FONDATION DE VILLE—MARIE , EN CANADA
Le zèle de M. Olier ne se bornait pas au clergé : sil nourrissait continuellement dans son cœur le &sir de former de saints prêtres (1), c'était pour gagner par eux un grand nombre d'âmes à Dreu. «Je me sens comme obligé à prendre un soin par- : ticulier de la jeunesse qui s'adresse à nous, écri- » vait-il, et à préparer à Dreu des sujets qui portent ; son nom dans tout le monde. J'éprouve de vio- : lents transports pour le faire servir ; et, ne pou- > vant me répandre partout, je demande avec ins- »tance des sujets pour les envoyer dans tout : l'univers, afin d’y faire connaître Notre-Seigneur au très-saint Sacrement, ct d'opérer ainsi par eux ce que je voudrais faire par tout moi-même. » Dans ce désir excessif, je voudrais avoir des bras » qui pussent embrasser le monde entier, pour le »porter à Dieu et le remplir d'amour... O mon : Tout! que vous êtes peu connu, que vous êtes » peu aimé (2)! »
Ce zèle apostolique qui faisait désirer à M. Olier de prendre part à toutes les bonnes œuvres, lui iait inspiré le dessein de quitter sa paroisse et son séminaire, pour aller en Perse travailler à l'afancement de la religion catholique dans ce pays. Après que Babylone eut été prise sur les Perses parles Turcs, le pape en transféra le nouveau siège
M. Olier for-
me le dessein d'aller en Perse.
(1) Rem. hist.
ti, p. 44.
(2) Mém. aut.
de M. Olier.
9178 PARTIE Ii. LIVRE Vu. — 1659 et suiv.
M.0 à Ispahan, où l'Evêque alla se fixer. Mais celui-ci
étant venu en France et ne pouvant retourner à vequ AUS er son siège à cause de son infirmité (1), le roi de choix —Mém. de H.du Perse demandait instamment au Pape de lui don- gre6a Ferrier, p. 310. ner un successeur. Il offrait même de donner toute À min € liberté de conscience et de procurer la réunion à cesar l'Eglise Romaine de quatre-vingts Evèques Armt- Qu niens qui ctaient dans ses Etats. Seulement il dé. cette sirait qu'on ne lui envoyât ni un Espagnol, ni un form | Italien, étant alors en guerre avec les rois de Por- était, | tugal et d'Espagne. Pour le satisfaire, le Souverain Rhod | Pontife désira nommer un Français, et écrivit au Cere Nonce qui pria M. Olier d'accepter le siège de Ba- gnon, bylone. Le serviteur de Dieu se rendit aisément À avait cette proposition, mais lorsqu'il en fit part à ses verti } confrères, il s'y montreérent tous opposés, cetily À King. LI LA 0 ‘ ‘4 renonça dès ce moment. Le Nonce néanmoins le lne pressait de lui donner quelque ecclésiastique de ave ke son séminaire; et il continua jusqu'à ce qu'enfin Italie, || | l'un d'eux, qui était prèt à partir, étant tombé ma- cessit LE (2) Mém. de M. Jade (2), M. Olier se vit contraint de répondre pour du Ferrier, p. RARE RE LA . ; du pa 369, 370. qu'il n'avait point de sujet propre pour cette mis- P | sion. Alors le Nonce s’adressa à saint Vincent de Il cha 3) Collet, t.1, Paul (5), qui ne fut pas moins embarrassé lui- à EXCC p. 120, et note, , : s , FR Rome même +; et la conclusion fut qu'on ne donna à l'E- Paris + « J'avais disposé M. Ferret pour Babylone, écrivait-il, Des qi » mais Monseigneur de Paris, le voulant avoir pour Saint- il sent » Nicolas, m'a fait plainte de ce que je voulais le lui ôter. de son | » J'avais pensé à un autre ecclésiastique, ce qui n'a pas |! » réussi; j'en ai sondé d'autres parmi ces Messieurs de ERA » notre conférence; ; mais je n'en ai trouvé ni d'assez réso- meme » lus, ni d'assez propres. Il me reste seulement à voir » c'est » M. Brandon (c'était le frère de M. de : Bassancourt); 8 » Kin: » celui-ci manque, je me vois obligé de rentrer dans ha » il et (4) Recueil des » compagnie pour en prendre un (4). J'espère que l'Evèqu ny lettres de saint » qui sera envoyé dans ce pays supplécra au défaut du > dan: EU » brillant et pompeux ctat, par la vertu; et que les Evèques 164. 15 MAS, arméniens qui sont de delà, ct qui ne paraissent, non » Scign » plus que leur Patriarche, que comme les simples prêtres » cer à » de deçà, n'auront pas tant d'aversion de notre Evèque, » chrét » comme s'ils Ie voyaient pompeux : tant parce que Notre- » cet ét
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