ORIGINE DU SÉMINAIRE DE BOURGES
NOTE 7, p. 551. — Depuis que M. Olier eut mis son scminaire ct sa communauté sous la protection de saint Sulpice, en les fixant auprès de l'église de ce nom, il désirait établir un séminaire à Bourges, dont ce saint Pontife avait occupé le siège, et où d'ailleurs l'ignorance ct la dépravation des mœurs avaient fait les plus grands ravages (2, M. d'Hardivilliers, curé de Saint-Benoît à Paris, en ayant été fait archevèque, s'efforça d'y établir quelque commencement de réforme, et eut recours à M. Bourdoise, sans entreprendre la formation d'un séminaire (5). Ce digne prélat, qui professait pour M. Olier une haute estime (4), jeta les yeux sur la compagnie de Saint-Sulpice pour ce dessein, et pria, en 1648, M. Olier de lui envoyer quelques-uns de ses ecclésiastiques. Celui-ci, entrant volontiers dans les vues du Prélat, nomma M. du Ferrier supérieur du futur établissement; mais, les troubles de Paris étant survenus alors, et M. du Ferrier s'étant retiré du séminaire, ce projet fut différé et enfin entièrement abandonné après la mort de M. d'Hardivilliers, qui arriva l'année suivante. M. Phelippeaux de la Vrillière, archevèque de Bourges, reprit dans la suite ce dessein et donna la conduite de son séminaire aux prêtres de Saint-Sulpice (5).
Nous ferons remarquer ici, comme confirmation de ce qui a été dit plus haut, que les prêtres de l'Oratoire étant déjà établis à Bourges, M. Tronson, dès la première proposition qu'on lui fit de ce séminaire en 1679, conseilla de le donner plutôt à ces Pères, comme avait fait M. Olier à l'égard de celui de Nantes, en 1648. « Il paraît, répondit » M. Tronson, que les Pères de l'Oratoire se trouvant déjà » à Bourges, le séminaire s’établirait plus facilement et avec » moins de frais chez eux (6). » Mais l'archevêque ayant dtclaré nettement qu'il ne le donnerait pas à l'Oratoire, tt faisant de très-vives instances pour que Saint-Sulpice sen
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