbé de la Pérouse, l'un des plus chers disciples de M. Olier, conme on k verra plus loin. La retraite pastorale qu'il prècha aux prêtres et la mission qu'il fit en faveur du peu- ;; rpia. p.169, ple, produisirent les fruits les plus consolants (3). 110. 171. Parmi les séminaires à l'établissement desquels XXX.
pue M. Tronson écrivait à ce jeune prètre en 1690, a été 115, 169, 181.
son important ministère + : « Nous tàächerons par
» les services que nous rendrons de bon cœur à
» M. Langrognet, répondait M. Tronson à la de-
, mande du Prélat, de vous témoigner en sa per-
» sonne combien nous chérissons la grâce que vous
» nous faites, et combien nous chérirons toujours ce
» qui nous viendra de votre part (1). » Après deux 11 Correspond. ans passés au séminaire de Saint-Sulpice, M. Lan- LS du 1 nov. grognet rentra comme directeur au séminaire de Besançon, où il travailla avec zèle jusqu'en 1695.
Ce fut lui qui fitintroduire dans cette maison l'exer-
cice de l'examen particulier qu'il avait vu pratiquer
à Saint-Sulpice (2). C’est encore à ce vertueux ami (2) ist. du de M. Tronson que le clergé du diocèse et les habi- ‘ém. de Besan-
M. Olier eut quelque part, nous ne devons pas ou- Commenceblier celui de Saint-Irénée de Lyon. Depuis son en- ment du sémiänce, le serviteur de Dieu avait conservé uneaffec- Era ies ds ton singulière pour cette célèbre Eglise, où il avait no mme sucé le lait de la pièté chrétienne, et reçu lhabit clérical. Jusqu'à sa mort, il désira de pouwir y entreprendre l'établissement d'un séminaire; mais pour ne pas devancer les moments de la divine Providence, il se contenta de recommander tte œuvre à M. de Bretonvilliers ; et ce fut pour æ motif que ce dernier y donna en effet les mains, deux ans après la mort du serviteur de Dieu. Les
f L'auteur de l'Histoire du séminaire de Besancon a parlé issez longuement de M. Antoine Langrognet, et de sa demeure à Saint-Sulpice (4. Malheureusement une lettre (t)lbid.p.111,
Parerreur attribuée à l’année 1670. Cet anachronisme jette la plus grande confusion dans le récit de M. l'abbé Jacquenct.
l 356 PARTIE 111, LIVRE VII, == 1651 ct suiv.
mémoires sur M. de Bretonvilliers et la vie de M. d'Hurtevent font connaître en détail les com-
mencements de cette entreprise et les fruits qu'elle >
produisit bientôt dans toutes les parties de ce vaste »M
diocèse. Nous nous bornerons à citer ici ce qu'en > OL
rapporte un auteur comtemporain dans la Vie de » de
Camille de Neuville, archevêque de Lyon. « Jene » de
» fais pas difficulté de publier, dit le P. Guicheron, » ne
» que l'établissement de cette maison est le plus » E\
» vaste ouvrage de ce Prélat. L'oraison, la doctrine, » da
» le chant, les cérémonies, les rubriques, la dévo- » rie
» tion, la modestie, la sincérité et l'honnèteté brillent » les
» dans tous les endroits du diocèse qui ont le bon- » COr
» heur de posséder des prètres élevés dans le st- > MO
» minaire. Les gens de bien le béniront cCternelle- » pas
» ment, particulièrement quand ils se souviendront » mil
PAR PA Are » de ce qu'était M. d'Hurtevent, son premier supt- » fass ville, in-18, p. » rieur, et des grands services qu'il a rendus à » cler 113, 114. » diocèse (1). » M.
Avec M. d'Hurtevent on envoya à Lyon, en 1650, les de:
M. Guisain, M. de la Goutte et M. de Saint-Lau- par là
rent‘. Ce dernier ne passa qu’un an à Lyon, et fut cese dl remplacé en 1660 par M. Maillard, qui succéda en Vierere
1671 à M. d'Hurtevent comme supérieur, et conti- à faire
nua avec bénédiction le bien commencé. ecclési: XXXI. Le duc d'Orléans, lorsqu'il était exilé à Blois, eut > aider Projet d'un le désir de procurer aux diocèses d'Orléans et de > quek établissement Chartres un établissement commun qui püût y avan- > je co È Blois pour cer Ja réforme du clergé, etilécrivit à M. Olier pour D : vre. .
es diocèses $ F Het :
d'Orléans et le prier de se rendre à Blois, afin d'y jeter les fon- + bien de Chartres. dements de cette œuvre. Avant de rien entrepren- » âmes, dre, le serviteur de Dieu crut qu'il était nécessaire » partic
d'avoir l'approbation de l'Évêque diocésain. « Pour WW ? laque > de sac
+ Jean Odouin, prieur de Saint-Laurent-des-Combes, dans ? tout C
(2) Cat. des le diocèse de Saintes, entra au séminaire de Saint-Sulpice, fin je ent. p. 13. le 7 mars 1648 (2). Il fut question de l'appeler à la parois D ; mes d (3) Reg. des je Saint-Sulpice quand il quitta Lyon, mais il resta dans » mour!
cons. G décemb. par: x s 1660. É son pays (3. On ne le désignait que par le nom de su
prieuré, * Sur la 4
uiv.
la vie de
| les comits qu'elle le ce vaste ci ce qu'en s la Vie de nn, « Jenc Guicheron, est le plus la doctrine.
:s, la dévoteté brillent ont le bondans le stt cternelleouviendront ‘emier SUupta rendus à
ron, en 165) e Saint-Lau- Lyon, et fut 1i succéda en eur, et çontièe.
& à Blois, eut brléans et de i pôt y avan- M. Olier pour jeter les fonbn entreprenait necessairé ésain. € Pour
s-Combes, dans
» faire les choses dans l'ordre de Notre-Seigneur » et de l'Eglise, écrivait-il, il serait utile et même » nécessaire que son Altesse Royale voulût parler à » M. de Chartres (Blois Ctait alors de son diocèse), » ou du moins qu'il lui écrivit pour lui ouvrir son » dessein et sa pensée. Car nous ne pouvons ni ne » devons espérer de rien faire, s'il ne l'approuve et » ne nous commet pour cela. Vous savez qu'un » Évèque, dans son diocèse, est comme un père » dans sa famille, un chef dans un corps, un supé- » rieur en sa maison, et que c'est à lui à donner » les ordres, à mouvoir tous les membres, et à » commander à ses enfants ce qu'il lui plaît. Pour » moi, qui suis un serviteur étranger, et qui n'ai » pas l'honneur d'être son diocésain, je ne puis » m'ingérer à faire aucune fonction, qu'il ne me » fasse l'honneur de m'appeler pour aider son » clergé, tout mistrable que je suis (1). »
M. lier Ctait d'autant plus disposé à seconder les desseins du duc d'Orléans, qu'il espérait donner par là commencement à un séminaire pour le diocèsc de Chartres. Sa dévotion envers la très-sainte Vierse ct son zèle pour le clergé le portaient assez à fare tous les sacrifices pour procurer l'éducation ecclésiastique à la jeunesse de ce pays. « Je puis raider à ce dessein, écrivait-il, car j'ai encore » quelque reste du débris de deux bénéfices, que » je concacrerai trés--volontiers pour ce saint œu-— »vre. Je ne crois pas pouvoir mieux employer ce » bien qu'à cette charité, qui va à soulager les » âmes, à sanctifier les peuples, et à honorer en » particulier cette sainte église de Notre-Dame, à » laquelle je dois tout, et à laquelle je serais ravi : de sacrifier ma vie, bien loin de ne lui pas donner » tout ce que je puis jamais avoir au monde. En-
(1) Lett. spirit.
de M. Olier, p.
Saint-Sulpice M : fin je trouverais en cela le moyen d'accomplir r à la paroiS DD » mes désirs, qui sont de me voir pauvre, pour isiresta dé ; mourir dénué de tout, comme Notre-Seigneur (2) Lett. spiri-
e Son l . ê À tuelles de M Ole nom d * sur la croix (2). » Mais le dessein dont nous par- Jier, p. 202.
* NOTE 15, p, 10,
Bourdoise,in-4°, p. 558.
(2) Arch, nat.
sect, hist, Fondations de la Mission, t, 1, fol, 204, M, 429,
XXNIT,
Humilité de M. Olicr au milicu de ses succcs, Projet d'un séminuire en Grèce.
à) Lettres aut.
de M. Olier, p.
558 PARTIE II, LIVRE VI, — 1051 et suiv.
lons fut traversé apparemment par les Jansénistes. déja en grand nombre à Orléans"; et quoique le clergé de Chartres, excité surtout par M. Bourdojse. ne laissât pas d'agir pour procurer un séminaire à ce diocèse, et que M. Lescot qui en Ctait évêque, eit pris, pour ce dessein, trois prêtres de Saint-Nicolas du Chardonnet (1), néanmoins ce séminaire ne fut établi, d'une manière solide, que par M. Ferdinand de Neuville qui, en 1680, y appela les prêtres de la Mission (2).
Les diverses demandes que les Évèques faisaient à M. Olier pour obtenir de ses prêtres, et les succès dont il voyait couronner ses travaux, loin de lui inspirer quelque sentiment de complaisance, ne servaient qu'à le pénctrer de la vue de son néantet de celui de sa compagnie. Un ecclésiastique s'étant adressé à lui pour une œuvre très-importante au clergé d'un diocèse, M. Olier, dans sa réponse, lui conseilla d'avoir recours à d'autres ouvriers plus capables de faire réussir ce dessein. Ne voulant pas cependant refuser ce service, qu'on était peut-être résolu à ne recevoir que par son ministère, il ajoutait avec simplicité: « Tels pourtant que nous » soyons (si bas ct si vils dans l'Église), nous som- » mes tout à vous, et prèts à seconder le zèle que » Dieu allume dans votre âme. Mais, Monsieur, » nous vous prions de vouloir que la chose soit » recommandée à Dieu pleinement, afin que nous » ne mettions point d'obstacle et d'empêchementi » ce grand œuvre. Il y a d'autant plus de charit: » et de miséricorde de Dieu en vous, que vous füi- » tes le choix de la chose du monde la plus pauvre » ct la plus vile, pour seconder vos intentions » Pourtant ce choix mème fait bien espérer, puis- » que par là Dieu semble vouloir faire la chose en- » tièrement par lui-même, choisissant des instru- » ments de rien, vides de tout ce qui est bon, » excepté du désir de le servir lui et son Église: ce » qui me fait être à vous, Monsieur, comme à l'un » de ses plus chers enfants (5). »
satist sans | à lui d'auc cusan »n'ai » vou » dan » rité > par > perp » com » Noti Ce p les mé crainte Sadress fallait H à ses P Prendre
suiv.
ansénistes, quoique le Bourdoise, séminaire à évèque, et int-Nicolas nuire ne fut . Ferdinand s prètres de
ues faisaient ;, et les sucaux, loin de plaisance, ne son néant ct tique s'étant nportante au réponse, lui ouvriers plus e voulant pa tait peut-être stère, il ajount que nous :), nous SOMer le zèle que és, Monsieur, la chose sol fin que nobs pèchementi us de charit:
que vous faià plus pauvre s intentions.
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