‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 16 sur 331 · EE · texte numérisé non relu

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(1)Mém.part., an, 1043, 1645,

(2)Mém.part., an, 1659, 1645, 1646, 1647,

Efforts du démon pour ruiner l'œuvre de S.-Sulpice à sa naissance,

(3) Mém. part., an. 1643,

A la vérité il leur donnerait, dansle temps marqué par sa Providence, tous les biens nécessaires ou utiles à leur œuvre, mais qu'ils s'abstinssent de faire un seul pas pour rien avoir, ou de proférer une seule parole. A cette condition et tant qu'elle ne se s'appuierait pas sur le monde, cette petite maison serait l'objet des complaisances du Père Eternel(1), Et en effet, quoique dans les premières années ils fussent fréquemment à la veille de manquer de tout, ils nemanquèrent jamais du nécessaire : Dieu venant toujours à leur aide par quelque secours extraordinaire qui les faisait subsister, jusqu'à ce qu'ils pussent jouir de leurs revenus (2).

Dès leur établissement à Saint-Sulpice, il permit en outre que, durant trois ans, ils fussent exposés à une autre sorte d'épreuve beaucoup plus dangereuse que la précédente; ou plutôt à une tentation déguisée sous les apparences du zèle, dônt l'ennemi de tout bien voulait se servir pour ruiner de fond en comble l'œuvre du séminaire et celle de la réforme du faubourg. La vie apostolique dont M. Olier et les siens donnaient l'exemple à la capitale, la haute estime qu'on faisait d'eux, la confiance que leur témoignaient tous les gens de bien, et particulièrement les personnes qui aspiraient à la perfection, firent désirer à plusieurs communautés de Religieuses de se mettre sous leur conduite, et de les prendre pour supérieurs. On employa ies prières les plus pressantes et les instances les plus vives pour faire consentir, surtout M. Olier, à se laisser imposer à lui-mème ce fardeau (3). La mère Marie Alvequin, religieuse de Montmartre, alors supérieure et réformatrice des dames Augustines de Saint-Magloire, dites pénitentes, fit agir auprès de lui le directeur mème de sa communauté, M. Jean Poincheval.C'étaituntrès-digne ecclésiastique, en grande réputation pour la sagesse de ses conseils et le don qu'il avait de faire avancer les âmes ; surtout pour sa très-rare humilité, qui lui avait fait

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